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I. — NOTICE HISTORIQUE

En 4842, l'escadre française, évoluant dans le golfe de Guinée, pour surveiller, d'accord avec l'escadre anglaise, la traite des nègres, choisit comme lieu de refuge et de ravitaillement l'estuaire du Gabon, qui avait été acheté précédemment à deux petits rois riverains appelés Denis et Louis. La prise de possession eut lieu en 1842, par la construction d'un blockhaus et l'établissement d'une mission catholique. Le premier village de nègres libérés fut fondé en 1849, et reçut le nom de Libreville, par traduction de celui de Freetown, donné par les Anglais à la ville bâtie dans le même but.

En 18G2, on s'empara du cap Lopez et du delta de l'Ogôoué, révélé par le voyageur américain du Chaillu. Ce fleuve fut ensuite exploré par le docteur Griffon du Bellay et les lieutenants de marine Serval et Aymès (1867).

Toutefois notre commerce profitait peu de celte colonie, qui fut même abandonnée en 1871.

Mais bientôt les explorateurs français Marche et de Compiègne remontent l'Ogôoué et parviennent jusqu'au confluent de l'Ivindo , où ils sont repoussés par les Ossyébas (1874).

En 1877, Pierre Savorgnan de Brazza, Italien de naissance, lieutenant de marine au service de la France, part en compagnie de MM. Marche et Ballay; il atteint le plateau des sources de ce fleuve, puis il y découvre en 1878 l'Alima et la Licona, qu'il soupçonne être des affluents du Congo; mais, repoussé par les indigènes, il est obligé de retourner sur ses pas sans apercevoir le fleuve lui-même, que, un an auparavant, l'explorateur anglais Stanley avait descendu en entier, depuis Nyangoué jusqu'au golfe de Guinée. En récompense de son exploration géographique, de Brazza reçut du roi Léopold II une première somme de vingt mille francs.

1 Les possessions françaises du Congo s'étendent aujourd'hui (1895) du fleuve Congo jusqu'au lac Tchad et au delà, où elles se rattachent virtuellement au Soudan et au Sahara français. Dans ce chapitre, nous traiterons d'abord du Congo proprement dit (§§ I, II et III), réservant pour le § IV ce qui concerne les récentes acquisitions au nord de l'Oubanghi (4° ou 5° lat. nord).

CONGO FRANÇAIS

Pour comprendre la suite des événements, il est bon de rappeler que déjà, en 1876, le roi des Belges, Léopold II, avait fondé avec les représentants des grandes puissances une Association internationale pour la civilisation de l'Afrique centrale, en vue surtout d'éteindre la traite des nègres et de faire profiter le commerce de toutes les nations. Des stations scientifiques et hospitalières furent d'abord échelonnées sur la route du Zanguebar au grand lac Tanganika, dans la région orientale. Apprenant la traversée de Stanley, le roi le fit venir à Bruxelles, puis le chargea de retourner sur le Congo, qu'il venait de découvrir, avec mission d'y établir des stations et d'ouvrir d'abord une communication vers l'intérieur par la côte occidentale; car il s'agissait de suppléer par un chemin de voiture au défaut de navigabilité du fleuve, qu'interrompent les cataractes échelonnées de Yivi au lac Stanley (Stanley- Pool). Ainsi furent établis successivement, de 1879 à 1882, une série de postes, notamment ceux de. Borna, Vivi-Matadi, Manyanga et Léopoldville.

Pendant ce temps, encouragé par une nouvelle subvention du roi Léopold, P. de Brazza, dans un second voyage, remonte de nouveau l'Ogôwé et fonde Franceville sur le plateau central. Parvenu sur le Congo, il obtient de Makoko, chef des Batékés, un traité par lequel celui-ci se met sous le protectorat français et cède le territoire dit de Brazzaville, où l'explorateur plante le drapeau tricolore sur la rive nord du Stanley- Pool, en face de Léopoldville. De Brazza regagne ensuite la côte par la vallée du Congo et revient en France. Bientôt après, le gouvernement de la République, par la loi du 30 novembre 1882, ratifiant le traité conclu avec le roi Makoko, se fait remettre par le comité français de l'Association internationale les deux stations fondées de Franceville et de Brazzaville.

Dans un troisième voyage, accompli de 1883 à 1885, cette fois avec le titre de « Commissaire du gouvernement de la République française » , de Brazza s'empara de plusieurs points du littoral, notamment de Ponta- Negra et de Loango, pendant que l'Association africaine établissait plusieurs stations dans la vallée du Quillou-Niari; puis, remontant encore une fois l'Ogôwé, il vint retrouver le roi Makoko pour lui faire la remise de la ratification des traités susdits (avril 1884).

Remise du traité à Makoko. — « Le 27 mars 1884, dit M. de Brazza, j'arrivai à Nganchouno. M. Ballay y était parfaitement installé et dans les meilleurs termes avec les chefs environnants, vassaux de Makoko. Je me retrouvais en pays connu: c'est là que, trois ans auparavant, je m'étais embarqué pour aller prendre possession des territoires cédés à N'Couna, auquel la Société de géographie a voulu donner le nom de Brazzaville.

« Makoko, prévenu de mon arrivée, m'avait envoyé saluer par une ambassade. En grande hâte nous réunissions les présents destinés à récompenser sa loyauté, et une marche de nuit nous conduisit aux abords de

sa résidence. Makoko me reçut avec une pompe peu usitée et des démonstrations de joie excessives. Tout d'abord, dans une chanson improvisée en mon honneur et faisant allusion aux faux bruits qui avaient couru sur mon compte, aussi bien en Afrique qu'en Europe, il disait au peuple présent :

« — En vérité , en vérité, vous tous qui êtes là, voyez. Voilà celui qu'on disait mort : il est revenu. Voilà celui qu'on disait pauvre : voyez ses présents. i> Et il désignait, en parlant ainsi, un magnifique tapis et un coussin de velours que nous avions placés sur ses peaux de lion.

Carte du Gabon et du Congo français.

« Puis, suivant le cérémonial admis, se levant en même temps que moi et faisant le même nombre de pas, Makoko me donnait une vigoureuse accolade, ne se lassant pas de sourire à son ancien ami. Je le priai de faire prévenir ses premiers vassaux, afin que la remise des traités pût se faire en séance solennelle. Au jour dit, tous les chefs et leurs plus notables sujets répondirent à la convocation. Le palabre se tint sous un vélum de laine rouge, semblable à celui sous lequel avait eu lieu notre première réception.

« C'était un spectacle bien étrange que cette nombreuse réunion, foule compacte accroupie, où dans la bigarrure des étoffes à couleurs vives, le mouvement d'une lance ou le déplacement d'un fusil faisait passer des éclairs. Makoko trônait sur ses peaux de lion, négligemment accoudé sur

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des coussins, entouré de ses femmes et de ses favoris. En face, à quelques pas de lui, M'pohontaba, l'un de ses premiers vassaux, et les autres chefs assis à terre sur des peaux de léopard, attendaient que le souverain donnât le signal du palabre. Nous étions entre les deux groupes, un peu sur le côté. Makoko, sans se lever, souhaita la bienvenue à tout son monde; il expliqua en quelques mots le but de la réunion, puis chaque chef, M'pohontaba en tête, vint à genoux protester de sa fidélité à Makoko, seul vrai chef, disaient-ils, seul propriétaire et souverain de tous les territoires batékés.

« A mon tour, je rappelai le passé en quelques mots; mes hommes

Pierre Savorgnan de Brazza.

présentaient les armes, on sonna aux champs, et je fis à Makoko la remise des traités au nom de la France. Procès -verbal de la cérémonie fut dressé et signé, et l'on se rendit sous le « hall » improvisé où se trouvaient, exposés à l'admiration de tous , les présents destinés à chacun et étiquetés à son nom. Les cris de surprise, les marques de joie, les remerciements, jetèrent leur note bruyante et gaie dans le va-et-vient d'une foule curieuse; puis, chacun emportant ses nouvelles richesses, on se dit gaiement : « Au revoir. »

Congrès de Berlin. — Mais de cette prise de possession il s'ensuivit avec l'Association des difficultés, qui s'accrurent encore par les prétentions du Portugal, revendiquant, au nom de ses droits historiques, la possession du bas Congo. En effet, on attribue généralement la découverte de l'embouchure du Congo-Zaïre au Portugais Diego Cam, en 1484, et le Portugal

fut longtemps en relations d'affaires avec l'ancien royaume du Congo ou de San-Salvador ; mais depuis trois siècles il n'avait rien établi à l'intérieur, et le Congo lui-même resta inconnu jusqu'au jour où Stanley révéla au monde étonné ce fleuve géant.

Pour aplanir les différends politiques, il ne fallut rien moins qu'une conférence internationale, laquelle fut convoquée par le prince de Bismarck au nom de l'Empire allemand, et s'ouvrit à Berlin le 15 novembre 1884. Les quatorze puissances qui y furent représentées sont : l'Allemagne, la France, l'Angleterre, l'Autriche - Hongrie , la Bussie, l'Italie, la Belgique, la Hollande, le Portugal, l'Espagne, le Danemark, la Suède -Norvège, la Turquie et les États-Unis d'Amérique.

Il résulta de cette conférence un Acte général, signé le 25 février 1885, qui consacre les principes suivants :

1° La liberté du commerce et de la navigation dans ls bassin conventionnel du Congo, lequel comprend non seulement le bassin hydrographique du fleuve et de ses affluents, mais encore : à l'ouest, celui du Quillou et de toute la côte depuis Setté-Kama (2° 30' latitude nord) jusqu'au fleuve Logué, près d'Ambriz; à l'est, la zone libre prolongée comprenant la région des grands lacs et tout le littoral de l'océan Indien, depuis le Somal (5° latitude nord) jusqu'aux bouches du Zambèze.

Cette vaste zone commerciale reste ainsi libre pour tous les pavillons, quelles que soient les puissances qui possèdent ou posséderont les territoires y inclus;

2° La neutralité, en cas de guerre, desdits territoires de la zone libre : les États possesseurs, fussent- ils belligérants, ne peuvent les attaquer ni s'en servir comme base d'opérations militaires, pour ne pas nuire aux droits des neutres et pour éviter tout conflit avec les indigènes;

3° La suppression de la traite des esclaves, la protection des indigènes, des missionnaires et des voyageurs, ainsi que la liberté religieuse; en un mot, la plus complète égalité de tous les individus indigènes ou européens séjournant dans le pays;

4° Enfin l'assimilation du bassin entier du Niger à celui du Congo pour les mêmes conditions de liberté commerciale.

Pendant les négociations, la France, le Portugal et le roi des Belges ont pu se mettre d'accord pour le partage des territoires contestés.

Il fut convenu que la France restait maîtresse du bassin du Quillou et d'une grande partie de la rive droite du Congo, tandis que le Portugal obtenait la rive gauche du fleuve vers son embouchure, outre le petit territoire de Cabinda, situé plus au nord.

L'Allemagne, de son côté, s'annexait de vastes provinces dépendantes de Zanzibar, dans l'Afrique orientale.

L'État libre. — Ces revendications satisfaites, et les autres puissances contractantes n'exigeant pas de part spéciale de territoire, le roi Léo-

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pold II, qui seul pendant six ans avait supporté les frais énormes des entreprises dirigées par Stanley, fut reconnu légitime possesseur de la plus grande partie du bassin du Congo, dont les limites furent fixées sur une étendue de plus de deux millions de kilomètres carrés, comprenant le cours supérieur et moyen du fleuve, avec une bande de territoire donnant accès à la côte occidentale.

Ainsi s'explique la création de I'État indépendant du Congo par le roi Léopold II, qui, avec l'autorisation des Chambres belges, a pris le titre de <r souverain » du nouvel État, sans que l'union des deux pays sous un même chef engage en rien la responsabilité de la Belgique, étant ellemême un Etat neutre.

Le drapeau de l'État du Congo, comme celui de l'Association africaine dont il a pris la place, est de couleur bleue avec une étoile d'or au centre. Son administration supérieure est à Bruxelles et correspond avec un gouverneur général et des agents établis sur la terre africaine, notamment à Banana, Borna, Vivi ou Matadi, et Léopold ville. Ces agents, la plupart Belges , disposant d'une flottille de bateaux à vapeur, continuent l'exploration de l'Afrique centrale; ils ont fondé de nombreuses stations sur le haut Congo et ont remonté, dans ces derniers temps, d'importants affluents, tels que le Lomami, le Kassaï, le Sankourou, Plkata, le Koango, l'Arouhimi et l'Oubanghi.

Une clause importante de la convention de 1884 avec le roi Léopold, renouvelée par le traité franco-belge de 1894, est celle par laquelle la France a droit de préemption, ou de préférence, pour acheter le Congo indépendant, au cas où le roi Léopold et la Belgique consentiraient à s'en dessaisir.

Revenons maintenant au « Congo français » , car tel est le nom que , le premier peut-être, nous avons donné à ces territoires, désignés jadis sous l'appellation trop peu précise d' « Ouest africain ».

Les collaborateurs de M. de Brazza. — M. de Brazza, aujourd'hui gouverneur du Congo français, aura le mérite d'avoir donné à la France une importante colonie, mais en cela il a agi plutôt comme administrateur et diplomate d'une habileté consommée, que comme explorateur. Il a peu découvert par lui-même, en dehors de la traversée du bassin de l'Ogôwé au Stanley-Pool , longue de quarante lieues à peine. Mais il a eu le talent d'envoyer en reconnaissance des collaborateurs intelligents, qui peu à peu remontèrent le pays vers le nord jusqu'au lac Tchad ; quant à lui, il ne fit que les suivre de loin.

Parmi ses auxiliaires, il faut citer MM. Ballay et Mizon, deux de ses premiers compagnons; de Lastours, mort dans le haut Ogôwé à Madiville, qui se dit aujourd'hui « Lastoursville j> ; — de Chavannes, qui organisa la station de Brazzaville; Dolizie, autre organisateur, et surtout le frère du gouverneur, l'Italien Jacques de Brazza, qui avec son compatriote.

M. Pécile, remonta la Likuala, dont la Licona est un affluent. Jacques de Brazza mourut des fièvres dans ce pays en 1886.

En 4888, Paul Crampel, jeune artiste de vingt-trois ans, secrétaire de M. de Drazza, entreprit une expédition pour tourner la position que l'Espagne occupe sur le Mouni au nord du Gabon. Seul Européen, avec deux laptots, tirailleurs sénégalais, et quelques indigènes loangos de la côte, il partit de Lastoursville le 12 août 1888 pour son aventureuse exploration.

Bientôt aux prises avec les plus grandes difficultés, il pénétra chez les M'Fans, où il rencontra une race de pygmées, les Bagayas, sur lesquels il donna d'intéressants renseignements; puis, arrivé à la limite nord de nos possessions, il se dirigea vers l'ouest en longeant la limite du Cameroun allemand.

Quelques jours après, à 250 kilomètres de la côte, Crampel est attaqué par les Pahouins; deux de ses hommes sont tués, lui-même est atteint de deux coups de feu; il faut battre en retraite. Alors commence une marche dramatique vers l'ouest, à travers la forêt et les marais; mais, malgré les souffrances que lui causent ses blessures, le courageux explorateur parvient à relever le moral de son escorte et à la sauver. Enfin il atteint le poste français de Batah, situé sur la côte à 200 kilomètres au nord du Gabon; c'était le 3 mars 1889. Nous reverrons cet explorateur plus loin.

Le traité conclu avec l'Allemagne en 1890 fixait au parallèle de 2° 20' la limite du Cameroun, depuis le Bio-Campo et la mer jusqu'au 15° de longitude est, où elle s'arrêtait brusquement. Elle ménageait à la France un large passage vers les régions du Soudan central et du lac Tchad, but essentiel à atteindre.

C'était à qui, des Français ou des Allemands, explorerait les premiers ces pays sans maîtres européens, et s'en emparerait officiellement, selon l'article 4 du Congrès de Berlin. Les Allemands organisèrent diverses expéditions pour rattacher le Cameroun à la voie fluviale de TOubanghi-Congo, mais ils furent arrêtés par les attaques des indigènes.

Dès 1890, les Français s'avancent dans cette direction, en profitant de la grande rivière Sanga. M. Cholet s'embarque le 30 mars sur cette rivière large parfois de plus d'un kilomètre, encombrée d'îles et peuplée d'hippopotames. Il rencontre de nombreux villages d'Abfourous, de Pahouins et de Basangas.

Vers le parallèle 2°20', la Sanga reçoit à l'ouest un affluent, la Ngo-go, qui descend d'un massif montagneux; mais les voyageurs trouvèrent la rivière elle-même encombrée de bancs de sable : on était à la saison des basses eaux, où la navigation est impossible. En conséquence, le 15 mai, l'expédition redescendait vers le Congo et Brazzaville. Elle avait trouvé la voie véritable vers les régions du lac Tchad.

L'année suivante 1891, MM. Fourneau et Gaillard furent chargés de

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reprendre l'exploration de la haute Sanga. Le premier, avec une escorte considérable, partit à pied, tandis que le second, à bord du Ballay , le suivit pour soutenir sa marche. Le 9 avril, les deux explorateurs se rejoignent sur la haute Sanga, au village de Dongo, point plus septentrional que celui atteint par M. Cholet.

Types de Batékés, entre Franceville et l'Alima. — Réunion ou palabre.

Pendant que le Ballay remonte un affluent et se trouve bientôt arrêté par les rapides, M. Fourneau poursuit plus au nord. Le 1er mai, sur la rivière Sadi, il est attaqué par les indigènes armés d'arcs et de sagaies; il y eut plusieurs morts. Ce fut pis encore le 17 mai, au village de N'zaouré, où eut lieu a une véritable boucherie ». C'était un combat corps à corps. M. Thiriet meurt de deux coups de sagaie et d'un coup de casse-tête, qui lui fracasse la tempe droite; M. Blom tombe gravement

blessé et M. Fourneau lui-même reçoit sur l'arcade sourcilière un coup de lance qui provoque une forte hémorragie. Dix Sénégalais sont tués et une trentaine d'autres blessés. Les cannibales dévorent les morts et les mourants laissés en arrière. Pour conjurer ce triste sort, il fallut brûler le corps de M. Thiriet et ceux de plusieurs laptots sur un bûcher fait avec toutes les marchandises, les effets et les tentes qu'on ne pouvait plus porter, faute de bras; puis on mit, par représailles, le feu au village, qui bientôt ne fut plus qu'un immense brasier. Force fut de battre en retraite à la hâte et de redescendre la Sanga.

Comme nous le verrons plus loin, les expéditions Crampel (la deuxième), Dibowsky, Mizon et de Maistre (1890 à 4893) répareront cet échec relatif et ouvriront largement la voie qui conduit aux bassins du lac Tchad et du haut Oubanghi (§ IV).

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