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NOTIONS GEOGRAPHIQUES

Les populations que nous allons étudier dans ce volume sont établies ou dispersées dans la portion de l'Amérique du nord, qui entoure le golfe Saint-Laurent, et embrasse dans sa profondeur toute l'Amérique anglaise et les régions ouest et nord-ouest des États-Unis, savoir, dans l'Amérique anglaise :

L'île de Terre-Xeuve, Le Nouveau Brunswick,

Le Labrador, Le Bas-Canada,

L'île, dutcap Breton, Le Haut-Canada,

L"ile du prince Edouard, Les territoires de la baie

La Nouvelle-Ecosse, d'Hudson et nord-ouest.

Plus dans le nord et dans l'ouest des États-Unis :

•L'Etat du I\taine, L'Etat d'Iliinois, Une portion du N.-Hampshire, L'Etat du Wisconsin,

L'Etat de Veruiont, L'Etat du Minnesotta,

L'nc portion de N. -York, Les territou'es situés i/Etat d'Oliio, jusqu'aux, montagnes

L"Etat du Michigan, Uocheuses.

L^Etat d'Indiana. L'Etat d'Orégon.

Quant aux Etals d'/oica, du Missouri, du Kansas, de VArkansa?, du Mississipi, du Tenessée et de la Louisians, ils appartenaient également à la France, mais ils dépendaient du gouvernement de la Louisiane, dont nous nous occuperons dans un prochain volume,

L'île de Terre-lVeuve, siluée à l'entrée du golfe Saint- Lanrenl, a plus de 4,000 lieues carrées. C'est un pays rude, froid, généralement stérile, où la population s'occupe presque exclusivement de pêche. C'est laque se trouvent les célèbres pêcheries de morue qui de tout temps y ont attiré les établissements plus ou moins fixes des Anglais et des Français. Ceux des Anglais étaient situés au nordouest de l'île, où se trouve encore aujourd'hui un centre notable de population anglaise; mais aujourd'hui Saint- Jean, la capitale actuelle, ainsi que la plus forte partie des habitants, sont sur la côte sud-est.

Nos anciennes possessions étaient principalement sur la côte sud et avaient pour chef-lieu Plaisance, qui n'est plus qu'un bourg sans importance. Bien que l'Ile tout entière appartienne maintenant aux Anglais, nous avons conservé des droits aux pêcheries de morue, sur une partie de ces côtes, 'et nous possédons encore au sud-est de Terre-Neuve trois petites îles : Saint -Pierre, la grande et la petite Miquelon, qui ont ensemble 2,810 habitants sédentaires. Quant à la population de Terre-Neuve, elle est de 120 à 130,000 âmes, sur lesquelles on estime qu'il peut se trouver 15 ou 20,000 Acadiens et Français établis sur les côles ouest et sud de l'île.

Le liaisa-aiSor, qui est au nord du golfe Saint-Laurent, est séparé de Terre-Neuve par le détroit de Belle-Ile. Cette région, plus sauvage, plus rude, plus stérile encore que la précédente, ne renferme que quelques cantons cultivables dans la partie du sud, et le peu de population européenne qui s'y trouve est disséminé le long des côtes, où elle ne s'occupe que de pêche. Le Labrador se divise en deux parties : celle du sud, qui forme la côte nord du golfe, depuis la limite du Canada, un peu à l'est de l'embouchure du Saguenay, jusqu'au détroit de Belle-Ile;

' presque tous les habitants qui se trouvent sur cette cote, au nombre de 16 a 1,800, sont Canadiens ou Acadiens et ainsi appartiennent à la race française. La partie seplen- Irjonale côtoie la mer du Nord, depuis le détroit de Belle- Ile i|isqu'au détroit d'Hudson, et ses habitants, au nombre de 1,000 à 1,200, sont presque tous Anglais ou Jerseyais. L'intérieur du pays renferme quelques tribus de Monlagnais et d'Esquimaux.

L'Ile du Cap-Bretoii, au sud-ouest de Terre-Neuve, est à l'entrée méridionale du golfe Saint-Laurent; cette île n'a pas 800 lieues carrées. Son climat sans être comparable h celui de Terre-Neuve, est cependant très-froid et très -brumeux; son sol n'est pas non plus d'une grande fertilité, mais ses côtes sont aussi très-poissonneuses et en outre, au nord de l'île, à Sydney, que nous appellions autrefois la baie Espagnole, se trouvent d'abondantes mines de houille. C'est dans cette île qu'était une des plus fortes places de nos colonies, la ville de Louisbourg, aujourd'hui complètement en ruines. Le cap Breton renferme 60,000 âmes, dont 15 à 16,000 sont des Acadiens; les habitants se livrent à l'agriculture, à la pêche et au cabotage.

L'île est aujourd'hui divisée en trois comtés : le comté du cap Breton situé au nord-est de l'île ; le comté de Piichmond, comprenant l'extrémité sud et les îles Madame. Ce comté est presque exclusivement peuplé d'Acadiens; le chef-lieu, Arichat, dans l'ile Madame, est une petite ville tout acadicnne; enfin, le comté d'Inverness qui occupe tout l'ouest de l'île, est peuplé aussi par les Acadiens dans sa partie septentrionale, où leur principal établissement est le gros bourg de Chèlkamp.

L'ile du PB>iiice-i<:fgouari9, qui s'appelait sous la domination française l'île Saint-Jean, est située dans l'inlé-

rieur môme du golfe Saint-Laurent, à l'ouest du cap Breton. Bien plus pelile que celle île (elle n'a que 200 lieues carrées), elle est beaucoup plus fertile et contient 80,000 âmes, dont .to,000 environ sont des Acadiens. Ces derniers sont très-disséminés sur les cùles, principalement dans le nord-esl, et sont presque tous pêcheurs et marins. La iVoHveiie-Éeosse est cette presqu'île située au sud du cap Brelon et de l'île Sainl-Jean, que les Français appelaient autrefois Acadie, patrie primilive de la race brave et généreuse qui lui a dû son nom et qui est si connue par ses malheurs. Celle contrée renferme 2,400 lieues carrées. Elle est divisée en quatorze comtés, dont voici les noms en parlant de l'entrée sud de l'isthme, et en suivant les côtes autour de la presqu'île, tels que nous les trouvons mentionnés dans le recensement de 1838 :

Nombre -v ^ ,i„„ .x. Nombre

des habitants. ^°"^^ '^^' ''"^^^'- des habitants.

Noms des comtés. ,,„„ u„'i,%l' ., Noms des comtés.

Cumberland. ....... 7,o72 Queen's o,798

Hanls 11,399 Lnnembourg 12,0oo

Kings 13,709 Halifax 28,570

Annapolis 11,989 Giivsboro 7,447

Digby 9.189 Sidney 9,13o

Yarmouth 9,192 Piclon 21,615

Shelbourne 5,116 Colchester 40,674

Cet élat, dressé en 1838, donne un total de 164,495 habitants, sur lesquels on pouvait compter 9 à 10,000 Acadiens; aujourd'hui la Nouvelle-Ecosse conlienl 240,000 âmes, dont environ 16,000 Acadiens.

Le comté de Cumberland est situé dans la fourche que forment le bassin des Mines {Minas-hasin) et celui de Beau-Bassin (Chignelo-Chaîinel), au fond de la baie de Fundy, à l'entrée de la presqu'île, et le comté de Colchester est silué au nord du même isthme, sur le golfe Saint- Laurent, venant fermer le cercle que forment tous les comtés que nous avons énumérés. Les Acadiens y sont

principalement établis au sud-ouest de la presqu'île, dans les comlés de Digby, d'Yarmoulh et de Shelbourne; cependant il s'en trouve aussi quelques-uns dans le comté de Cumberland et dans celui de Sydney, sur le canal Çanseau.

Dans le xouveaM-iïrwnswîcU nous mettons tout à fait le pied sur le continent américain; placé à l'ouest des provinces précédentes, il commence à la frontière del'Élat du Maine (Klats-Unis), sur la baie de Fundy, et après avoir passé l'isthme de la Nouvelle.-Écosse, il remonte en suivant la côte du golfe Saint-Laurent, jusqu'à la limite du Bas-Canada, au fond de la baie des Chaleurs. Ce pays, monlagneux et couvert de magnifiques forêts, contient 3,400 lieues carrées, mais il est encore peu peuplé; l'émigration anglaise ne s'y est portée que fort tard, et on n'y compte pas 250,000 habitants, dont un très-grand nombre s'occupe exclusivement de l'exploitation et du commerce des bois.

Il s'y trouve environ 23,000 Acadiens, presque tous établis sur le littoral du golfe Saint- Laurent, depuis l'isthme de la Nouvelle-Écose, jusqu'au fond de la baie des Chaleurs, où ils rejoignent ceux qui sont établis dans ile Canada. Un seul groupe assez important se trouve dans ll'intérieur des terres, au nord-ouest, à l'endroit où le I fleuve Saint-Jean sert de limite entre le Nouveau-Brunswick et l'État du Maine, au lieu appelé Madawaska, dans le comté d'York. Quant à ceux qui sont sur le golfe Saint- Laurent, voici le nom des comtés qu'ils habitent : le comté de Westmorcland, à l'entrée de l'isthme de la Nouvelle-Ecosse; puis, en remontant les côtes du golfe, les comtés d'Albert, de Kent, de Northumberland, de Glocester et de Uistigouche, qui est sur la limite du Canada. Dans les comtés d'Albert et de Glocester, et dans une

partie de celui de Westmoreland, ils forment même le fond de la population.

Le Bag-tanatia pari de la frontière du Nouveau- Brunswick et forme le fond du golfe Saint-Laurent, jusqu'à la limite du Labrador, puis remonte dans l'intérieur, sur les deux rives du fleuve Saint-Laurent, bordé au sud par la frontière américaine des États de NeAv-IIampshire, ' de Vermont, de New-York, et au nord, par -les solitudes glacées du Labrador intérieur.

Ce pays était le siège principal de la colonisation fran*çaise; il est le berceau de la race canadienne, qui y forme encore aujourd'hui la grande majorité de la population. On y comptait, au recensement de 1851, 890,000 âmes; mais on peut évaluer aujourd'hui sa population à plus de 1,250,000 habitants.

' Le Mawt-CaHada, à l'ouest de la province précédente, remonte sur la rive nord du Saint-Laurent (la rive sud appartient aux États-Unis à partir du Bas-Canada), puis dessine une sorte de péninsule entre les lacs Ontario, Érié et Huron, qui le séparent des État-Unis. Cette riche presqu'île, Irès-féconde et d'un climat déjà très-tempéré, est le point où s'est portée principalement l'émigration anglo-saxonne dans ce siècle. On y comptait 952,000 personnes en 1851, mais on peut affirmer qu'aujourd'hui sa population atteint 1,800,000 âmes.

Les territoires de la i»aie iMiucison «*t du nordfsnenî, situés au nord des deux Canadas et dans tout le nord-ouest du- lac Supérieur et de l'Amérique, jusqu'à l'océan Pacifique, sont composés de régions immenses, plus grandes que toutes les autres provinces ensemble. Encore presque déserts et inhabités,'' ces vastes pays contiennent très-peu de populalmn européenne; on n'y rencontre guère que les traitants et les trappeurs que le

commerce des fourrures a amenés dans ces parages, al dont quelques-uns se sont fixés dans le pays.

Une grande partie est peu susceptible de culture, h cause de la rigueur du froid, mais il s'y trouve néanmoins des étendues très-considérables qui présentent de bonnes conditions de fertilité et un climat assez semblable à celui du Bas Canada. On a pu s'en convaincre à la rivière Rouge, vers le lac Winnipeg, à 100 lieues à l'ouest du lac Supérieur, où les chasseurs et commerçants de fourrures, mêlés de beaucoup de bois-brùlés (métis d'Indiens et d'Européens), ont fini par fonder une colonie de 7 à 8,000 âmes. La totalité de la population européenne de tous les territoires, ne dépasse guère 15,000 âmes, dont plus des deux tiers sont d'origine franco-canadienne; mais il y existe une nombreuse population d'Indiens sauvages, que l'on estime de 2o0 à 300,000 individus.

L'ile de Vancouver, sur l'océan Pacifique, où l'on a dernièrement découvert des mines d'or, dépendait de ces territoires, mais comme elle se trouve à peu près en dehors de l'objet de nos éludes, nous ne nous en sommes point occupé.

— Si nous passons maintenant aux État-Unis, en nous plaçant de nouveau sur les bords de l'Océan atlantique, nous trouvons :

L'Etat du Maine, qui contient à sa frontière nord-ouest, sur le fleuve Saint-Jean, une petite population acadienne de 4 à 0,000 âmes, dépendante du groupe acadien que nous avons signalé sur ce même fleuve, à Madawaska, dans le Nouveau-Brunswick.

Le STew-iiampMiir© ne renferme aucun groupe français, mais l'État de Vevmont contient 14,000 Franco- Canadiens, principalement établis sur les rives nord-est du lac Ghamplain.

L'Élal do ]%ew-¥ork renferme une population française de plus de 60,000 âmes, venant de France et du Canada, répartie dans ses principales villes, New-York, Alhamj, Troy, Osivego, Ihiffalo, Rochestei', et dans les cantons limitrophes de la frontière du Canada.

Dans les États d'oiiio et de Pensyii-anie, on compte environ 12,000 Français et plus de 0,000 Canadiens; mais ces émigrants, généralement dispersés, offrent peu de concentrations importantes; sauf cependant à Sandusky, sur le lac Erié, près de la frontière du Michigan, où se trouvent réunis un assez grand nombre d'habitants d'origine canadienne.

Le MieBiigan, qui forme une presqu'île entre le lac Saint-Clair, le lac liuron et le lac Michigan, n'est séparé du Haut-Canada, sur un assez long parcours, que par la rivière de Détroit et la rivière Saint-Clair, qui forment la communication des lacs entre eux. Cet État renferme aujourd'hui 500,000 habitants; cependant la population, depuis quelques années, y croît moins vite que dans les autres Étals qui se trouvent plus au sud, parce que le climat et le sol, surtout dans la partie septentrionale, y paraissent beaucoup moins favorables aux colons.

Ce sont les Français qui ont peuplé cette contrée dans l'origine; la ville de Détroit, chef-lieu du pays, a été fondée par eux en 1700. Ce n'est guère que vers 1780 que les émigrants anglo- américains ont commencé à s'y fixer, mais depuis lors, ils ont débordé et entouré de toutes parts la petite colonie française; néanmoins les descendants des premiers habitants du pays s'y sont considérablement multipliés, et, renforcés d'un assez grand nombre de Canadiens, ils forment la population de certaines parties de la contrée adjacentes à la rivière de Détroit et au lac Sainte-Claire. Ils se trouvent principalement

dans les comlés de Monroë, U^ayue, Macoinb et Saint- Clair, où on peut les évaluer à 30,000 âmes, y compris un millier de Français établis dans ce pays.

Les premiers colons des Étals d'iBB<iiana, de l'iiBi- Moîs et du l'aâscoMsSn, furent également des Français et des Canadiens, dont les établissements sont aussi cernés complètement aujourd'hui par les Anglo-Américains; cependant ils s'y sont développés dans la mesure de leurs forces; et comme sur les derniers temps une quantité considérable d'émigrantssont venus du Canada vers ces pays, surtout dans l'Illinois et le Wisconsin, ils présentent un chiffre assez notable.

Calwkia et Kaskaskias (comtés de Saint-Clair, Monroë et Randolphe) au sud de l'Illinois, sont peuplés de Français, depuis près de deux cents ans ; Bourbonnais et Sainte-Anne (comté de Will), ont été fondés par les Canadiens, il y a quinze à vingt ans, dans le même État, qui compte au moins 20,000 âmes de race française. Le Wisconsin en contient environ 12,000, dont les groupes les plus importants sont à la Pniirie du Chien (comté de Crawford), à la baie Verte (comté de Brown), deux établissements canadiens forts anciens, et enfin dans la ville de Milwaukee, capitale de TÉlat, qui a été bâtie sur la ferme même d'un Canadien, M. Salomon Juneau. On trouve beaucoup moins de Français dans l'Indiaua, où ils ne dépassent pas le chiffre de 5,000, bien que Vincennes et Terre-Haute soient aussi de nos anciennes colonies et que Vevey ait été fondé et peuplé dans ce siècle, par des émigranls de la Suisse française.

L'état de Mânnesoita, à l'ouest du Wisconsin, et à l'extrémité ouest du lac Supérieur, est de formation assez récente; cependant on y compte déjà plus de 15,000 habitants de race française, tant les bois-brûlés, colons primi-

tifs f]ii pays, à Saint-Paul, aux Chutes Saint-Antoine et à Pimhina; que les iniini^M'.jnls canadiens venus du Canada et des îerriloirc-s du nord-ouesl.

Un graiid nombre de ces bois-brùlés et même de Canadiens sont encore disséminés, plus loin, à l'ouest, dans les vastes plaines qui séparent le Minnesotla des montagnes Uocjieuses. Ce sont eux également qui, au delà de ces montagnes, sur les rives du Pacifique, formaient le faible noyau de la population européenne de rorégou, lorsque les Américains vinrent coloniser ce pays, il y a dix buil ans. Depuis lors, la découverte de la Californie a attiré sur toutes ces côtes une Irés-nombreuse émigration anglo-saxonne, de sorte que les quelques centaines de Canadiens qui s'y trouvaient, éloignés de leur pays et de tout renfort d'émigrants nationaux, y sont devenus une très-petite minorité. Cependant leur petit groupe, soutenu par quelques courageux missionnaires, leurs compatriotes, a toujours conservé sur ces bords éloignés sa langue natale, ainsi que la tradition et l'amour de son origine.

Toutes ces contrées étaient autrefois comprises, sous notre donsination, dans le gouvernement du Canada ou NouvELi.E-Fi\AiNCE, qui renfermait alors environ la moitié de nos possessions de l'Amérique du nord; tandis que l'autre moitié formait le gouvernement de la Louisiane.

Dans celle province du Canada deux centres principaux de colonisalion étaient établis, l'un dans la presqu'île d'Acadie, appelée aujourd'hui iNouvelle-Écosse , l'autre sur les rives du Saint-Laurent, dans le Canada proprement dit. Ces deux colonies, séparées par des espaces considérables et qu'il était alors bien difficile de franchir, communiquaient fort peu entre elles, et presque exclusivement par mer. Différentes par l'origine des éléments qui les composèrent, par le mode de développement de chacune

d'elles, elles vécurent d'une existence complètement séparée cl ont donné naissance h deux races encore aujourd'hui fort distinctes, les Acadiens et les Canadiens, que nous allons successivement étudier dans leur origine, leur filiation et leur développement jusqu'à nos jours.

Les Acadiens, sont principalement répandus dans l'ile du Cap-Breton, où est leur groupe le plus important, dans l'île du Prince-Edouard ou Sainl-Jean, dans la Nouvelle- Ecosse, leur patrie primitive, dans le Nouveau-Brunswick et l'Elatdu Maine, et en général dans presque toutes les côtes et les îles du golfe Saint-Laurent.

Les CaHîasiîens, qui peuplent le Bas-Canada et quelques cantons du Haut-Canada, de New-Yoïk, du Michigan et de l'Illinois, sont répandus en groupes assez notables dans tout l'ouest des Étals- Unis, et forment la majeure partie de la population européenne des territoires du nordouest.

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