LES BESOINS INTELLECTUELS
(Voir dans l'Atlas la France économique : Industrie, planche II.)
215. ^'instruction. — On se ferait une idée encore plus inexacte du nombre d'activités employées à satisfaire les besoins intellectuels, si l'on en jugeait par rénumération suivante. C'est que l'esprit, pour s'instruire ou pour se récréer doit être en communication avec d'autres esprits, et que ce* besoins sont satisfaits, par conséquent, beaucoup plus pai des services personnels que par des produits matériels, sorti: d'une fabrique quelconque. Ils sont satisfaits, au premie chef, par les instituteurs et institutrices de nos nombreuse écoles primaires, par les professeurs de l'enseignement secon daire et de l'enseignement supérieur, par les maîtres enseignai! la musique et les beaux-arts, et par les travaux des savant?
Les objets matériels dont ils se servent ne sont qne secondaires
«verses fibres textiles, avec de 1 nl.l ' , V UeI,3uefois avec broyés et réduits en pTte pnï 'ce 7 W d" b°is
et séchés. Le papier esffabH^soiU cuvent "S la main, soit à la mécanique, dans de eranTLnr ! a
cette dernière fabrication est de beaucouo h n e"'S ;
Le papier à écrire doit être coHé P P lmP<«ante.
Le carton est fait, soit avec de la Date cnmm» i„ • avec plusieurs feuilles de papier collet e "b l* ^ *'
! prés des sources et sur le bord de cl e.tabhsSeut de Préférence : importantes sont à ^gouIeteTs f f"? d'eaU ' Ies PIus ' (Marchais, etc ) nrès del h t n '^ b°rdS de la Charen'«
dans le départ 'm „ de ié fe f""* <Ard-he). «ta, Voiron, Pon, de C ah etc' dlns h " Pf ^ f°r'S' à la Souche, à Étival-aaire-FoSe Ï2 Z*"? *? F°S9eS' à M***. (Pas-de-Calais), 1^1^ 'r* "e canceaux fSeine-et-Marnp/ i w Sainte-Marie, à Cer-
^de-DLe r s ;itrer ( rr0^ dans ie
Kudemer (Eure), à BaesS'* hT"' * Pont" Indre-et-Loire), à Prouzel (Somme L'L ! " T "*» «ixheim, île Napoléon) nous fournTssait hl «"f"*»*!
Paris est le centre DrincinafT» T beaucouP de papier, e 'a fabrication de artic es de btP ""^ *" PapierS et «m* de la papeterie "reaU' qW SOnt une <%"*-
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, icpioauit mécaniquement l'écritiirA *f ~- «*> et l'instruction avec une pro usio Son Z,T '* 'dément, plusieurs millions de copiste tr Z ru Fra"Ce
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lettre marquée en relief et à l'envers, à enduire d'encre cet assemblage ou composition, et, à l'aide d'une presse à bras ou plus souvent d'une presse mécanique, à tirer, c'est-à-dire à imprimer sur des feuilles de papier la composition à un nombre d'exemplaires aussi grand qu'on le veut, et cela en moins ■ d'une minute pour chaque feuille. Après l'impression, les caractères, que fabrique à très-bon marché, à l'aide d'un moule, le fondeur en caractères, sont disjoints et remis à leur place pour servir à d'autres impressions.
Paris est de beaucoup le siège le plus important de cette industrie ; mais on imprime pour le compte de Paris dans un certain nombre de villes des départements voisins, à Saint- Germain, à Sceaux, à Corbeil, à Orléans, à Coulommiers, etc. Après Paris, on peut citer Rouen, Lille, Valendennes, Dijon, Nancy. Besançon, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Limoges, Nantes, Rennet et Tours. Il faudrait citer aussi Strasbourg.
L'entreprise de la publication des livres est faite ou par le: auteurs directement, ou par les éditeurs qui se trouvent dan les villes que nous venons de citer; la vente en détail se fui parles libraires, qui se trouvent dans presque toutes les ville de France. La production annuelle est d'environ 20,000 volu mes, brochures ou feuilles, dont 12,000 publiés à Paris ; il fai y ajouter les journaux de toute espèce, au nombre de pli de 1,000, dont près de 600 publiés à Paris.
218. L.a gravure. — La reproduction des dessins et d< cartes se fait soit par la gravure, sur cuivre (gravure en taill douce) et sur bois, soit par la lithographie, c'est-à-dire p le dessin fait avec certain crayon sur une pierre lithographiq (voir § 156). Le tirage se fait d'une manière particulière po chaque genre. ;s
Le siège principal de cette industrie est encore Pari cependant elle est exercée dans la plupart des grandes vil d'imprimerie, et, pour l'imagerie en particulier, c'est-à-d ' pour les images communes, à Épinal, et à Metz que nous av< 3 perdu.
La 'photographie, c'est-à-dire la reproduction des images r l'action du soleil sur du papier convenablement préparéa aussi Paris pour centre principal ; mais cette industrie s >
it
•ôpandue promplement dans presque toutes les villes, grandes >u petites.
219. E*es instruments rte précision. — Les instruments de précision dont se servent les savants, surtout les .stronomes et les physiciens, sont fabriqués à Paris; Saint-Goain (Aisne) fournit les verres d'optique, et quelques départenents, comme le Jura, les travaillent dans les articles communs, m concurrence avec Paris.
220. Les instruments de musique. — Les instruments le musique que l'on divise en instruments à cordes, pianos, iolons , etc. , et en instruments à vent , comprenant les rgues, les instruments en bois, flûtes, hautbois, et les instruments en cuivre, trombones, etc., ont encore pour siège rincipalde fabrication et de vente en tout genre Paris; Châteaunhierry vient au second rang; Lyon, Marseille, Nancy, Tou- Duse, Bordeaux fabriquent surtout des pianos ; Mirecourt fait ;énéralement la lutherie commune.
221. E.es nausées et théâtres. — A la satisfaction des iesoins intellectuels se rattachent les grands monuments de architecture qui frappent tous les yeux et qui, dans chaque iècle, donnent une direction générale aux arts du dessin t aux industries qui en dépendent; les musées, qui rassemblent lour l'instruction particulière des artistes, quelquefois des irchéologues, et pour l'éducation du goût public, les chefsl'œuvre de la sculpture, de la peinture, de la gravure, les curiosités des temps passés, etc. ; et les théâtres, qui récréent 'esprit.
Au premier rang sous tous les rapports est Paris. Paris >ossède , dans ses monuments et jusque dans ses ruines inciennes ou récentes, des souvenirs et des œuvres remarquâmes »lu style de toutes les époques, depuis les Thermes de ulien jusqu'à l'Opéra; on remarque surtout, dans le style ogial, la cathédrale dédiée à Notre-Dame et la S'ii?ite-Chapelle ; dans e sMe de la renaissance, le Louvre; dans le style de Louis XIV, i porte Saint- Denis, les Invalides et la colonnade du Louvre; iins le stxle de Louis XV, le garde-meuble; dans le style noderne, Yarc de triomphe de l'Étoile, etc. Paris possède dans ea nombreux musées plus de richesses qu'aucune autre ville
du monde, et, sous le rapport des chefs-d'œuvre de la peinture, ne le cède qu'à une ou deux villes d'Italie; il possède aussi de nombreux théâtres, à plusieurs desquels l'État donne une subvention dans le but de favoriser la musique ou l'art dramatique.
Les grandes villes, tout en restant bien loin de Paris, ont
Fig. 128. — Cathédrale de Chartres.
aussi leurs musées et leurs théâtres. On cite le grand musc historique de Versailles, les musées de Lyon, de Rouen, d'Oï léans, de Dijon, de Besançon, de Bordeaux, etc.
Parmi les plus beaux monuments sont les cathédrale, de Reims, d'Amiens, de Rouen, de Chartres (Voir la figure 128 de Reauvais, etc. (ajoutons, malgré la séparation qui a eu Uei
celle de Strasbourg); les châteaux royaux, Versailles, Saint- Germain (Seine-et-Oise), Blois, Chambord (Loir-et-Cher) (Voir la figure 129), etc.; les restes de l'antiquité romaine, le pont du Gard (Voir la figure 130), les arènes de Nimes, celles d'Arles, etc. Les premiers de ces monuments, qui appartiennent à l'histoire lu moyen âge, caractérisent principalement la région septentrionale de la France ,* les seconds, qui appartiennent à l'his-
Fig. 129. — Chambord.
«ire du xvie et du xvnc siècle, caractérisent surtout les régions
s environs de Paris et des bords de la Loire, séjours préférés
s rois; les troisièmes, qui appartiennent à l'antiquité, carac-
isent principalement la région du Midi.