‹ La France dans l'Indo-ChineChapitre 12 sur 12 · U FRA!<CB DANS L*I1<IIK>-€I1I!(B · texte numérisé non relu

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par lo fait (Vuno spoliation, à la lin du xvui« siècle, la propriété du royaumo do Siam.

11 est donc clair quo notra premier soin doit être de nous entendre avec lo Cambodge et do réclamer do lui toutes les garanties de sécurité indispensables contre toutes les éventualités de l'avenir. Or, la première de ces garanties est sans contredit l'occupation commune de ses frontières historiques, h lui rétrocédées par le Siam.

C'est bien le sentiment de cette situation de la Cochinchine vis-ù-vis du Cambodge qui a dû présider ù la conception de Tan^angement de 1884, que M. Ch. Tliomson a fait signer au roi Norodom. Tout rengageait, en clTet, à mettre la main sur le Cambodge. Il s'est toutefois senti aiTôté, sans doute, par des cunsidci*atiuns spéciales : les événements de la Chine et du Tonkin, les débats parlementaires qui avaient lieu ;u ce sujet à Paris, la crainte d'engager la France sans être, lui, soutenu dans ses prétentions exagérées, et bien d'autres choses encore, ont dû éveiller ses craintes, tempérer son ardeur, maîtriser son énergie. Et pourtant le statu quo lui semblait impossible ! Il a tenté quelque chose. Ce quelque chose a été trop ou trop peu.

Ce fut trop, car en obligeant Norodom à consentir & ses exigences, il l'humiliait inutilement et sans prolit aucun;

Ce fut trop peu, car le vieux roi, irrité^ gardait.

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malgré tout, la fiicuUô do so vengor de nous et do susciter senrèlcmont des rébellions que nous aurions à combattre. C'est ce qui est arrivé en effet.

M. Gh. Thomson s'est donc trompé, pour no pas avoir assez osé, ou pIutiH pour ne pas avoir logiquement osé ! Son sentiment n*cn fut pas moins excellent.

Le problème à résoudre pour tout gouverneur de laCochinchine comprenant les intérêts de son pays, consiste, selon moi, à absorber le Cambodge, sans 8*cn emparer elTectivement, c*est-A-dire en laissant au roi de ce pays son indépendance et son autorité dont il doit être fait habilement usage, au profit do notre colonie du Sud. Cette tAche n*est pas si compliquée qu*ello peut le paraître au premier abord. Elle ne réclame pas des aptitudes extraonlinaîrcs de Kl part de celui qui en serait chargé e la confiance et Tappui de la France lui doivent si^ffirc, sous la réserve expresse qu*il ne dépassera pas lés limites exactes qui lui seront rigoureusement tracées par son mandant. /

Ainsi lo Protectorat do la France* au. Cambodge trouverait uno application intelligente, large, eflcctive, avantageuse autant pour le Protecteur que pour le Protégé.

N*est-ce pas là la véritable solution à trouver?

J'ai suffisamment démontré, je Tespére, que la prospérité de la Cochinchine dépendait en grande partie do la bonne ou mauvaise administration du

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du Cambodge. Nous dovons donc nous occuper de rendre cette administration aussi parfaite que po8« siblo; nous dovons, en un mot, venir en aido au roi Korodom et lui organiser son royaume autant au point de vue fiscal qu*au point do vue militaire. D'accord avec lui, il nous faut mettre de Tordre dans la répartition de ses impôts et dans la perception do CCS derniers. Ce serait d'une part tout bénéfice pour lui, et d* autre part cela nous permettrait d'achever dans SCS États notre œuvre civilisatrice. Nous trouverions, en elTet, dans le fonctionnement régulier des institutions financières nouvelles, toutes ressources nécessaires pour ouvrir des voies de communication h son commerce et h celui de la Cochinchinc, pour équiper et former des milices auxquelles nous fournirions des instructeurs, pour élever des défenses sur ses frontières et sur tous les points stratégiques (Â\ il y aurait lieu d'en placer, pour sa sécurité et pour la nôtre.

Jo n'invente certes rien, en exposant un pareil projet. Il en a été conçu déjà un semblable, en 18G4, lorsqu'il s'est agi de consolider le trône de l'empereur Maximilicn que nous avions installé à Mexico, malgré les sinistres souvenirs laissés par la mort violente de l'imprudent Iturbide.

A cette époque, au Mexique, comme aujourd'hui, au Cambodge, il s*ngissait de fonder un ordre de choses régulier. Une commission composée de

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financiers et présidée par un homme do grand talent, M. Langlois, conseiller d*ÉUit, fbt envoyée & Mexico. Elle avait pour mission d*inaugurcr tout un système fiscal approprié au pays que nous occupions alors, et qui était néanmoins, du nord au sud, infesté de guérillas,

M. Langlois a été, de son vivant, le véritable mi« nistre des financesdu Mexique. A côté de lui, M. rin« tendant général Priant était chargé de tout co qui concernait la formation, Tarmement et Téquipcroent d*une armée nationale. Un Jeune capitaine, d'un mérite transcendant, M. Pierron, aujourd'hui général, naguère professeur à Técole de guerre, était le secrétaire particulier de Tempereur qui avait placé en lui toute sa confiance. Plus modestement, en qualité do sous-secrétaire d*État, J'occupais moi-même le poste de chef du cabinet militaire du souverain.

G est ce dernier lui-môme, le frère de Temperour François-Joseph, qui avait sollicité de la Franco Tappui et le concours de ses financiers, do ses ingénieurs, de ses officiers.

Les résultats obtenus furent exceUcnts, malgré la constante et coupable opposition de Bazaine; et, si ce triste personnage avant de procéder à l'évacuation du corps expéditionnaire, n*avait tral« treusemcnt détruit une œuvre encore incomplète, mais laborieusement et consciencieusement édifiée, Tempereur Maximilien, obligé, je le crois, quand

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même, de déposer tôt ou tard sa couronne, aurait pu * certainement, grûce à Théritage que nous lui aurions laissé, se sauver de la sinistre mort qui lui a été inlligôe sur un obscur monticule, aux bords des fossés doQuorctarot

Pourquoi, forts de roxpérienco du passé, no re« nouvcllcrions-nous |>as àPnûm-Pcnh, dans des conditions normales, auprès de Norodom, une œuvre qui, celte fois, nous intéresse directement.

Nul ne songe — moi pas plus que quiconque, pour le moment du moins — à s'emparer eiïectivement du Cambodge, à le réunir à la Cochinchine pour en faire une seule et même terre française. Mais ne peut-on pan'cnirà ra680)*l;er, en Ya$8imilant h notre colonie, en liant absolument son avenir, ses intérêts à lavenir, aux intérêts de notre possession du sud de Tlndo- Chine?

Je ne vois qu'avantage à opérer de la sorte et pas un seul inconvénient!

Le roi Norodom pourrait-il en prendre quelque outrage? M. Ch. Thomson lui a imposé, certes, de plus dures conditions et il a consenti à y souscrire!

Qui nous arrêterait donc dans Texécution de ce plan d*ahsovplioni

Ijù désordre règne pailout dans le Cambodge. Ijcs llnances no sont pas administrées. Le contribuable est livré h Tarbitraire des mandarins. Les routes sont absentes ou h peu prés. Les transactions sont on

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ne peut pas plus restreintes. Le pays est envahi par des bandes qui harcèlent nos postes et épuisent nos soldats. G*est le frère du roi qui les commande, et Norodom se déclare impuissant h les détruire!

Mais notre conduite no nous est-elle pas dès lors toute tracée? Tout est h faire au Gamboclgo. La Gochinchino sera vouée h un état misérable tant qu*il en sera ainsi.

Mettons-nous donc & l'œuvre. Organisons, adminis* trons au profit^de Norodom et au nùtro.

M. Gh. Thomson avait timidement limité son action h la ville de PnOm-Pcnh. D'après sd convention la capitale devait être administrée < par une commission municipale composée du résident général ou de do son délégué, président; six fonctionnaires ou négociants français nommés par le gouverneur de laCochinchine; de trois Gambodgiens, un Annamite, deux Cliinois, un Indien et un Malais nommés par Sa Majesté le roi du Cambodge sur une liste présentée par le gouverneur de la Gochinchino ».

Au lieu de cette commission municipale, véritable aricquinadc, installons auprès du roi h Pném-Penh une commission extraordinaire composée do financiers, d'ingénieurs, d'ollicicrs do toutes armes, do savants même. Le roi lui adjoindrait un certain nombre de ses fonctionnaires et lettrés. Ainsi se trouveraient réunis tous les éléments d'une réorganisation complète du Cambodge, pour la grande gloire

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et la plus désirable satisfaction et du Protecteur et du Protégé!

Un traité d*alliance ofTensive et défensive entre les deux compléterait une entreprise si féconde, de telle sorte que les places fortes du Cambodge, en dehors do certains postes que nous nous réserve* rions, seraient occupées par des garnisons ini-franvaises, nii-cambodgionnes.

I^s frais de celte occupation militaire seraient réglés par la commission cxtraoïxliiuiira résidant t\ Puuni-Pcnh.

Lo Cambodge deviendrait dés lors, en mémo temps quo la forteresse avancée de la Cochinchine, un passage largement et sCircment ouvert pour l'expor* talion dû nos produits et pour Fimportation des raar* chandises étrangères,

Mylho serait bientôt un port de commerce de pre* mier ordre. Kampot ivtrouverait son activité perdue.

Nous pourrions ti^és aisément faire de SaKgon un arsenal maritime considérable, car nous trouverions en abondance, dans le pays que nous serions chargés d'administrer, lefer,la houille, le bois, la pierre, etc., nécessaires à celle grande œuvre.

Ce dernier projet ne mérite-t-il pas plus de faveur que celui de M. Fillippini dont je n*accuse d'ailleurs que rignorance et rinexpérience !

Avec lui, notre Prateclorat est un dangereux amoindrissement du prestige de la France ; avec

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M. C3i. ïhomson, il en était — malheurausemont sans profit — une tdcheuse exagération. Entre ces deux systèmes, il doit y avoir place pour une troisième solution pacifique, civilisatrice, utile pour les parties engagées! Mon innovation, que dis-je, ma réédition d'organisation administrative du Mexique — car jo n'ai rien inventé — ost-cllo do nature h produire un si précieux résultat?Tout mo Tindiquo; et Jo la propose avec cotto conviction profondo qu*ello est indispensable & mon pays, ê*il veut comerver la Cachinclnne,

S'il veut eonsei*ver la Cochinchinêt ai-Jo dit? Co sont là do gros mots, des paroles qui ont une prétention do prophétie qu*il me faut sinon justifier tout au moins expliquer. G*cst ce que Jo vais m'ciïorcor do faire.

Quand J*cngage mon pays à s*occui)er du Cam* bodge au point de vue fiscal et militaire, Je no suis nullement inspiré par un sentiment platonique. Je songe à Tavcnir. Aussi bien j'entends lui conseiller fermement, et pour cause, de prendre des gages cerlains^ gages qui ne pourraient en aucun cas lui échapper, pour garantir la Cochinchine contre des éventualités qu'il est sage de prévoir. Comme Je Foi fait observer déjà, notre voisin devenu, gnke à nous, puissant et riche, notre voisin ingrat — certains de nos voisins do TEurope nous ont sufllsammeiil prouvé que Tingratitude n*est pas bannie des nations pour lesquelles nous avons fait d*immenses sacrifices

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— le Cambodgey en un mot, régulièrement admi* nistré, puissamment armé, pourrait avoir un jour la velléité de repousser le Protectorat français, d'agir directement contre la Franco, ou de se lier à nos ennemis résolus à agir contre elle.

C'est pourquoi j ai réclamé et je ne saurais trop le réclamer encore, une occupation militaire commune, frontières infranchissables.

Voulons-nous, oui ou non, conserver la Coc/ttnchine? Si oui, nous n'y par\'iendrons, h moins de lourds et coûteux sacrifices, qu'en absorbant le Cambodge, en nous rattachant, en nous l'assimilant, on nous y établissant militairement, conjointement avec lui, dans un but do défense etmununo.

Si non, il nous faut en décréter l'abandon sans y augmenter davantage nos charges.

Et nous ne pouvons Tabandonner; rien ne nous oblige. Au contraire, tout nous engage à y rester, à nous y inst;dlcr solidement.

^lais ce n*est pas tout. Notre expédition au Tonkin et dans l'Annam a eu son contre-coup dans le sud tlo rindo-Chino et a créé à notre colonie do Cochinchine une situation i)articuIièro tiui exigo une sérieuse attention do la i)art de la France.

J'y ai songé bien souvent, et je l'ai dit : Elle a été la cause déterminante do la présente étude.

Jo no reviendrai pas sur les sentiments personnels que n\*a inspiixVs l'expédition du Tonkin. Mais, pour

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que mon œuvre soit complète, je suis forcé, avant de la clore, de me placer en face de ces deux hypothèses : ou l'occupation définitive assurée du Tonkin et de rAnnam par la France, ou l'abandon du Tonkin et de l'Annam soit par suite d'une retraita complète, soit par suite d'une retraite partielle, co que j'ai appelé une liquidation. .

Dans chacun de ces deux cas, qu'advient-il do la Cochinchine? Si notre occupation définitive est assurée, ohl alors notre force, notre prestige or Cochinchine, dans le Cambodge, dans le Siam prennent des proportions considérables. Tout se simplilic.

La route aujourd'hui abandonnée, inoxploi'éo, qui, parlant do Sulgon, passe luir llaria et aboutit à Hanoi après avoir tmvcrsé TAnnam dans touto sa longueur, s'ouvre lorge, bienfaisante et facilite toutes les communications du nord au sud de nos considérables possessions! Le Cambodge n'est plus un Protégé. Il est notre aUer c(/a, c une combinaison de forces » avec la Cochinchine. Il profite de tous les avantages résultant pour son Protecteur d'un état do choses si heureux, si inespéré!

Le Mékong, c cette route qui marche i devient un véritable fleuve français.

Le port de Tourane se relie h Dassac— dontle roi a tout intérêt tx devenir notre ami — par uno ligne ferrée d'une longueur do 150 kilomètres, dont les

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rails et les traverses sont confectionnés avec le for et les bois pris sur place.

Cette vaste baie française se trouve par consôqucnt en communication directe, rapide et constante, par voie de terre, avec le haut et le bas Las et la Birmanie. Ce qu'elle ne panient pas à attirer & elle, prend la direction do Kampot et de Mytho.

Lo plateau des Bolovcns s'offre & nous, pour y éta« blir une admirable colonie ft^ançaise.

Bangkok est décapitée et ne devient plus qu'un centre commercial fort secondaire, avec son port dont l'entrée reste obstruée par une barre inabordable pour les I>ûtiincnts de fort tonnage.

C'est un boulûversomont complet dans le meuvemont général des échanges actuellement en usage sur tous les points do TExtrémo Orient.

C'est le renversement de l'influence anglaise remplacée p^r Tinfluenco française.

Le résultat vaut la peine certes qu'on le recherche, et les partisans de Texpédition du Tonkin ont là une séduisante excuse pour expliquer leur entreprise.

Mais là, comme partout aillcura, il ne suffit pas de vouloir, il faut aussi pouvoir. ¥A, pour avoir trop voulu souvent on s'est exposé h tomber, comme dit Bossuct, € d'une grande chute ».

Ou comprend quo la Chine au nord, lo Siam et l'Anglotorro au sud ctM'ouostet aussi rAIlemagne no |>ourraicnt voir d'un œil favorable une situation

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aussi exceptionnelle pour les intérôts fhmçals, en Extrême Orient.

Il est inadmissible que toutes ces puissances réunies dans un intérêt commun ne fiissent pas tout pour Fempôcher.

C'est bien là qu'est le danger pour l'avenir!

Mais que se passcrait-il si nous éprouvions un grave échec au Tonkin?

Évidemment^ le Cambodge, notre premier voisin, n'aurait qu'une pensée : se joindre à nos ennemis. Nous aurions perdu à ses yeux toute force, tout prestige. Et nos ennemis seraient tous les peuples do rindo-Chino ameutés contre nous et obéissant aux influences de la Cliinc, de l'Angleterre et de l'Allemagne.

Si le roi de Pném-Pcnh avait alors la faculté do leur livrer passage pour nous atteindre en Cochin* cliine et même de nous combattre avec eux, personne ne peut douter qu'il hésiterait un seul instant h lo faire. C'est donc cette faculté qu'il faut lui retirer, et, en la lui retirant, il importe de le rendre solidairo de notre sort!

Il nous faut envisager les choses telles qu*e]le8 sont, avec leurs chances de succès et d'insuccès, ol prendre nos mesures pour, en toutes circonstances, préserver Tuvenir. — Jamais l'occasion d'agir ne sera meilleure qu'aujourd'hui oti l'Angleterre se trouvo partout aux prises avec des embarras sans nombre.

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MM. Bourôe et Rheinart, je Toi déjà rappelé, ont écrit tous les deux séparément, avec Tautorité que leur donne leur profonde connaissance des hommes et des choses de tous ces pays : « La solution de la question annamite est à Pékin. »

Quo le gouvernement se pénètre do ces paroles qui, j*en ai la conviction, sont Texpression d*une vérité trop longtemps méconnue.

Ici doit se terminer ma tAche. Comme Ta dit saint Paul : Non phîs oportct sapere quant oportet $apere^ êed sapct*e ad sohrietatem.

Je ne sais Taccueil qui sera fait & ce livre. Les minutieuses recherches auxquelles il a donné lieu auront pcut-ùtre été vaincs. J*aui*ai peut-être gaspillé bien des hcUrcs pour le faire.

Je me serais appliqué à y mettre toute ma conscience, toute ma loyauté, toute mon honnêteté pour ne pas réus!;ir à appeler mémo Tattention de ceux .sous les yeux desquels il passera.

Je partagerais ce sort, hélas I avec tant d'autres plus favorisés que moi en intelligence et en science. Je me répéterais îi moi-même ce que je me suis dit le jour où j*ai pris la plume pour récrire, empruntant à Corneille le langage du père do Sabine :

Faites votre devoir et laisses faire aux Dicnx.

Il me semble pourtant quo je serais consolé, si, n'ayant pas réussi i\ convaincre ceux h qui jo mo

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