‹ La France coloniale illustréeChapitre 53 sur 80 · DE L INDE · texte numérisé non relu

DE L INDE

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Carte des territoires français de FHindoustan.

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Pondichéry. C'est une ville bien bâtie, peuplée de 33000 habitants, dont 300 Français, sur un territoire restreint de 940 hectares seulement. Son trafic, presque nul, à cause de l'ensablement du fleuve, se fait avec la capitale indo -britannique.

Outre ces cinq établissements, la France possède, en vertu des traités, dans sept des villes anglaises, des comptoirs ou loges, composés souvent d'une seule maison avec terrain avoisinant et quelques cases indiennes.

Ces loges françaises se trouvent à Balassore, Dacca, Patna et Jaugdia, dans le Bengale; à Mazulipatam, au sud de Yanaon ; à Calicut, au sud de Mahé, et à Surate, grande ville au nord de Bombay.

Industrie et commerce. — L'industrie de l'Inde française consiste dans les cultures de riz, légumes, ananas, etc. et la fabrication des tissus de coton ou guinées, teints en bleu avec l'indigo, à Pondichéry. On a découvert de riches mines de lignite à Bahour.

Le commerce intérieur dispose des canaux naturels, des chemins de fer, postes et télégraphes de l'Inde anglaise.

Le commerce extérieur s'est élevé en 1890 à 33 millions de francs, dont les quatre cinquièmes pour l'exportation. Il se fait pour la plus grande partie avec les autres ports de l'Inde et par vaisseaux anglais ; puis avec la Béunion, Maurice, Marseille et Anvers, par vaisseaux étrangers plutôt que français.

j^Les produits exportés sont: l'arachide, pour 15 millions; les guinées, destinées aux nègres d'Afrique et du Sénégal, l'indigo, l'huile de coco, le riz. Les articles importés sont: les cotonnades indiennes ou anglaises, les soieries, vins et liqueurs de France.

Pondichéry, port franc, et Karikal concentrent tout le commerce, qui est presque nul dans les autres territoires. Les services de vapeurs anglais, rarement français, établissent les communications avec les ports voisins, l'Europe, la France et nos autres colonies.

En somme, le commerce de la France dans l'Inde s'exerce beaucoup plus avec les porls anglais qu'avec nos propres établissements. Ceux-ci conservent toutefois une certaine importance politique, bien que, en vertu des traités, il nous soit même interdit de les fortifier et de les transformer au besoin en positions stratégiques.

Heureusement l'acquisition récente de l'indo- Chine compense les pertes que nous avons subies dans l'Hindoustan.

INDO-CHINE FRANÇAISE

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