Les moteurs. — Les deux principales forces nio
ices que l'homme emploie, indépendamment de l'effort de
!S propres muscles et de celui des bétes de somme, sont la
lute de l'eau et l'expansion de la vapeur d'eau. Il les utilise,
ine par le moyen des roues hydrauliques ou des turbines,
Mitre par le moyen des machines à vapeur, machines fixes,
nstruites dans le système vertical ou plus souvent aujour-
ini dans le s\stème horizontal, et scellées à demeure dans
fabrique, et machines locomobiles, d'une puissance beau-
lup moindre, mais montées sur des roues et pouvant être
nsportées partout où l'on a besoin d'une force motrice.
Uans lous les grands centres manufacturiers, ou près de ces
mds centres, il existe des usines pour la fabrication des mo-
'•rs nui ■aniquvs , parce que ces usines y trouvent toujours
clientèle assurée. Pour les moteurs hydrauliques, on peut
citer Paris où tous les genres d'industries sont réunis, Chartres et Essonnes (Seine- et-Oise), qui alimentent principalement les moulins à farine de ces riches contrées agricoles. En Alsace, Mulhouse fournissait des roues hydrauliques aux fabriques mues par les cours d'eau des Vosges.
Pour les moteurs à vapeur, Paris qui vient encore en première ligne, et autour de Paris, Saint-Denis, Pantin, Rouen, h Havre, Amiens, Arras, Lille et Fives, Saint-Quentin, au nord-ouest et au nord ; le Creuzot, Lyon, Rive-de-Gier et Marseille au centre et au sud-est ; Nantes à l'ouest : c'est-à dire nos plus grandes \illes d'industrie. Dans ce nombre, la France comptait naguère Graffenstaden et Mulhouse.
La vapeur étant devenue l'âme de la grande industrie, or peut se servir du nombre et de la puissance des machine dans une contrée, comme delà houille et du fer, pour mesurei son énergie manufacturière. La France ne comptait, en 1820 que 65 machines à vapeur; en 1840, que 2,600 (1); elle en eompt* a ujou rd'hui en viron 31,000.
Les départements qui possèdent la plus grande force motrici de ce genre (sans compter les locomotives et les bateaux à va peur) et qui, par conséquent, occupent les premiers rangs dan la grande industrie sont (V. fig. 123) :
1° Le groupe du Nord, comprenant tous les département au nord de la Seine et de la Marne jusqu'à la Meuse, à Lexcep tion toutefois de Seine-et-Marne où domine l'agriculture, savoir : Nord, Seine, Seine-Inférieure en première ligne, pui Pas-de-Calais, Eure, Seine-et-Oise, Oise, Somme, Aisne, Ai dennes et Marne.
2° Le groupe de l'Est, dont nous avons perdu les plus riche départements, la Moselle et le Haut-Rhin.
3° Le groupe de la Saône et de la Loire, avec les départements d Rhône, de la Loire, de Saône-et-Loire, de l'Allier et de la Nièvr
4° Le groupe des Bouches -du-Rhône, comprenant le départ ment du Gard et le département des Bouches-du-Rhôn (V. Tahl. de stat., n° 29.)
Les industries qui en emploient le plus sont les filature
(1) 31,618 en 1869, dont 26,221 machines à vapeur fixes ou locon biles, 4,822 locomotives et 575 bateaux à vapeur.
fes usines à fer et les exploitations de combustible minéral. Y. Tabl. destat., n° 30.)
Si aux machines fixes on joint les machines destinées au transport, locomotives et bateaux à vapeur, on trouve un total de 31,000 machines, ayant une force nominale de plus de 500,000 chevaux-vapeur, c'est-à-dire produisant à peu près le travail que produiraient 12 millions de manœuvres. C'est autant
de peine qui est épargnée aux hommes et dont la matière fait les frais. (V. Tabl destat., n° 28.)
La construction des moulins à vent, qui existent dans les pampagnes où les. cours d'eau font défaut, ne donne pas lieu à le grandes usines, et celle des moteurs à gaz et des moteurs électriques est presque exclusivement pratiquée à Paris.