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LES PROVINCES ET LES DÉPARTEMENTS

(Voir la carte n° 7.)

79. Avant 1789. — Les principales divisions de la France, avant 1789, étaient, au point de vue administratif, les généralités ou intendances •>& t, au point de vue militaire,

ies gouvernements ou provinces (1). Les premières étaient en réalité les plus importantes; mais les secondes, qui rappelaient d’anciens souvenirs toujours persistants et en partie fondés sur la nature des choses, étaient plus connues. I! y avait 32 grands gouvernements et 8 petits (2); les trentedeux grands gouvernements forment ce qu’on appelle les anciennes provinces de la France.

80. Les départements. — ' A cette organisation, l’Assemblée constituante substitua (1790) la division en dépar-

(1) Les Romains avaient divisé la Gaule en provinces (au nombre de i‘ depuis Dioclétien), les provinces en cités, les cités en «pagi » (pays ou cantons). Cette division subsista, mais en s’altérant promptement, sous les Mérovingiens et les Carlovinglens; après l’invasion des barbares, à la lete de chaque pagus fut placé un comte, avec un comte supérieur ou duc établi sur la cité entière; à la tête des subdivisions du pagus étaient des centeniers. Quand la féodalité triompha, ces officiers devinrent la plupart possesseurs héréditaires des cantons qu’ils administraient.

Lorsque le domaine royal, agrandi par Philippe- Auguste, commença à avoir une administration régulière, il fut divisé en grands bailliages subdivisés en prévôtés. Dans le Midi, ces divisions portaient les noms de sénéchaussées et de vigueries. Le nombre des bailliages et sénéchaussées s’accrut avec le temps (en 1789, il y avait 829 bailliages, sénéci. aussées ou présidiaux); mais ils perdirent de leur importance à mesure, que s’établit la distinction des pouvoirs administratifs, et devinrent de simples circonscriptions judiciaires subordonnées aux parlements.

Le pouvoir militaire passa à des gouverneurs de provinces. Ces provinces, qui n’étaient que 12 au xvi* siècle et sous Louis XIII, s’étaient élevées sous Louis XVI à 40, en comptant les petits gouvernements.

Le pouvoir financier et administratif passa à des intendants, établis par Richelieu. En 1789, les intendances, devenues alors les plus importantes divisions administratives, étaient au nombre de 34, dont 1£> généralités subdivisées en élections dans les pays d’élection, et 15 généralités ou intendances dans les pays d’états et dans les pays conquis. Les I9> généralités de pays d’élection étaient : gén. d’Amiens, de boissons, do Châlons, de Rouen, de Caen, d'Alençon, de Paris, d’Orléans, de Tours» «le Bourges, de Moulins, de Poitiers, de Limoges, de Riom, de Lyon, de- Grenoble, de Montauban, d’Auch, de Bordeaux. Les généralités de pays

do Lille, de Rennes, de Pau, de Toulouse, de Montpellier, d’Aix, de Dijon ; les intendances des pays conquis ou pays d’imposition étaient: int. du Hainaut, de Metz, de Nancy, d’Alsace, de. Besançon, de Perpignan.

( 2 ) 8 en comp un t la Corse parmi les petits gouvernements.

LA POLITIQUE

tements , districts, cantons et municipalités ou communes.

La constitution de l’an III (1793) ne laissa subsister que la division en déparlements et en municipalités cantonales.

Le Consulat revint à peu près au plan de la Constituante, mais remplaça les districts par les arrondissements, qui sont en nombre moindre et d’une superficie généralement plus grande que les anciens districts ; ils sont subdivisés en cantons , les cantons en communes . (Voir les cartons (le la carte n° 7.).

Il y eut 83 départements , qui se sont élevés au nombre de quatre- vingt- neuf, par suite de l’occupation du comtat Venaissin qui devint le département du Vaucluse en 1791, delà séparation, en 1793, du dép. de Rhône-et-Loire en dép. du Rhône et dép. de la Loire, de la formation, en 1808, du dép. de Tarn-et-Garonne aux dépens des départements voisins, et du traité de 1860, qui donna naissance aux dép. de la Savoie, de la Haute-Savoie eten partie des Alpes-Maritimes. Il n’y a plus, de puis 1871, que quatre-vingt-six départements..

81 . Le tableau des provinces, départements, préfectures, et sous-préfectures. — Les départements n’ont pas été tracés exactement sur les provinces, parce que l’Assemblée constituante se proposait de rompre les traditions provinciales, et les limites des départements ne concordent qu’imparfaitement avec les limites des provinces (Voir la carte n° 7). On classe dans chaque province lesdépartements donteelte province a formé en totalité ou en majeure partie le territoire.

Les noms des départements sont presque tous empruntés aux noms de la géographie physique (fleuves et rivières surtout, montagnes, etc.): qui connaît bien la géographie physique, sait par conséquent la position relative des départements. La France comprend xxxvi provinces, 32 anciennes (grands gouvernements, moins l’Alsace, plus la Corse), et 3 modernes (comtat Yenaissin, Savoie, comté de Nice), qui forment 86 départ clients, subdivisés en 362 arrondissements. On compte 2,700 cantons et 36,000 communes . nombres d’ailleurs quelque peu susceptibles de variation.

LA POLITIQUE

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