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C. Castes vaysias : six, de titre égal

D. Castes soudras: 1. Nairs ou princes indigènes (21 classes). —

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2. Desservants des pagodes (U classes). — 3. Étrangers (en généra commerçants, depuis les comettys jusqu’aux tisserands; 9 classes). — 4. Indigènes ou Tives (18 castes et 32 classes), — 5. Nomades (22 classes). — 6. Esclaves (6 classes).

On reconnaît la caste d’un Indou à la désinence de son nom. Chaque caste possède son suffixe qui s’ajoute ainsi au nom individuel. Ces suffixes sont d’ordinaire fort élogieuxpour ceux qui les emploient.

Les parias sont subdivises en 3 ordres et 13 castes j leurs brahmanes s’appellent vallouvers. On compte parmi leurs peuplades les Puharris, les Ramousis, les Poucindas, les Bhils, les Ghonds, les Koles, les Mairs, les Pouliahs, etc. — Ce sont les indépendants du monde brahmanique.

Au reste, il se forme encore maintenant des castes nouvelles et ces divisions s’accroîtront encore, à l’infini, sous la pression des idées européennes *.

Les compétitions entre castes sont très vives. En outre des lois de Manou, qui interdisent essentiellement les alliances d’une caste à l’autre et les repas communs, les traditions ont surchargé les rites. Le recueil connu sous le nom de mamoul prouve à quel degré de minutie ont été poussées les scrupuleuses observances du respect de la race. Les castes ont des chefs, appelés décadis ou chefs du sol, titre que l’on donne également au premier magistrat d’un groupe de villages (le chef de village s’appelant gramadhika), et qui est aujourd hui porté par certains chefs de quartiers dans nos circonscriptions communales. Les hautes castes se groupent aussi pour élire un chef général, dit nadou. — Le conflit le plus intéressant qui ait été soulevé entre les castes supérieures est celui que l’on connaît sous le nom de débat des deux mains. On appelle main droite et main gauche (d’après le culte de la déesse Kâli) deux coalitions semi-religieuses et semi-politiques de castes, auxquelles sont indifféremment affiliées de hautes et basses corporations, et qui sont de véritables partis soutenus par d’enthousiastes clientèles, Les hommes de la main droite ont pour emblème un drapeau blanc et représentent, selon toute vraisemblance, les castes établies dans le pays de Coromandel

i. Les indigènes commencent à s’habituer aux formes de 1 état civil français- le 12 février 1881, la mairie de Chandernagor voyait se faire îrpremiér mariage iadou ; mais, en 1883, dans le seul «abl.ssemenl de Karikal, il y a eu 700 mariages célébrés conlormement aux dispositions du Code civil, (L’Inde française et les études indiennes, par Julien Vinson.

Paris, 1883.)

avant l’arrivée des Européens; les tenants de la main gauche au contraire ont le drapeau rouge et semblent venus à la suite des Compagnies qui se partagèrent vers 1G90 la côte de l’Inde.

C’est à Pondichéry que le conflit a surtout sévi, par la juxtaposition d’un élément aborigène puissant et d’une haute caste de marchands malabarais ; des délimitations de quartiers ont été le prétexte des troubles de 1717, 1742, 1768, 1776, renouvelés en 1822 à Karikal. L’accord tend à se faire.

Enfin, durant ces dernières années, les renonciations au statut personnel brahmanique se sont multipliées, et un troisième groupe de citoyens a pris place entre les Européens et les natifs, celui des reno7içants, recrutés dans tous les rangs des Soudras et surtout des Parias. Nous aurons à revenir sur cette scission, en rappelant les droits politiques des Indous.

Profondément attachées à leurs usages et à leurs cultes, les populations de l’Inde française ont néanmoins un vif amour pour leur patrie d’adoption et de choix, la France. Leur esprit patriotique et leur sagesse sont également remarquables. Les mœurs ont une certaine simplicité ; le travail des champs est assidu; les industries récemment créées ont trouvé chez les natifs un concours patient et Labile. Ce qui gouverne dans la caste, c’est la famille; les lois de Manou l’entourent d’un grand nombre de garanties précieuses.

On peut affirmer que nos établissements sont faciles à diriger, et que se confier pour le maintien de l’ordre au bon sens des indigènes, ce n’est point concevoir un plan chimérique dans un pays où les idées françaises sont depuis longtemps acclimatées.

lies langues. — Les langues parlées dans nos établissements appartiennent à deux groupes : Le tamoul (Pondichéry et Karikal), le télingua (Yanaon), le maléalim (Mahé) se rattachent à des origines dravidiennes, et le pai.i est leur source sacrée; le bengali et ses divers similaires, dâkni, hmdi, ont, au contraire, des origines aryennes, et dérivent dans une grande mesure du sanscrit. La combinaison de l’hindi et des dialectes apportés par les Mongols a produit Y hindoustani ou luulù (langue des camps, de la horde), qui est de toutes les langues de l’Inde la plus littéraire.

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