I. LA NOUVELLE ORGANISATION
IjC décret de ISOl. — Un décret présidentiel du cambre 1891, modifiant totalement le décret du !«' août a constitué un gouvernement de la Guinée française et dances, dont M. Ballay a été ensuite nommé gouvernei nouvelle colonie comprend : 1® les Rivières du Sud, déU du gouvernement du Sénégal ; 2» le protectorat sur le . Djallon^ dont les almamys se montraient inquiets du d< ment de forces qui se faisait autour d'eux ; 3" les rel
1. Consulter : Le P. Labat. Voyage du chevalier àtt Marci Guinée et aux ilet avoitinantet (1725-1717). Amsterdam. 1731 ; — G Lee CoUmiet françeUeet; — Vignon, Lee Coloniet françaises; — de La La Guinée (dans l'Atlas colonial) et l'Expansion coloniale de la Fra Lebrun-Renaud, Les Possessions françaises de l'Afrique occidentale Notices coloniales publiées d Voceasion de l'Exposition d'Anvers, t. Dotice sur Porto-Novo est due à M. le commandant Dorât, rési France ; — Les Colonies françaises. Notices illustrées, t. YL 1890; - Bouche, La Côte des Esclaves, 1884 ; — Borghero, Notes sur la Guinée, 1886 : — l'abbé Desribes, L'Evangile au Dahomey et d la i Esclaves, 1877 ; — D'Albéca, Les Établissements français du golfe née, 4890 ; — Chaper, Rapport sur une mission scientifique dans le te (FAssinie (Archives des missions, 1885) ; — Verdier, Assinie, Grandet Lakou, 1892.
Histoire : Gravier, Recherches sur les navigations européennes f moyen âge sur les côtes occidentales d'Afrique. Rouen, 1881. — Dieppe. Paris, 18i3. — Bouët^Willaumez, Commerce et traite des aux côtes occidentales d'Afrique, 1848.
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politiques avec le Kong, le Bondoukou, le Djimini, VAnno, le Mango *, et autres pays placés sous notre protectorat par les traités Binger et Treich-Laplène ; 4® les établissements de la Côte des Graines; 5« les nouveaux établissements de la Côte de l'Ivoire qui, à la suite des traités conclus, depuis le !«• janvier 1891, entre les chefs indigènes et nos représentants, notamment le capitaine Quiquandon, s*étendent sans interruption, sur le littoral du Rio Cavalli à Grand-Bassam, et dans rintérieur, jusqu'aux frontières sud des États de Samory et Tiéba, et aux montagnes de Kong; 6« nos établissements de la Côte d'Or, étendus de la môme façon sur tout le littoral depuis Grand-Bassam et Assinie et dans l'intérieur jusqu'au pays de Kong ; 7<ï nos établissements de la Côte des Esclaves. Tous les agrandissements nouveaux ont été signifiés à l'Europe, conformément à la jurisprudence établie par la conférence de Berlin.
Ce décret de 1891 a modifié toute la terminologie géographique de ces régions. Le nom des Rivières du Su4, qui faisait confusion parce que les Anglais de Sierra-Leone les appelaient Rivières du Nord, disparaît pour faire place à celui de Guinée française proprement dite. Le nom de Côte dVr, vu que ce littoral est occupé presque entièrement par la Côte d*Or anglaise, disparaît pour se xîonfondre dans la Côte d'Ivoire, laquelle englobe également notre ancienne Côte des Graines. Notre Côte des Esclaves prend définitivement le nom d'Établissements du golfe de Bénin. Cependant, dans la description qui va suivre, nous garderons parfois les anciennes dénominations.
Pour les ci-devant Rivières du Sud, pour le Fouta-Djallon, pour le Kong, le Bondoukou, etc., nous renvoyons à ce qui en a été dit au chapitre Sénégal et Soudan.
AdmiaisiratloD. — La nouvelle Guinée française et difpendances se compose, en résumé, d'un protectorat, celui du Fouta-Djallon, et de trois colonies : la Guinée française proprement dite (ci-devant Rivières du Sud), les Établissements de la Côte d'Ivoire (ci-devant Côte des Graines, Côte d'Ivoire, Côte d'Or), les Établissements du golfe de Bénin (ci-devant Côte des Esclaves).
L'administration supérieure des trois colonies est confiée A un gouverneur, qui est chargé en outre des divers protectorats. Sa résidence est à Konakry (Mellacorée).
1. Voyez ci-dessus pages 233-233 et 275-278. II est question (août 1893), de revenir sur ce décret de 1891 : les Rivières du Sud seraient restituées au Sénégal.
Sous son autorité, la Guinée proprement dite est administrée par un secrétaire général; la Côte d'Ivoire, par un résident; le goife de Bénin, par un lieutemint-gouverneur. (Ces trois fonctionnaires sont actuellement MM. Couturier, Desaille et Ballot.)
Chacune de ces trois colonies conserve t son administration propre et son budget local » séparé.
• Le gouverneur est ordonnateur de toutes les dépenses », mais il peut déléguer ses pouvoirs à ses trois subordonnés. Les dépenses communes aux trois groupes sont fixées, chaque année, par le ministre chargé des Colonies. Le service du Trésor est centralisé par un trésorier-payeur en résidence à Konakry, assisté d'un trésorier particulier à Porto-Novo eiù'xxn préposé h Grand-Bassam.
Un décret présidentiel de mai 4892 a institué dans la nouvelle colonie de Guinée française et dépendances trois juges de V^\^ h. compétence étendue : ils siègent à Konakry, Grand-Bassam, Porto-Novo. Le même décret a supprimé pour ces territoires la compétence des deux tribunaux et de la cour d'appel du Sénégal.
Les crédits demandés, pour 1893, en faveur de la Guinée française, s'élèvent à 943 500 francs.