‹ La France colonialeChapitre 114 sur 180 · VL — LES VILLES · texte numérisé non relu

VL — LES VILLES

1® Villes de Cocliîncliîiie. — Saigon, capitale, résidence du gouverneur (10° 46' 40" latitude nord, 104° 21' 45" longitude est), sur la rive droite de la rivière de Saïgon, entre l’arroyo de l’Avalanche et l’arroyo Chinois ; 17 235 habitants, 75 à 80 000 avec la banlieue en 1891 ‘ ; cour d’appel, vicariat apostolique.

La cité moderne, construite sur l’emplacement de l’ancienne ville annamite, presque détruite au moment de la conquête, présente des rues larges et bien alignées, des boulevards, des squares, de belles habitations et de grands édifices publics, palais du gouverneur, palais de justice, cathédrale, église de la Sainte-Enfance, hôpital, casernes, établissement des Messageries maritimes ; jardin botanique ; collèges d’Adran et Gbasseloup-Laubat ; statues de l’amiral Gharner, de Francis Garnier ; monument de Doudartde Lagrée. Dans la plaine des Tombeaux, monument de Pigneau de Béhaine.

Cliolon, la ville chinoise, 40 000 habitants, à 6 kilomètres de Saïgon, reliée à la capitale par un tramway à vapeur.

Mytho, à 72 kilomètres de Saïgon, sur la rive gauche de la branche orientale du Mékong, au confluent de l’arroyo de la Poste, qui conduit à Saïgon par le Vaïco ; 6 000 habitants ; citadelle, église catholique, ambulance de première classe, hôpital indigène, collège.

V iah-Long , à 120 kilomètres de Saïgon, sur la rive droite du bras oriental du Mékong, en aval de Mytho ; 5 000 habitants.

Chaudoc, sur le Bassac, à 220 kilomètres de Saïgon ; citadelle commandant la frontière cambodgienne; 4 500 habitants.

Hatien, à l’entrée d’une anse profonde, sur le golfe deSiam, séparée de la mer par une ligne d’écueils infranchissable pour

i . Européens, 1 960, dont 207 étrangers ; 6 600 Annamites, 7 600 Chinois.

L’INDO-CHINE FRANÇAISE 537

les gros navires. Ce port fait un commerce de cabotage important avec le Siam et reçoit les productions de la côte du Cambodge et de rile de Phu-Quoc, quelques barques de Kampot et de Singapour.

2» Villes €le l’Vnnam. — Hiié, capitale, 30 000 habitants, sur la rivière de Hué, à 12 milles de la mer, composée de deux parties, la ville intérieure, forteresse construite à la Vauban, vers 1795, par le colonel Ollivier, résidence de la cour royale, et la ville extérieure ou ville marchande.

Xuanday, port d’un accès facile.

Tourane et Qui-Nhon, ports ouverts au commerce international.

Fdi-fo, port du Quang-Nam, appelé à un grand avenir commercial.

Cam-Lo, dans le Quang-Tri, où les Annamites avaient construit un fort pour échapper à l’action politique de la France.

3° Villes du Tonkin. — Hanoï (2lo 10' latitude nord, 103° 28' longitude est), à 556 kilomètres de Hué, sur la rive droite du bras principal du Song-Koï, à 85 kilomètres de la mer par le canal des Rapides, à 115 kilomètres par le passage des Bambous; 70 000 habitants h Citadelle construite par le colonel Ollivier. Capitale du Tonkin; ancienne capitale du royaume des Lê.

Bac-Ninh, à 35 kilomètres de Hanoï, près du Song-Cau et du canal des Rapides, point stratégique important sur les routes de Langson, Thaï-Nguyen et Haï-Dzuong. La ville comptait autrefois 10 à 12 000 habitants ; la population actuelle ne dépasse pas 2 500 âmes.

Langson, sur la frontière du nord-est.

Hong-Hoa, bourgade située à côté de la citadelle qui est la ville officielle.

Tuyen-Quan, sur la rivière Claire, ruinée par les Chinois, lors du siège soutenu par le commandant Dominé, se relève de ses ruines, grâce à son excellente situation militaire et commerciale.

Thaï-nguyen, dans une vallée pittoresque, sur les bords du Song-Cau.

Sontay, au sommet du Delta, près de la naissance du Day;

1. L’Annuaire de l’Indo-Chine française (Annara-Tonkin) donne dSO 000 habitants, ce qu’il faut sans doute entendre pour la population de la ville et de la banlieue.

la population est tombée de 12 000 à 4 000 âmes après la guerre, mais la ville se reconstruit chaque jour.

Ninh-Binh, à la bifurcation du Day et de la rivière de Van- Sang; mouvement de la population de 4000 à 5 000 habitants.

Nam-Diîih, sur un arroyo qui joint le Day au Song-Koï, seconde ville commerciale du Tonkin. Trafic d’exportation pour les provinces méridionales de la Chine ; 30 000 habitants.

Hong-Yeu, ancien entrepôt du commerce des Espagnols et des Portugais; population tombée de 5 000 à 3 000 habitants.

10 000 habitants, surleïhaï-Binh,très éprouvée par la guerre, était autrefois la troisième ville du Tonkin.

llaïphong (20° 2P latitude nord, 106» 40' longitude est); port ouvert, depuis le traité du 15 mars 1874, entre le Gua-Cam et le Song-Tam-Bac. Chiffre de population porté de 8 à 15000 âmes.

Quang-Yen, bourg où l’on a pensé élever une ville forte à cause de sa situation maritime et militaire.

Laokay, à la frontière du Yunnan, sur le fleuve Rouge.

4® Villes du Cambodge. — Phnum-Penh, capitale, au confluent du Mékong et du bras du Tonlé-Sap, dans une excellente position commerciale, comptait autrefois 50000 habitarts.

Kampot, port du golfe de Siam, à 3 milles du rivage, sur le Stung-prey-Sroc.

Kampong-Luong, marché important, près de Phnura-Penh, sur le Mékong.

Oudong, ancienne capitale, sur le Mékong.

CPIAPITRE III

GOUVERNEMENT ET ADMINISTRATION

Page 1