SOO
Frais de construction et d'administration.. 80.63 0/0
Matériel roulant 15.50
Approvisionnements 2 . 47
Mobilier des gares et outils des ateliers et stations 1 50
Coût actuel probable des chemins de fer d'Intérêt fanerai. — La longueur des lignes en exploitation en France était au 30 juin 1887 de 31.054 kilomètres ; elle n'était en 1884 que de 27.064 kilomètres. 11 y a donc eu, depuis cette époque, une au}<mentation de 4.590 kilomètres qui, calculés au prix moyen de 430.059 francs le kilomètre donnent 1.073,970.810 francs; si nous ajoutons cette somme à celle dépensée déjà en 1884 et qui s'élevait à 11.630.107.108 francs nous arrivons à un total de 12.604.077.918 francs.
On peut donc dire que le coût total approximatif du réseau français, en ne comprenant que les lignes d'intérêt général, est de douze milliards et demi de francs.
Le tableau numéro 1, ci-contre, donne les comptes d'établissement des voies ferrées jusqu'à l'année 1884.
Recettes brutes — fk*als et bénéfices nets. — En
1884, les recettes brutes des grandes compagnies de chemins de
fer en France, s'élevaient à 1.098.076.468 francs.
Les frais pour cette année s'élevaient à . . 609 . 733 .418
Soit un bénéfice net de 488.343.050 francs.
La proportion entre les recettes et les dépenses fut, cette année, comme 100 à 55,
Revenus des capitaux employés. — La somme de 488.343.050 francs qui représente les bénéfices nets de l'année 1884, correspond à un capital fourni par les Compagnies, l'Etat et les localités s'élevant à 11.639.107.108 francs; le bénéfice net est donc de 4.29 0/0. Mais le capital dont il est tenu compte, dans ce cas, est celui fourni par les Compagnies seules et qui s'élève à 8.947.900.189 francs. Le bénéfice net croît donc en proportion, et il est de 5.5 0/0.
Distribution des bénéfices nets de l'exploitation. —
Les grandes Compagnies de chemins de fer ont payé, en 1884, 473.255.750 francs pour intérêts et amortissements de leur dette. Restait un reliquat de 15.087.299 consacré aux fonds de réserves de ces compagnies. Ce dernier excédent ne représente que le 1.3 0/0 des recettes brutes et le 3 0/0 des bénéfices nets,
proportion qui indique suffisamment que les Compagnies ne pourraient réduire les prix d'affrètement, sans courir les risques soit d'amener une baisse dans les sommes destinées au paiement des coupons des obligations et actions, soit de manquer aux engagements contractés avec l'Etat pour compléter le réseau fixé par les conventions de 1883.
Cependant les Compagnies ont consenti, dans le cas où TEtat réduirait Timpôt sur la grande vitesse, de faire, pour leur part, une réduction proportionnelle. Malheureusement la situation du Trésor n'a pas permis au Gouvernement d'opérer ce dégrèvement et la solution du problème de la réduction des tarifs a été renvoyée à une époque ultérieure.
Rendement de» f^randes Coiiipa^niea en l'année 1887. — D'après les documents fournis par le Ministère des Travaux publics, les rendements des grandes Compagnies de chemins de fer ont été, pour le premier semestre de 1887, de 458.984.785 francs ; en supposant que le deuxième semestre donne une somme égale, nous aurons pour Tannée 1887 un rendement de 917.969.590 francs. Si nous comparons ces. recettes à celles fournies en 1884, nous constaterons une dinjinution pour Tannée 1887 de 118.106.878 francs, différence d'autant plus sensible que depuis 1884 de nouvelles lignes ont été livrées à Texploitation.
Les différences entré les années 1884 et 1887 peuvent être ainsi évaluées :
Annëc?8 Recettes brutes. . Dépenses. Bénéfices nets,
La diminution qui s'est produite dans, les recettes des chemjns de fer français date de la crise financière et industrielle de 1882-83. Un mouvement de reprise se manifeste depuis un an comme Tindiqqent les chiffres suivants :
Années. Recettes brutes Recettes kilonic-
prcrnier semestre. du le semestre. triques.
Différences en faveur de 1887. 1.389.216 31
Recettes de l'ancien et du nonvean résean. -^ La
cause principale d« la diminution remarquée dans les recette»
1. Ces chiffres sont basés sur les recettes brutes du 1««? semestre de 1887 ci en calculant les frais d'exploitation à raison de 55 0/0.
212 TROISIÈME PABTIE.
kilométriques des grandes Compagnies, provient de la différence des rendements de Fancien et du nouveau réseau, comme le montre le tableau suivant :
Recettes kilo- Recettes kilométriques de métriques du Com|>agnies. l'ancien réseau, nouveau réseau. Moyenne*
Nord '30.428 14.434 38.348
Orléans 36.216 8.430 21.298
Paris-Lyon-Méditerranée.... 33.900 2.700 26.100
Midi 48.429 5.289 20.284
Moyenne 42.243 7.713 26.507
Comme on le voit par ces chiffres, le produit moyen^ par kilomètre qui devait être pour ces Compagnies de 42.243 francs n'est plus que de 26.507 par la réunion du nouveau réseau. Pour celui-ci, les recettes kilométriques s élèvent à peine, pour les quatre Compagnies que nous venons de citer, à 7.713 francs.
Les recettes kilométriques de l'ancien réseau et celles du réseau complet sont dans le rapport de 1 à 0.65.
Recettes des chemins de 1er en 1887. — Le tableau suivant donne les recettes des grandes Compagnies pendant le 1" semestre de 1887 :
Recettes Aiigiuentation Diminution kilométri- sur le l*' se- sur le i'«" se- Compagnies. Recettes totales. <|ues. inestre 1886. mestre 1S8U.
Nord 75.867.589 21.720 1.389.216
Est 59.988.181 13.729 3.164.883
Ouest 60.471.612 13.854. 205.254
Orléans 73.770.182 12.715 1.450.956
Paris-Lyon-M . . 147.313.074 18.976 5.485.544
Midi.... 39.384.882 15.102 1.471.466
Hésoau de l'Etat. 15.246.275 6.038 3.372.915
Totaux
et moytMinos... 472.001.795 14.590 15.089.278 1.450.956
Ce tableau démontre que le 1**^ semestre de Tannée 1887 a élé favi)r«l)le,en général, aux chemins de fer français. L'augmentation do 15.089.278 francs constatée pour cinq grandes Compagnies et piiur le réseau de l'Etat représente le 3 0/0 des recettes brutes, i/nmélioration qui s'est produite est donc sensible.
Lé tableau suivant numéro 2 donne les recettes des chemins de Ter fran(;ais d'intérêt général de Tannée 1883 à Tannée 1887.
i'HUMCM de 1h diminution des recettes À partir de f 888, — J'ai di\ià indiqué que la crise financière de 1882-83
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avait eu une. grande influence sur les receltes des chemins de fer. De plus, d'après les conventions passées depuis 1857 et 1859 jusqu'à 1883 inclusivement, les Compagnies devaient construire et livrer à l'exploitation de nouvelles lignes dont les recettes étaient bien inférieures à celles de l'ancien réseau, bien que les ^ frais d'exploitation fussent élevés. Les recettes devaient donc diminuer, si l'on prend la moyenne kilométrique, à mesure que le nouveau réseau s'étendait. 1
Le tableau numéro 2 donnera iine idée exacte des recettes des chemins de fer d'intérêt général, pendant Tannée 1887 comparées^ à celles de 1886. Ces chiffres ont été fournis par les statistiques du ministère des Travaux publics.
Personnel des grandes Compag^nies. -7- En 1834, 1er personnel des six grandes compagnies et celle des deux chemins de fer de ceinture de Paris, s'élevait à 229,092 employés sur lesquels 100.324 étaient d'anciens militaires.
Ce personnel peut se subdiviser ainsi :
Administration générale 2.466
Trafic 95.936
Traction et matériel 59.770
Service de la voie et des bâtiments 70.920 "
Total 2.290.092
Les employés de l'administration générale se subdivisent ainsi:
Directeurs, sous-directeurs et secrétaires
généraux 171
Personnel des bureaux 2.016
Concierges, garçons de bureau et gens de
service 279
Total 2.466
Les employés au trafic comprennent les catégories suivantes :
Directeurs, chefs et sous chefs d'exploitation et de trafic 320
Personnel des bureaux 5.772
Garçons de bureau et gens de service. ... 426
Chefs et sous-chefs de gares. 5.242
Récepteurs, facteurs chargés des enregistrements et de la comptabilité 27.210
Hommes d'équipe et manœuvres. 45.028
Chefs de trains, sous-^inspecteurs, etc 4.372
Conducteurs, garde chemins. 7.566
Le personnel du service de la traction et du matériel se subdivise ainsi :
Ingénieurs, chefs de dépôt, chefs et souschefs d'atelier 828
Personnel des bureaux de dépôt et contremaîtres 5.676
Mécaniciens et chauffeurs 12.892
Ouvriers et manœuvres y compris les
auxiliaires 39.374
Enfin le personnel employé au service de la voie et des bâtiments, comprend :
Ingénieurs, architectes et chefs de section 528
Personnel des bureaux, conducteurs et
piqueurs 5.034
Homme d'équipe, ouvriers, agents de surveillance et de conservation 05.358
Total 70.920
11 résulte de ces données que les grandes Compagnies emploient 846 personnes pour 100 kilomètres de voie ferrée en exploitation.
Sur ces 846 employés, 9 appartiennent à l'administration, 354 à l'exploitation, 221 à la traction et au matériel et 262 au service de la voie et des bâtiments.
Femmes employées par les grandes Compag^nies. — 18.584 femmes figurent au service des six grandes Compagnies. Klles sont généralement employées à la vente des billets et à la garde des barrières.
Proportion d'employés ponr chaque Compag^nie. — La Compagnie du Nord emploie 1.174 personnes par 100 kilom.; celle de l'Est 826 ; l'Ouest, 851 ; l'Orléans 595 ; le Paris, Lyon et la Méditerranée 850 ; le Midi. 908.
La Compagnie du chemin de fer de ceinture de Paris emploie 34 hommes par kilomètre et celle de Grande Ceinture 1 homme par kilomètre, (0,88) ce qui donne une proportion respective de 3,412 hommes et de 88 hommes par 100 kilomètres.
En 1884, l'Etat employait pour l'exploitation de son réseau 8,662 personnes, dont 3,388 militaires et 1,676 femmes.
Les lignes d'intérêt général, en France, emploient donc, en moyenne, 845 personnes par 100 kilomètres de voie en exploita- .tion, tandis que l'Etat n'emploie, en moyenne que 410 personnes.
Recettes dul''' semestre de 1887 des chemins de fer français d'intérêt
COMPAGNIES
Nord.
Est..
Oacst.
Paris à Orléaus
Paris-Lyon-Méditerrauéi'
Le Rhône au Mont-Ceuis
Rhône (La Croix-Roiissc à Sathouay Midi
Ceinture
Rive droite
Rive gauchi'.
Grande ceinture
Réseau de l'Etal
Somain à. Anzin
Chauny à Saiut-Gobaiii
Hazebrouck à la frontière bel^re
Enghien à Montmorency
Wassy à Saint-Dizier
Wassy à Doulevant-le-Chdteau
Bazaucourt à Béthéniville
Alais au Rhône
Arles à Saint-Louis-du-Rhône
Marseille (banlieue sud et vieux port de,
Médoc
Lagny à Yilleneuvc-le-(iointc
Compagnies principales
Réseau de l'Etat
Compagnies diverses. . .
Chemins non concédés
Totaux kt moyennes
RECETTES TOTALES du