L.4. MARTINIQUE
fondé en 1880 et où l’instruction est donnée par des professeurs de l’Université; 2» un externat colonial à Fort-de-France, succursale du lycée; 3° un seminaire-collcge, a Saint-lierre, où l’instruction est donnée par des Peres du Saint-Espiit,
Un pensionnat colonial de jeunes filles, à Saint-Pierre, fondé en 1883, où l’instruction est donnée conformément aux pro- ‘’'rammes arrêtes par le Conseil superieui de 1 insti uclion publique pour l’enseignement secondaire des jeunes filles;
Une école normale de garçons, à Saint-Pierre, et une école normale de filles, celle-ci annexée au pensionnat colonial.
Différentes écoles particulières de garçons et de filles.
Des salles d’asile.
La colonie possède, en outre, une école d’arts et métiers, dirigée par des officiers d’artillerie, et elle entretient cinq bourses à l’école des arts et metieis de Châlons-sui-Maine. Elle entretient en outre un certain nombre de jeunes gens en France.
L’effectif des élèves inscrits dans les écoles communales, en 1887, était de 4 330 garçons et 3 970 filles.
L’enseignement, qui était autrefois confié par la colonie aux congréganistes, est, depuis quelque temps, exclusivement confié aux laïques.
La Martinique consacre à l’instruction publique environ 1 200 000 de francs.
L’instruction toutefois n’est pas encore assez répandue. Une statistique du l®*" janvier 1887, en faisant déduction des 29 426 enfants au-dessous de 14 ans, établit que sur les 143 796 autres personnes, 102 036 ne savaient ni lire ni écrire.
L’inspecteur d’ Académie porte le titre de vice-recteiu .
K„jlgct. — Le budget local pour 1892 a été, tant en recettes qu’en dépenses, de 4 493 372 francs pour l’ordinaire, de 2 308 129 francs pour l’extraordinaire; la dette est de
433 000 francs.
La dépense de la métropole en 1892 sera de 2814 014 francs, ' dont 338 703 pour les services judiciaires et civils, et le reste pour le militaire. Crédits demandés pour 1893 ; 2373 940 francs.
La Martinique a comme la Guadeloupe son octroi de mer.
Presse. Biblîotlièqiie. — U se publie cinq journaux dans la colonie ; à Fort-de-France, le Moniteur de la Martinique, paraissant le mardi et le vendredi, et la Petite hictnce, paraissant le samedi.
A Saint-Pierre, les Colonies, les Antilles, la Défense natio-
nale et le Propagateur. Chacun de ces journaux a son imprimerie. Ils paraissent tous les vendredis et les samedis.
L’imprimerie du gouvernement publie, en dehors du Moniteur, qui est le joui-nal officiel de la colonie, le Bulletin officiel et mensuel des actes de l’administration, le Bulletin scolaire du service de l’instruction publique.
Une bibliothèque, due à la libéralité de M. V. Schœlcher, sénateur, et désignée sous le nom de Bibliothèque Schœlcher, existe dans la colonie depuis peu. Elle se compose de 9 534 volumes. On y trouve en outre 1100 volumes que M. Cochinat, conservateur de ladite bibliothèque, a bien voulu mettre à la disposition des lecteurs.
11 existe, à Saint-Pierre, un Jardin des Plantes et un Laboratoire agricole.