‹ La France dans l'Indo-ChineChapitre 11 sur 12 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

un sontimont réfléchi. Quel est oo sontimont? 11 ost vraisemblable que le gouverneur de Saigon, en 1884, a compris que Toccupation par nous de la Cochinchine seule, à Toxclusion du Cambodge, était tout à fait insufllsante; qu*clle ne serait ainsi quo stérile, nous réservant un avenir très limité, partant fort précaire.

La Cochinchine est, en effet, écrasée par le Cam* bodgo qui pè90 sur ello de tout son poids, l'acculant h la mer, la privant pour ainsi diro d*air et do mouvement.

Kilo est, de ce fait, tributaire do son voisin. N*estoilo pas, en effet, obligée do lui emprunter son territoire pour pouvoir communiquer avec les provinces du Nord? Le Cambodge le lui prête aujour* d*hui, si peu praticable qu*il soit. Mais si, d'accord avec nos ennemis, soutenu par eux, il le lui fermait demain, l'abandonnant & ces derniers? C*est \U un cas que nous devons absolument prévoir, une éventualité contre laquelle nous avons h nous tenir en garde.

Encore, si nous possédions des frontières assez solides pour nous mettre à l'abri d*une invasion éventuelle, aurions«nous le droit de n'être pas si prévoyants. Mais ces frontières de défense n'existent même pas. On ne peut les établir qu*à la condition de remonter jusqu'aux grands lacs, qui, appartonant historiquement au Cambodge, sont devenus.

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