V .;,«:, ' : 'T^ dCS Barbares> la résidence des
! li , r t ' ' Pendant le m°yen age> la PIus gra"de cité du
' T 'f .Commerce et par la culture des lettres; depuis le
Toi fde Îi "^ 'lu Hard!' 6lle a fait Partie des P^S ■ ois de France. Elle possède de nombreux monuments de
h promenades et la grande place du Capitole. Elle™ Je ' H«» d'un pays fertile. Son commerce est presque borne «Tenons intérieures et porte sur les fers d'es P yrnées A>eyron, les bois des Pyrénées, etc.; cependant elle exDédi> «»es marchandises en Espagne. Son industrie on i e , pdans ammoterie, la carrosserie, la fabrication des faux , ' orts, le larmnage du cuivre. Mais elle est plutôt encore une lettrée; ses écoles et ses sociétés savantes sont nombreuses
' ", ;"*; Muret(4,l4û hab.), célèbre par le souveni de
' des Aragonais venus au secours des Albigeois (1 2it , ;;;"^"edoc dans la période de la Gaule indépendante . '"": I'-' es Vota» ; Annibal traversa leur pavs les
Cen UÏtT (1<; T* 1,CUre' et fondèrent Nari ! I". Du temps des Romains, Nîmes, Narbonnc, Tou- ; I , puissantes cités. Dans la période des inva ions
°™ce ut occupée par les Wisigoths (il I) qui )a co " '
Us lc nom *>«*»-* (la région des scj. ri.ies)
même après la défaite d'Alaric à Vouglé ; elle passa ensuite a Arabes (720) qui venaient de détruire en Espagne le royaur des Wisigoths. Près de Toulouse, en 751, les Sarrasins i'ure battus par le comte d'Aquitaine, et Pépin le Bref conquit province en 759. Avec la féodalité, la Septimanie devint î duché ; plus tard, le Languedoc forma plusieurs fiefs entier ment indépendants de la couronne de France et dont le pi important était le comté de Toulouse. La croisade contre ] Albigeois (1209) y amena les gens du Nord : Béziers fut st cage; le roi d'Aragon fut battu à Muret (1213) ; mais Ra mond YI fut rappelé dans Toulouse par ses sujets et Simon Montfort mourut en assiégeant la ville ; Louis VTII, à q Amaury de Montfort avait cédé ses droits, fit une croisade da le Midi et créa les sénéchaussées de Beaucaire et de Carcassonr, le traité de Paris (1229) termina ces querelles par la cession roi de France du Gévaudan, du Vivarais, de presque tout bas-Languedoc, et par les fiançailles de l'héritière du comte Toulouse avec Alphonse, frère de saint Louis; la mort d'il phonse sans postérité réunit le reste de ces riches domaini, c'est-à-dire presque tout le haut- Languedoc, à la couronne ! France (1271); la seigneurie de Montpellier fut réunie seulemt en 1349, la vicomte de Narbonne en 1 589, le duché d'Uzés en 17 .
6° Le Roussillon et le comté de Foix, contrée pyrcnéei; chaude, surtout à l'est, au bord de la Méditerranée où pouss t Y olivier, Y amandier, la vigne; dans la partie montagneuse, s pâturages dominent. On y trouve aussi des forêts et d'excel ,it minerai de fer.
La principale ville du Roussillon, département des F I nées-Orientales, est Perpignan (27,380 hab.), place de gu f sur la rive droite du Têt, ancienne capitale du Roussillon.
Les principales villes du département de YAriége, compre ni le comté de Foix et une partie du Conserans sont : Panrs (8,690 hab.), siège de l'archevêché ; Foix (6,705 hab.), M lieu du département, petite ville encaissée entre des montai et dominée par le château des comtes de Foix.
Le Roussillon a eu longtemps la même fortune que la Sj't manie ; à l'époque féodale, il devint une dépendance du ro\;'iic d'Aragon tout en restant jusqu'en 1258 sous la suzeraine ("
a France. Philippe le Hardi mourut à Perpignan au retour '.'une expédition au delà des Pyrénées. Louis XI posséda quelle temps cette province, mais Charles VIII la rendit à l'Araon avant de partir pour son expédition d'Italie. Louis XIII la onquit sur les Espagnols et le traité des Pyrénées (1659) la céda
la France. De 1793 à 1795, le Roussillon fut le théâtre princiial de la lutte- entre l'Espagne la France (camp de Boulou, etc.).
Le comté de Foix, qui a longtemps relevé de la Guyenne et iascogne, a été rattaché au domaine royal par l'avènement de [enri IV (1589).
| 250. La partie sud-ouest. — La partie sud-ouest de la tance, qui s'étend des Pyrénées jusque vers l'embouchure de la
Ioire, sur la côte du golfe de Gascogne, et qui appartient au climat irondin, comprend 15 départements répartis entre 5 provinces. 1° La Guyenne et Gascogne et le Béarn comprenant à peu <N> tout le bassin de la Garonne et le bassin de VAdour, Cette mtrée a aussi des aspects divers; c'est encore, dans le Midi, la gion pyrénéenne, profondes et étroites vallées, pâturages qui (unissent des chevaux estimés, mines de fer, carrières de irbre et eaux thermales entre Bagnères-de-Luchon (Haute-Gan nr et Barcges (Hautes-Pyrénées). Au centre, c'est la belle large vallée de la Garonne où abonde le maïs, où la vigne, ltivée avec succès, donne, dans le Bordelais, des vins non ins fameux que les vins de Champagne et de Bourgogne, et, m&Y Armagnac, des eaux-de-vie assez recherchées. Les Landes I un aspect tout spécial, immenses étendues sans culture, stes forêts de pins, marécages. Dans le nord, on rencontre finie sud-ouest du Massif Central: terrains granitiques ou ■caires, pâturages et bœufs, moutons, châtaigneraies, avec de 1 ntureuses plaines, comme celle du bas-Périgord. C'est dans i|te partie qu'on fait les fromages de Roquefort (Aveyron). On y Ijuve quelques houillères, Aubin (Aveyron), etc., et des hauts 1 rneaux ; les fers du Périgord sont connus dans le commerce, fflidustric d'ailleurs n'y est pas très-active. La frontière des Renées donne accès en Espagne par Bayonne ; aussi est-ce à Lonne, comme à Perpignan, que sont les principales défen- •* contre une invasion par le sud.
ea principales villes de la Guyenne et Gascogne, sont:
Dans le département delà Gironde, Bordeaux (194,055 liai) qui occupe sur la Garonne la môme position que Rouen sur] Seine et Nantes sur la Loire. La ville est bâtie sur la rive gauch du fleuve, à 420 kilomètres de l'embouchure, et n'a, sur la ri\ droite, que le faubourg de la Bastide où se trouve l'embarcadèr des chemins de fer de la Compagnie d'Orléans. Sur l'autre rivi à la gare Saint-Jean, est la tête de ligne des chemins de fer d Midi. Les quais, qui forment un vaste arc de cercle, servent d port à la ville, depuis le pont de Pierre jusqu'au faubourg d( Chartrons, et sont toujours garnis d'un grand nombre de bat ments. De ce côté, se trouvent les principaux ateliers, fabrique de porcelaine, fabriques de conserves alimentaires, et, du côt de Saint-Jean, de vastes usines et ateliers de constructions mi ritimes. La houille et la fonte anglaises, le poivre, l'indigo, 1 gomme, les graines oléagineuses sont les principales marchai dises que la ville importe ; le vin, l'eau-de-vie, la verrerie, I papier sont ses principales marchandises d'exportation. L'Ai gleterre, la Belgique et les autres États riverains de la mer d Nord et de la Baltique, la Plata, le Chili, le Pérou, quelqi peu les Antilles et les États-Unis sont les pays avec lesquels el commerce.
Liboume (15,960 hab.), le port maritime de la Dordogne; Co Iras (3,690 hab.), et Castillon (3,660 hab.), qui rappellent u victoire de Henri, alors roi de Navarre (1587), et le demi triomphe des Français dans la guerre de Cent ans (1451 Blaye (4,480 hab.), qui a souvent joué un rôle dans notre h toire militaire.
Dans le département de la Dordogne, ou ancien Périgoi Bergerac (11,700 hab.), renommée pour ses vins; Périguei (1,865 hab.), chef-lieu du département, ville industrielle, p importante encore du temps des Romains que de nos jours,
Dans le département de VAveyron, Rodez (12,110 hab.), ;• cienne capitale du Rouergue, bâtie sur le penchant d'une ha ' colline et possédant une remarquable cathédrale ; Millau (15, > hab.), surle bord du Tarn, ville importante par l'industrie du ci •
Dans le département du Lot, Cahors (14,600 hab.), ancierje capitale du Quercy et chef-lieu du département, bâtie dans ifi presqu'île du Lot; Figeac (7,300 hab.), dont l'abbaye a étéj>
ire; Capdenac (1,300 hab.), bourg qui est peut-être l'ancienne ttUodùnum prise par César.
Dans le département du Tarn- et -Garonne, Montauban 1,620 hab.), chef-lieu du département, sur un plateau domiut dans une vallée fertile, sur le Tarn; Moissac (9,040 hab.), ntre d'un grand commerce de farines; Négrepelisse (2,900 b.)j dont les habitants furent tous passés au fil de l'épée en 11, triste souvenir des guerres de religion. ►ans le département de Lot-et-Garonne, Agen (18,800 hab.), • la Garonne, ville ancienne, patrie de Bernard Palissy, chefi du département; Villeneuve d'Ayen (13,680 hab.), qui doit i nom à sa reconstruction vers la fin du xme siècle, à la suite in guerre des Albigeois.
bans le département des Hautes-Pyrénées, Taries (16,565 hab.) l'Adour, en face des montagnes, chef-lieu du département, ijplusieurs stations thermales très-fréquentées, comme Baie- de Bigorre (9,465 hab.) et Baréges.
ans le département du Gers, Auch (13,100 hab.), archevêché hef-lieu du département, bâtie sur un coteau au-dessus du 3 : Eauze (4,362 hab.), petite ville, capitale de la Novemponie du temps des Romains, et jadis siège de l'archevêché. blds le département des Landes, Mont-de-Marsan (8,615 hab.), -lieu du département; Dax (9,365 hab.), remarquable par ■aux thermales.
!S principales villes du département des Basses-Pyrénées qui
prend le Béarn et la terre de Labourd sont : Pau (27,300
. ancienne capitale du Béarn, sous un climat doux, dans
belle situation au-dessus du Gave et en face des Pyrénées,
ivanl dans son château le souvenir d'Henri IV; Bayonne
70 hab.), sur l'Adour, port de mer et place de guerre ;
lt in-Pied-de-Port (1,970 hab.) qui commande la route
i lisant en Navarre ; Saint-Jean-de-Luz (3,260 hab.), joli
t porl où eut lieu la cérémonie du mariage de Louis XIV
• l'infante d'Espagne.
< provinces faisaient autrefois partie de l'Aquitaine. La poil i»n gasconne qui l'habitait primitivement fut refoulée peu à » >ar les invasions celtiques, et leur type, avec une langue i libère, \it encore chez les Basques. Sous la domination
6fi(5 LÀ FRANGE.
romaine, Bordeaux fut une ville florissante. A l'époque des vasions, les Wisigoths s'établirent dans le pays ; Clovis le c quit par la bataille de Voulon (507) ; mais les Francs ne s'y ( blirent jamais solidement, et les Aquitains, dès le temps Mérovingiens, retournèrent à leur indépendance première.' pin et Charlemagne, par une longue guerre contre TYaïfr Hunald, les soumettent (759-771). L'Aquitaine redevient à près indépendante dès le commencement de la féodalité, s le règne de Charles le Chauve. Le mariage d'Éléonore Guyenne avec Louis VII donne pour quelque temps ces ] vinces à la couronne; son mariage avec Henri Plantagene porte à la maison d'Anjou (1152) qui devient (H 54) maison gnante d'Angleterre. Louis VII s'empare d'une partie d Guyenne et duPérigord(1224)que saintLouis restitue (1269): la condition d'hommage lige ; Philippe le Bel confisque pend quelques années ces provinces (1294-1303). Le traité de B sny les affranchit entièrement de la suzeraineté de la courci de France (1360). Charles V en conquiert la plus grande pa i mais Charles Viles perd, et c'est seulement à la fin de la gri de Cent ans, après la bataille de Castillan (1413), que Borax et la Guyenne anglaise sont rattachées au domaine. LouiJ confisque une partie des riches domaines d'Armagnac: Hem ■ par son avènement, réunit au domaine ceux de la maison 1 bret {Béarn, Bigorre, Armagnac, Périgord, Bouergue, etc.); l(!i ché d'Albret rétabli en 165t , le Captalat de Buch, etc., ne M supprimés qu'en 1789. Les guerres de religion avaient eu gianté la Guyenne (bat. de Coutras, 1587, etc.). En 181 France a été envahie du côté de Bayonne par l'armée de « lington. En 1870, la délégation du Gouvernement de laDél nationale, obligée de quitter Tours, s'est fixée à Boi s'est d'abord réunie l'Assemblée nationale.
2° L'Angoumois, l'Aunis et Saintonge et le Poitou co w présentant aussi trois aspects distincts , qui sont pour i dire les trois gradins par lesquels on descend du Massif C(3 à la mer : à l'orient, pâturages, bestiaux et mulets : c'est sufl) le caractère du haut-Poitou; au centre, riches plaines, a H du maïs; dans l'Angoumois et la Saintonge, c'est-à-dire a la vallée de la Charente, nombreux et riches vignobles quioi
if, par la distillation du vin, les eaux-de-vie dites de Cognac; • le bord de la mer, terrains bas, marécageux, que l'on a îvertis en partie en marais salants. L'industrie "est très-méicrement développée.
.es villes principales de l'Angoumois ou département de Charente sont : Angoulême (25,930 hab.), bâtie sur un plau escarpé, à l'un des coudes de la Charente; commencement la navigation du fleuve ; importante par ses fabriques de tier; Cognac (13,680 hab.), sur la Charente, lieu où naquit niçois Ier, centre d'un grand commerce d'eau-de-vie; Jar- : (4,690 hab.), où se livra la bataille de 1569 pendant les îrres de religion.
tans le département de la Char ente -Inférieure, comprenant unis et la Saintonge, Rochefort (28,300 hab.), sur la irente, notre port militaire sur le golfe de Gascogne; la Rolle (19,500 hab.), port de commerce plus important autrefois ujourd'hui, célèbre par le siège qu'en fit Richelieu; ttes (12,350 hab.), ancienne capitale de la Saintonge, souved'une victoire de saint Louis sur les Anglais (1242). es principales villes du Poitou sont :
ans le département de la Vendée, la Roche-sur- Yon (8,s40 . , ville récente, bâtie en 1804 sur l'emplacement du bourg la Roche-sur-Yon et nommée successivement Xapoléonée et Bourbon-Yendée ; Fontenay-le-Comte (7,660 hab.), -lieu du département jusqu'en 1^04; Luron (6,060 hab.), lié. dont Richelieu fut titulaire.
nsle département des Deux-Sèvres, Niort (21,3 i 5 hab.), le lieu, sur la Sèvre Mortaise, fabrique d'angélique et de bonrie ; Thouars (2,620 hab.), théâtre d'un des nombreux comdes guerres de la Vendée, remarquable par son vieux chaféodal.
ns le département de la Vienne, Poitiers (30,040 hab.), bàir une hauteur, au-dessus du Clain ; capitale de l'Aquitaine 0 el au xne siècle, rappelant encore par ses monuments époque de sa grande prospérité; ChdteUerault (\o,(\00 hab.), influent de la Vienne et du Clain, fabrique de coutellerie. ; provinces faisaient partie de L'ancienne Aquitaine. Elles tinrent aux Wisigoths que la bataille de Voulon, livrée
6f)8 LA FRANCE.
près de Poitiers (507), déposséda, sans que les Francs colo sassent le pays. Près de Poitiers aussi, Charles-Martel battit Sarrasins (732). Au moyen âge, les ducs d'Aquitaine prenai le titre de comtes de Poitiers et résidaient ordinairement d; cette ville. Avec le reste de l'Aquitaine, ces provinces passer à l'Angleterre ; Philippe- Auguste conquit la majeure partie Poitou (1205) ; Louis VIII, l'Angoumois, l'Aunis et la Saintoi (1224) ; Saint-Louis (1259) rendit ces dernières provinces jusq la Charente. Le Poitou, à la mort d'Alphonse de Poitiers (12' revint au domaine royal. Le traité de Brétigny les céda en rement à l'Angleterre (1300), après la bataille de Poitiers (13! perdue par le roi Jean. Charles V les reconquit (bataille Chizé, combat naval de la Rochelle). L'Angoumois ne fit défn vement retour à la couronne qu'à l'avènement de François Les guerres de religion troublèrent, au xvie siècle, ces provir comme tant d'autres; la Rochelle fat prise par Richelieu ajj un siège mémorable (1628). Pendant la Révolution, la guéri Vendée a désolé le Bas-Poitou (1793-1795).
251. La partie centrale. — La partie centrale dd France, qui appartient au climat du Massif Central et au cli i séquanien, et qui occupe la plus grande portion du Massif 0 tral et de la vallée de la Loire, comprend 13 départements partis entre 8 provinces.
1° La Touraine, surnommée le jardin delà France, ri plaine sur les bords de la Loire. Dans cette province et 1 1 les provinces voisines, se trouvent plusieurs châteaux: i seizième siècle, anciennes résidences des rois :
La principale ville de la Touraine, département d'Indr t Loire, est Tours (43,370 hab.), bâtie sur la rive gauche dl Loire, ville de plaisance et d'industrie, possédant des fal de soieries, une grande imprimerie, une belle cathédrales à un kilomètre de ses murs, les ruines du château de Pie s lès-Tours ; Chinon (0,650 hab.), dont le château fort fut soi'D habité par les rois de France, patrie de Rabelais; Lqié (4,965 hab.) et Amboise (4,215 hab.), dont les châteaux fi.tf aussi des résidences royales très-fréquentées au xvc ( a xvie siècle ; la Haye-Descartes (1,720 hab.), patrie de De>
La Touraine, habitée par des Celtes, faisait partie de in
enne Lyonnaise. Elle fit partie, au xnc siècle, des domaines is comtes d'Anjou et fut conquise sur les rois d'Angleterre par bilippe-Auguste (1205). Elle est restée ensuite attachée au douane royal depuis le règne de Charles Y et les rois du xve et i xvic siècle y ont fréquemment séjourné (Plessis4ès-Toms, mboise, Chambord). Plusieurs fois les États généraux se sont ■unis à Tours; en 1870, pendant le siège de Paris, la délégami du Gouvernement de la Défense nationale s'est établie d'aird à Tours.
2° L'Orléanais et le Berri, vastes plaines fertiles en cernes (Bcauce, etc.), où se rencontrent cependant des sols inats, comme celui de la Brenne toute marécageuse, et celui de Sologne rebelle à la culture, avec des forets, entre autres la t d'Orléans, la plus grande de France, sur la lisière du Gdlais; les vignes, assez nombreuses, donnent beaucoup de vin. Berri possède beaucoup de minerai et produit un fer esné.
Les principales villes de l'Orléanais sont : Oans le département de Loir-et-Cher, Blois (19,860 hab.), sur ii\c droite de la Loire, dominée par son beau château qui te de François Ier et de Gaston d'Orléans; Romorantin (7,600 h. , ancienne capitale de la Sologne ; Vendôme (9,620 hab.), q? le Loir, fait un assez grand commerce agricole. ►ans le département du Loiret, Orléans (48,980 hab.), sur iive droite de la Loire, au coude que fait le fleuve à sa lie la plus septentrionale, doit à cette situation son imporce commerciale, bien amoindrie depuis que les chemins fer ont fait concurrence à la navigation intérieure ; tête ligne de la Loire, elle a de nombreux souvenirs histori- •s : Genabum, que prit César, était bâtie à cet emplacement; mée d'Attila s'arrêta sous les murs d'Orléans (451) ; Jeanne refit battre en retraite les Anglais qui l'assiégeaient (1429) ; Prussiens s'en rendirent deux fois maîtres (1870-71); Beaucy (4,635 hab.), ville antique , qui fait un grand comrce agricole ; Patay (1,300 hab.), souvenir glorieux des vices de Jeanne d'Arc (1429) ; Coulmiers (400 hab.), un des rares eèa des armées françaises dans la guerre de 1870-71 itargis (8,200 hab.) dont le château a été une des premières
«70 LA FKANCE.
forteresses des rois de France ; Ferrières (1,865 hab.), a 1 1 1 n abbaye dont l'église subsiste encore.
Dans le département d'Eure-et-Loir, dont une partie seulemi dépendait de l'ancien gouvernement de l'Orléanais, Chari (19,580 hab.), au centre d'une riche contrée agricole, possédî une des plus belles cathédrales gothiques de la région du no ouest et du nord, où les monuments de ce genre sont en gn nombre, par exemple au Mans, à Rouen, à Paris, à Amièiîï Reims (voir la fig. 128) ; Châteaudun (6,550 hab.) bombai! par l'armée d'invasion en 1870 et rendue célèbre par sa cou geuse résistance ; Dreux (7,420 hab.), dont l'église est rem quable ; Brétigny (130 hab.), hameau où fut signé un de plus malheureux traités; Maintenon (1,770 hab.), où se tr vent le château etl'aqueduc inachevé de madame de Mainten Les principales villes du Berri sont :
Dans le département de l'Indre, Chùteauroux (18,070 ha sur une colline de la rive gauche de l'Indre, chef-lieu du dé] tement, fabrique de drap et de tabac ; Issoudun (14,230 hab.), la Théols, fabrique de draps.
Dans le département du Cher, Bourges (31,310 hab.).i confluent de l'Yèvre et de l'Auron, archevêché, possédant | fabrique de canons, une belle cathédrale et faisant le c I merce de laines ; Saint-Amand (8,220 hab.), ville commère; près de laquelle était le célèbre château fort de Montrt I Vierzon (8,300 hab.), sur l'Yèvre, qui, avec Yierzon -Vil (5,715 hab.), est un centre important de commerce et ci dustrie.
Cette contrée, habitée par des Celtes, fut parcourue par S sar (prise d'Avaricum, Bourges, etc.). Sous les premiers M vingiens, Orléans fut deux fois la capitale d'un roya i particulier. L'Orléanais fit partie du domaine primitif de? a pétiens, bien que plusieurs fiefs en aient été quelque tel détachés : comtés d'Étampes et de Vendôme réunis en 1 1 vomtés de Bunois et de Chartres supprimés en 1789 ; le duché i môme fut plusieurs fois donné en apanage à des princes i ! famille royale, mais réuni définitivement à l'avénemen d Louis XII (1498). Philippe Ier acquit, à l'époque de la lrc croi d (1095), le comté de Bourges qui fut ensuite deux fois donne
tûage. Les comtés de Châteauroux, de Sancerre, d'Aubigny ut cessé d'exister qu'en 1789. Charles VII, retiré derrière la iv au début de sou règne, était désigné sous le nom de roi Bourges. Orléans, dernier boulevard de la royauté, assiégé les Anglais, fut délivré par Jeanne d'Arc (1429) qui gagna suite la bataille de Patay. Dans l'invasion de 1870, malgré ietoire remportée à Coulmiers, la ville d'Orléans a été, peu de lips après, occupée par l'armée prussienne. |° Le Bourbonnais et le Nivernais, le premier formant
■ belle et riche plaine, le second montagneux et boisé dans lorvan ; tous deux riches en houille et en fer, comptant, par séquent, un grand nombre d'usines métallurgiques, de veres, de fabriques de faïences ; le canal du Berri et le canal du tre servent au transport des matières premières et des prots de ces établissements.
es principales villes du Bourbonnais, correspondant à peu 3 au département de Y Allier, sont Montlupon (21,250 hab.),
■ prospère par ses forges et ses usines, tête de ligne d'une branches du canal du Berri; Cornmcntry (H, 700 hab.), imante par ses mines de houille ; Vichy (6,030 hab.), la plus
Sortante de nos stations thermales ; Bourbon-l'Archambault 1 ■') hab.), moins célèbre par ses eaux que par les ruines du ÊHeau des sires de Bourbon; Moulins (20,385 hab.), sur . ier, protégée par une chaussée contre les inondations de la
meienne capitale du Bourbonnais.
îs principales villes du Nivernais, correspondant à peu i au département de la Nièvre, sont Nevers (22,275 hab.), la rive droite de la Loire, ancienne capitale du Nivernais, ique de porcelaine et de faïence; Clamecy (5,3^0 hab.), qui un grand commerce de bois ; Cosne (6,210 hab.), principal re de l'industrie des fers dans le Nivernais. seigneurie de Bourbon, dans laquelle Louis le Gros interpour faire reconnaître son autorité, fut réunie au domaine l par suite de la confiscation des terres du connétable de 'bon en 1522, donnée ensuite à Coudé, érigée en duché-pai- 861 , et supprimée en 1789. Le Nivernais, d'abord comté déant de la Bourgogne, puis duché-pairie, fut réuni, en 1789, iste de la monarchie parla suppression du régime féodal.
4° La Marche, le Limousin et l'Auvergne forment, àp prement parler, la région du Massif Central, élevée de fcO 800 mètres (sans compter les montagnes) au-dessus du ni\ de la mer, et d'où partent, en rayonnant autour d'un va cercle qui s'étend du sud-ouest, par l'ouest, jusqu'au norj peu près tous les cours d'eau de la rive droite de la (la roi du bassin de la Charente et de la rive gauche de la Loire. C un climat relativement froid, un terrain granitique dans le mousin, volcanique en Auvergne, calcaire au sud-est, sur quel dominent les pâturages et les châtaigneraies et qui nou en grande quantité des bœufs rustiques et des moutons; o cultive plus de sarrasin et de seigle que de froment. 0i trouve cependant dans les parties basses quelques fertiles c pagnes, telles que la riche Limagne ou vallée supérieure l'Allier. On y trouve quelques mines, beaucoup d'eaux m\ raies, plusieurs houillères; néanmoins l'industrie y est 'peu veloppée, et le commerce, faute de communications efl marchandises, y est moins actif que dans la plupart des au; régions de la France. Cependant Limoges est renommée]] sa porcelaine dont elle doit la fabrication au kaolin de St i Yrieix (Haute-Vienne).
Le département de la Creuse qui comprend la majeure pi i delà Marche a pour chef-lieu Guéret (5,725 hab.), le mi peuplé des chefs-lieux de France ; Aubusson (6,430 hab.),i) la Creuse, a de célèbres fabriques de tapis.
Le Limousin a pour villes principales :
Dans le département de la Haute-Vienne, qui comprend! notable partie de la Marche, Limoges (55,135 hab.), bâtie « une hauteur, au pied de laquelle coule la Vienne; ancio capitale du Limousin, importante fabrique de porcelaine.
Dans le département de la Corrèze, Tulle (13,680 hab.), s 1 Corrèze, avec des rues escarpées et des maisons étagéci unes au-dessus des autres, chef-lieu du département, fabiu d'armes ; Brive (10,765 hab.), jolie ville sur la Corrèze ; Tur c (1,770 hab.), Arnac-Pompadour (1,340 hab.), Noailles (62C 1 I dont les châteaux subsistent encore en partie et dont les îfl sont devenus célèbres dans l'histoire.
Les villes principales de l'Auvergne sont :
Dans le département du Cantal, Aurillac (11,100 hab.), chefnu du département, bâtie près de la Jordane dans une riante dlée ; Saint-Flour (5,040 hab.), ancienne capitale de la hauteuvergne; Chaudes-Aiguës (1,720 hab.), au pied des monts Aubrac, curieuse par l'abondance de ses eaux thermales dont h se sert môme pour chauffer les maisons. Dans le département du Puy-de-Dôme, Clermont(37,360hab.), îcienne capitale de l'Auvergne, entre la fertile plaine de la magne et la chaîne des Dômes, traversée dans la ville haute ir des rues étroites, mais renfermant de belles places et ■u\ églises curieuses; Thiers (16,635 hab,), sur la Durolle, brique de coutellerie; Riom (10,770 hab.), ville de magis- ;uure, siège d'une Cour d'appel ; Issoire (5,S75 hab.), une des us anciennes villes du pays des Arvernes. Ces provinces toutes centrales, habitées par les Lemovices et > Arvernes, résistèrent les dernières à la conquête romaine ége de Gergovie au sud de Clermont). Elles échappèrent aux emiers flots des barbares à l'époque des invasions ; cepennt l'Auvergne fut cruellement ravagée par Thierry, fils de ovis, qui avait cette province dans son lot. Au moyen âge, le mousin et la Haute-Auvergne relevaient de l'Aquitaine ; la irche (du Limousin), comme son nom l'indique, était sur la (litière de l'Aquitaine ; elles en suivirent les destinées, tantôt glaises et tantôt françaises. Louis le Gros intervint en Aurgne. La majeure partie de l'Auvergne, confisquée en 1213 Philippe-Auguste, puis rendue, passa à diverses maisons )dales. Le duché d'Auvergne, plusieurs fois donné en apanage, définitivement réuni en 1416, le duché de Mercœur, en 1712 ; "■omté d'Auvergne, le duché de Montpensier n ont été supprimés en 1789. La vicomte de Limoges a été réunie à l'avènement Henri IV, la vicomte de Turenne a été achetée en 1738. La rche a été réunie par suite de la confiscation des biens du oétable de Bourbon (1521).
LA FRAKCE.