lit pas les éléments d'un total, parce que le produit de
1 e industrie devient, dans telle autre, matière première ou
moyen de fabrication et que la valeur de chaque produit s( compose ainsi en grande partie d'autres valeurs déjà mises er ligne de compte. On estime cependant la production indus
Fig. 130. — Pont du Gard.
trielle à un total de douze à quinze milliards, somme prob blement inférieure de quelques milliards à celle de la produ tion agricole.
Nous avons recueilli sur certaines industries particulier des renseignements plus exacts. Ainsi, la France prodi 15 millions de tonnes de houille, près de 1 million t /2 de tomi de fonte; elle emploie en machines à vapeur une force 675,000 chevaux : elle consomme plus de 60 millions de ki • grammes d'acide sulfurique; elle produit plus de 200 millier de kilogrammes de sucre, et une valeur approximative î 3 milliards en tissus de tout genre. Comparés à ceux du comencement du siècle, ces chiffres témoignent incontestablerm t d'un très -grand progrès dans la production industrielle (■];. '
(1) Au commencement du siècle, la France produisait moins e 900,000 tonnes de houille, de 100,00i) tonnes de fonte, possédait m< s
L'INDUSTRIE. 53g>
nombre croissant des brevets d'invention, qui est de près de »,000 par an, peut servir aussi à donner quelque idée de notr* ictmté industrielle (V. Tabl. de stat. n<> 31) e
Cette production est inégalement' répartie sur notre terri me. Les .industries s'y groupent en obéissant principalement
deux attractions de nature différente : '""paiement
1° Les industries extractivpa c^«/ „■ „
... . iMiuuites sont nécessairement tiv/ûa ™»«
.cor.UuUonyéolo^ue eu sol; c'est pourauoîon frouve Z
xploitanons de mines dans le voisinage des terrain» Z
rmes Alpes, Py^es, et sur J^Ï^HE?
a exploitations de »,,-nera« <fe >«. nrincioaleZnt i ,
--eda„sles;^érd:?ZeeaUrnlS8ent h force ««- •es diverses attractions peuvent Otre dites attractions natu-
oyer de la consommation française en tout genre! » "'était guère supSr^W S" * SUCre' et " Va,eur des
réunit dans ses murs ou dans sa banlieue tous les genres d< production manufacturière.
Une industrie très-importante fait naître à côté d'elle d'autre industries, parce qu'elle leur fournit un débouché ou parc; qu'elle stimule le génie des habitants : c'est ainsi que l'Alsac fait des machines, tisse la soie, que l'industrie du lin en Flandn a donné naissance à l'industrie du coton.
Ces attractions peuvent être dites attractions sociales.
Des unes et des autres voici ce qui résulte : très-grand activité industrielle dans toute la région du Nord et d Nord-Ouest, Nord, Pas-de-Calais, Somme, Seine-Inférieun Eure, Seine -et -Oise, Seine, Oise, Aisne, Ardennes, Marne, où plupart des industries, principalement les industries métallur<j ques et textiles, sont exercées ; grande activité dans le Nord-Es où sont principalement l'industrie du fer et Yindustrie cotu niè'e ; grande activité dans la région du Rhône que borde les houillères du Creusot, de la Loire et d'Alais, où sont Lyon Marseille et qui comprend les départements de Saône-et-Loï) Rhône, Loire, Isère, Ardèche, Gard, Bouche s-du-RhÔ7ie ; activi moins variée dans le Berri et le Nivernais, où l'on fait du i et des poteries; activité médiocre dans le Sud-Est, où tissage de la soie et de la laine et la savonnerie sont les pi importantes occupations ; industrie très-peu développée da la région du Sud-Ouest; industrie presque nulle sur les platea granitiques du Centre, dans les montagnes des Alpes et c Pyrénées, dans la Corse et dans les plaines de la Frai centrale.