METZ
nètres ogivales dont les verrières, surtout celles du bras méridional, sont admirables de couleur et de composition. Un a vant-chœur lourd , massif, dans le goût du xviii" s., coupe le transsept. Les vitraux peints du chœur et du sanctuaire, œuvre de Valentin Bousch (xvr s.) ont une réputation européenne; les verrières modernes de la cathédrale sortent des ateliers de M. .Maréchal.
Nous signalerons encore : — deux chapelles ogivales ; une cuve en porphyre longue de 2 mét.
58 cent., large de 1 mèt. 56 cent., trouvée dans les débris de la naumachie romaine; un siège en marbre, ayant servi à saint Clément (?); les débris d'une figure symbolique de dragon, nommé le Grafily que l'on promenait autrefois dans les rues de Metz; le buffet, en bois, des petites orgues; des traces de peintures murales; trois portes sculptées daus la nef qui fait le tour du sanctuaire; la crypte (restaurée) située sous le chœur.
Églises : Saint- Vincent, construite de 1248 à 1376 ; la tour principale et le portail furent démolis en 1711, à la suite d'un incendie; le portail actuel est d'ordre composite ; intérieur d'un style ogival trés-pur, composé d'une nef principale et de deux bas-côtés ; la riche tribune des orgues date du xvur s. — Sainte-Sigolene, située au point le plus élevé de la ville; nef hardie et chœur très-élégant, tous deux du xiu° s.; bas-côtés
du xiv7 ou du \v* s.; vitraux du wc s. dans les chapelles latérales et verrières modernes dues à M. Maréchal, dans le sanctuaire et une partie des bas-côtés; t races de peintures murales ; chapelle peinte sur le modèle de la Sainte-Chapelle de Taris ; élégante avant-porte ogivale. — 67- Clcment (Un du xvu' s.), dépendant du collège des Jésuites ; trois nefs séparées par des colonnes rondcs;/>0rfr/<7 richement orné; dans les bâtiments du collège, cloître d'un style sévère; ;;w/.smonumental,orné de sculptures et desslatues des quatre Vertus cardinales. — Saint-Martin nets), construite dejuis l'époque de transition romane jusqu'à la lin du xve s.; vitraux du xvu s., curieuse sculpture récemment rehaussée de peinture.
— Saint-Maximin lemonte à l'époque romane secondaire par son chœur formant une abside semi-cireulaiie éclairée de fenêtres étroites en plein cintre ; le reste est du style de transition ; tour du clocher (xvr s.); vitraux modernes dus à M. Maréchal ; belles peintures décoratives du chœur et des chapelles latérales, exécutées en I8::è>; porte principale dans le goût du xvin* s. — Saint -Evcaire (xiu* s.) ; 3 nefs séparées par des piliers à colonnes lisses ; remarquable petite statue du moyen âge, dans l'élégante c/irtpelle de Saint- Biaise ; dans le chœur, 5 bas-reliefs en médaillons , d'une belle exécution :
*«int Eucaire et les Quatre Èvan-
PAK FKOUAKD. [ROliTli âlbj
gêlistes; Irès-heau buffet a' or g i;e. . ileste d'architecture ogivale accolé à la partie latérale de l'église. — Notre-Dame, des xvu* et xvnr s.; portail de 17/»9; o nefs séparées par i piliers massifs ; chœur élégamment décoré ; maître-autel en marbre blanc, au-dessus, charmante statue de la Vierge; vitraux de M. 3Iaré~ chai. — Saint-Simon (17Ô7). — A Yêvêchê, belle chapelle décorée dans le style du xvne s. — Chapelle du Grand Séminaire renfermant un tableau du Poussin.— Chapelle de r hôpital Saint-Nicelast du xiv" au xv- s.; vitraux intéressants. — Chapelles du couvent des Sœurs de Sainle- Chrétienne (sly\e ogival, 1846) et de Y Asile Sainte-Constance (beau retable, vitraux de M. Maréchal), élevée en 1K49. — Temple protestant, ancienne église du xvi w s. — Synagogue.
Hôtel de ville, construit en 1711, sur les dessins de Blondel; édifice à 2 étages, avec deux avant-corps ornés de frontons; neuf arcades cintrées fermées de grilles donnent aeers dans un immense vestibule au centre duquel commence une.scaiier d'honneur; sur le premier palier, bas -relief en marbre blanc représentant la Moselle.
Les appartements de réception (fort beaux) renferment une magnifique verrière duc de Guise, tîcrlram, évoque de Metz, et l'illustre magistrat Pierre Handochc). — Palais de justice, élevé en 1770, et composé de 5 grands corps de logis reliés du côté de
[route 205] A
la façade par un bàliment qui n'a qu'un rez-de-chaussée surmonté d'une terrasse (belles rampes en fer du grand escalier; deux bas-reliefs dans la cour intérieure). — Hôtel de la préfecture (1806; beaux salons).— Lycée, un des plus vastes et des plus beaux de France, installé en 180idans un ancien couvent.
— Salle de spectacle <xvin«s.); portique d'ordre toscan; fronton décoré de groupes allégoriques; intérieur refait en 1851.
— Vaste marché couvtrt élevé sur lesconstructions inachevées d'un palais épiscopal commencé en 1785.— Maison d'arrêt (1830).
— Écoles municipales. — Vaste réservoir ou château d'eau, contenant 16,000 mét. cubes d'eau provenant des sources de Gor ze.
Metz compte 27 places dont les principales sont : la place (C Armes ou p ace Napoléon, entre la cathédrale et l'hôtel de ville, ouverte en 1770 et décorée de la statue en bronze du maréchal Fabert, par M. Etex (1841);— la place Hoyale ; — la place de la Comédie {fontaine monumentale) ; — la place de la Préfecture; — la place Saint-Louis, entourée d'arcades ogivales et en plein cintre, supportant des maisons des xv* et xvi's.; — la place Sainte-Croix, où ont été trouvés des débris de constructions romaines; — la place de Chambre, qui communique par un large escalier avec la place Saint-Ètienne, au pied de la cathédrale ; — la place Saint- Vincent ; — la place du fort de la
Double-Couronne. — La promenade de YEsplanade domine d'une hauteur de 15 à 18 mét. l'un des bras de la Moselle (statue en bronze du maréchal Netj et charmants animaux en bronze; jet d'eau, Kiosque où jouent les différentes musiques de la garnison, vue splendide).
Des 14 ponts qui relient les différents quartiers de Metz, nous citerons seulement : le pont des Pucelles, réparé ivee goût; celui des M, ris (xnr s.) et celui du Ponliffroy.
Maisons anciennes : — rue Nexiuue, maison seigneuriale; — rue Jurue : restes d'une synayoyuejour carrée ; ancien clocher ; porte ogivale d'un petit oratoire;
— rue des Trinitaires, hôtel Saint-Livier, antérieur au xni*s.;
— rue Chévremont, ancien hospice Saint-Éloi; — rue de la Fontaine, n- 19 et 21, maison du xivc ou du xvp s. (curieux escalier); — rue Fournirue, n" 31 et 53, maison très-intéressante (façade du xv s,); — rue Chaplerue, nef d'une ancienne église et maison à créneaux ; — rue des Piques, restes d'un couvent (auberge) ; — place des Charrons, maison du xv s.; — derrière la rue Mazelle, vieilles maisons du moyen âge. — Du pont Moreau, on voit à dr. les piles de l'ancien pont des Thermes (pierre sculptée représentant une femme appelée la reine Gite/te).
Bibliothèque publique , ouverte tous les jours, dimanches et fêtes exceptés, de 10 h. du
452 t>E PARIS A
malin à 4 h. du soir ; en hiver, séances du soir de 6 h. à 9 h. Elle est installée, depuis 1818, ainsi que le musée et les collections d'histoire naturelle, dans l'église et dans une partie des bâtiments d'un ancien couvent de petits Carmes. Belle salle contenant 50,000 vol. et 1,157 manuscr., dont plusieurs des r, xi% xii« et xui- s.; un beau meuble renferme des collections de médailles et des objets antiques. Sculptures et fragments antiques dans le vestibule et le jardin.
Musée de peinture; 168 tableaux des écoles française, hollandaise, espagnole, italienne (émail précieux représentant Charles IX). — Riches collections de géologie, de minéralogie, d'ornithologie, de zoologie, etc.
Commerce considérable de fers, fontes, aciers, faïences, tapisseries à la main, verreries, chapeaux de paille, broderies, etc, Ateliers de peinture sur verre de M. Maréchal, très^-intéressants à visiter.
De Metz à Francfort par Forbach, K. 206; — à Paris par Verdun et Chàlons, R 207; — àMézières,R. 508;— à Trêves par Luxembourg, R. 225.