‹ La France avec ses colonies;Chapitre 113 sur 147 · SE · texte numérisé non relu

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dentale ; de 500 à 900 mètres dans la partie orientale, où le* couches d'alluvion recouvrent sur de très-grandes surfaces le: terrains plus anciens et où les rivières, presque toutes inter mittentes, quand elles ne rencontrent pas un ravin qui leu permette de descendre dans les vallées du nord, se perde» dans les dépressions des chotts. L'ensemble de ces hauts pla teaux affecte à peu près la figure d'un triangle dont le somme est du côté de Conslantine et dont la frontière marocaine l'ormi la base et la partie la plus élevée,

2° Le talus septentrional se compose d'un grand nombre dl chaînons ou, pour mieux dire, de massifs isolés et séparés pai des plaines ou par des ravins au fond desquels coulent le: torrents. Il a, sur beaucoup de points, plus de 100 kilomètre d'épaisseur du sud au nord et enveloppe de toutes parts le terrasses et les plaines cultivables, c'est-à-dire le Tell (1) c'est pour cette raison qu'on l'a désigné sous le nom d'Atla; tellien. Il présente une succession de crêtes nues, de gorge; sauvages, de versants ou rocheux ou boisés, de vallées fertile abondant en ruisseaux et en prairies, tant que l'été n'a pa tari les sources et fendillé le sol argileux, de vastes plaine propres aux céréales, comme la plaine du Sig, la plaine dû Chélif, la Metidja ou, sur le revers méridional, la plaine de h Medjana et celle de la Ilodna.

A l'ouest, entre la frontière et la Mekerra supérieure, est 1 massif de Tlemcen, qui renferme, entre autres sommets, 1 Toumzaït (1834 m.), situé sur la frontière môme, le Tensuche: (1812 m.), l'Assas (1633 m.), le Mahredy, l'Ouargla (1724 m.' montagnes rocheuses et boisées qui dominent de grande plaines. Au nord, il est flanqué de deux autres massifs : 1 massif des Trara, à l'ouest de la Tafna, atteint 864 m. à la moi tagne carrée des Trara, et renferme, sur le flanc du mor Filliaouzen, le col de Taza (1100 m.), par lequel on descen dans la plaine de Sidi-Brahim, célèbre dans l'histoire militair de notre conquête, ainsi que le Djebel Tadjra, qui projette suri mer le cap Noé ; le massif du Tessala doit son nom à la mor

(1) Tell ou telloim a, paraît-il, le double sens de colline et de ten cultivable.

LES COLONIES. 7(g

«ne de Tessala (1022 m.), renommée par son panorama, et ««ferme le Tafaraoui (726 m.). Au sud, d'antres lignes montantes, entre autres celle du Sidi-el-Abed (1590 m.), s'allouent dans une direction parallèle à travers les steppes. Dans ptte région sont de belles plaines : celle de Micta, au nord du .essaie ; celle d Oran, séparée de la précédente par la Sebkha

DOran, celle du Sig et de l'Habra.

En Ire la Mekerra, qui coule dans une vaste plaine, le Chélif «rieur et la Mina, qui arrosent aussi une plaine fertile est massif de Saîda, dont les sommets dépassent 1200 mètres uns le Tendfelt (. 288 m), le Khrenifer ( , 244 m.,, le Dj.-Nosmo 204 m) (I), le Dj.-Gaada (. 500 à 1 G 0 m.), portant Frenda à ses eds; plus au nord, sont les montagnes de moindre hauteur u enveloppent la plaine de Ghris (2), entre autres le Chareb- |-Rih (900 m.), « la lèvre du vent » portant sur son flanc iscara et ses vignobles, et celles qui, s'abaissent plus encore

avancent jusqu'à la côte de Mostaganem.

A l'est est le puissant groupe de l'Ouarnsenis qui s'étend, , 1 ouest a 1 est entre la Mina et le Chélif supérieur, et du sud nord, entre le plateau du Sersou et la plaine du Chélif infévur. LOna.Pn.enIs (i984 m.) est le principal sommet du issif central dont les flancs, plus abrupts an sud qu'au nord u en général couverts de forêts ; à l'ouest est le massif du "' 11211 m.), sur les dernières pentes duquel est bâtie Tia- ;a 1 est sont les monts des Matmata qui atteignent lois m

• Amrouna, 1814 à VAchahoun, 1731 au Taguelsa, situé au-'

Us de Boghar et du Chélif. De l'autre Je du Chélif inféur est un second groupe, parallèle au premier ets'étendant < » » la mer ; le Dhara « le nord, „ allant de l'embouchure du ■■■I jusque vers Tenez (777 m. au Mediouna), est un plateau diocrement élevé, mollement ondulé, coupé çà et là par des ">s« pic et renfermant la grotte où, en 18iS, la tribu des ed-Riah presque tout entière périt asphyxiée; le Zaecar 0 m 1 qui domine Miliana, et le massif algérien avec les

«fit. Mouzaia (1609 m.) dominant les célèbres goiges de la ) Nous écrirons souvent Dj., par abréviation, pour Diobel

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Chiffa (voir fig. 145). Aïn-Talazin (16ri0 m.), au-dessus de Blida bordant au sud la plaine de la Métidja que le Sahel, « le lit toral, » (1) borde au nord.

A l'est de l'Oued-ïsser, limite du massif algérien, est 1 Djerjera, la chaîne la plus importante de l'Atlas Tellien, qui a' teint 2308 mètres au Lella-Khedidja ; il dresse à pic au-dessus de ] vallée de l'Oued-Sahel ses pentes méridionales et il se prolong

Fig. 14b. — Gorges de la Chiffa.

au nord en croupes allongées et bien cultivées. C'est la cha ; principale de la grande Kabylie (2), région toute morgneuse qui s'étend entre l'Oued-ïsser et l'Oued-Sahel. Au 1 du Djerjera, séparé de lui par la vallée du Sahel supérieu t par la plaine des Beni-Sliman, est le massif du Dira-Oi • JSougha, qui fait suite à la ligne des massifs méridionaux et ii renferme de hautes montagnes : le Dira (1812 m.) qui don e

(1) C'est sur le rivage du Sahel, à Sidi-Ferruch, que les Françaif barquèrent le 14 juin 1830.

(2) Il serait plus exact de dire Kebaïlie ; mais l'usage paraît trop abli pour qu'on puisse aujourd'hui tenter de changer ce mot en fran s.

Aumale, l'Oucn-Nougha, massif dont le Choukehot (1836 m.) 2st le point culminant, le Kleuf (1860 m. au Mansourah), plus lusuclle Dj.-Maadhib (i 848 m.) et le Bou-Thaleb. C'est dans cette Dartie que sont les Biban ou Portes de fer, franchies en 1839 Dar l'armée française, sur une des routes qui conduisent dans a haute plaine de la Medjana.

A l'est de l'Oued-Sahel sont la petite Kabylie et plusieurs nassifs et chaînes d'une assez grande hauteur, tels que le Guerfour (1800 m.), au nord-ouest de Sétif, principal sommet de la haine méridionale qui domine la plaine de Sétif, les deux \tfbor (1961 m. au Grand Babor) dans la chaîne centrale, le )jebel-Goufi entre l'Oued-Kebir et le Saf-Saf, dans les chaînes otières. A l'est de Constantine et du Rummel, les chaînes de 'Atlas Tellien et de l'Atlas Saharien se confondent à peu près lans une région tout accidentée de montagnes, de ravins et de ilateaux; on y rencontre le Guerioun (1727 m.) sur le plaeau au sud de Constantine, le Debbar, et, près de la côte, le lassif de VEdough (1004 m.), au nord-ouest de la plaine de tône.

Au-delà de l'Oued-Seybouse un dernier massif renferme le

fhorra (1201 m.), sur la frontière, et prolonge, en s'abaissant

ers le nord-est, ses crêtes jusqu'à la côte de Tunisie.

3° Le talus méridional peut être désigné sous le nom d'Atlas

iaharien, parce qu'il sépare à peu près la région des steppes

e la région saharienne et qu'il a lui-môme souvent l'aridité

|u désert; sur beaucoup de points, le Sahara commence sur

is plateaux au nord de l'Atlas. Ses massifs sont moins épais et

noins divers que ceux de l'Atlas Tellien; ce sont, en général,

xcepté sur deux points, des chaînes étroites, parallèles entre

jlles, inclinant plus au nord que l'Atlas Tellien qu'elles rejoi-

aent vers leur extrémité occidentale.

-, A l'ouest, sur la frontière marocaine sont le Rckem-Hallouf

it le Guettar, et, plus au sud, les chaînes des Ksour (1), c'est-

-dire les chaînes des petits villages fortifiés qui sont bâtis au

md des plis de terrain recelant un peu d'eau, et qui, avec leurs

I (1) Le nom de Ksar, Ksour (ou queçour) au pluriel, est d'ailleurs un on général qui s'appliquo à tous les villages sahariens de ce genre.

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