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Avec les scntimenb qu'ils nourrissent contre les Chinois, avec leur forte organisation communale, avec leurs habitudes do responsabilité collective, la pacification du Delta s'opérera sûrement en peu de temps. Les Tonkinois sont essentiellement un peuple ordonné, partisan de la paix et du travail : ils feront des battues contre tous les irréguliers et les vagabonds, et si nous nous y associons avec notre flottille, sur leur demande, afin do les rendre plus eflcctives encore, ils nous sauront un gré facile & concevoir de notre présence sur leur littoral. Il s*agit en elTet, pour faire lù-bas œuvre civilisatrice, d'apporter aux Tonkinois ce qui leur manque : des capitaux, un outillage*, des instructeurs et des directeurs de travaux. Quand nous serons leur complé* ment économique et leurs libérateurs politiques, nous serons chez eux les bienvenus et les bien vus. D'autre part, agir sans le concours indigène, c'est se condamner d'avance à n'avoir que des embarras, à ne i*encontrcr que des résistances. On aurait pu le deviner d'avance; mais nous l'avons appris & nos dépens une fuis de plus : que ce soit la dernière! t
En novembre 1885, M. Andrieux n'était pas nioins précis que le rédacteur du ComtitutionneL Lui aussi était partisan de la liquidation, H la plaida avec autant de talent que de logique.
Il alla même jusqu'à signaler également Quang- Yen et les baies de Kebao et de Mangay, sur le litto-
rai do la province do Quang-Ycn, comme propices à rétablissement de iK)rts marchands et d'une station navale. Cette portion du littoral tonkinois lui paraissait devoir satisfaire la France pour y créer une colonie qui aurait sufll «'i nos besoins dans ces parages.
11 s*en exprima d'ailleurs en tenneâ précis h la tribune de la Chambi*o.
c I/)rsque, dit-il, j*ai vu, après M. Clémcncoau, riionorablc M. de Kivycinet occuper cet le tribune, j*ai cru qu'il allait apporter la solution moyenne entre Tévacuation et Toccupation intégrale... Je Tai d*autant mieux cru que M. le ministre des ÂfTaires étran$;ères me semblait n*avoir & remprunter qu'à son passé le plus récent et ix ses négociations avec les Ilovas... Au Tonkin, ob nous sommes depuis moins longtemps engagés, il serait peut-être possible d'entrer dans la même voie qu*à Madagascar... Qu'est-ce que le gouvernement nous propose et par quelle singulière contradiction, après avoir renoncé à des droits séculaires sur Madagascar, tiendrait-il absolument h nous engager au Tonkin bien au delà de ce qui lui parait acceptable et absolument honorable ù Madagascar, sur une terre 0(1 aussi le sang de nos soldats a coulé? Non seulement le gouvernement n'est pas entré, pour le Tonkin et TAnnam, dans la voie d'une atténuation du protectorat primitivement stipulé, mais il a encore aggravé ce qu'il
nous propose d'approuver aujourd'hui par le vote des crédits. Cest une aggravation du protectorat et c'est une aggravation considérable de l'occupation Cherchant le parti que nous pourrons tirer
des sacriflces déjà consentis et rappelant le traité de Madagascar, J'indique qu'il serait possible d'établir un rc^sidcnt général, soit & Hué, soit à Hanoi, qui ne s'emparerait que de la i)oiitiquo extérieure do ce royaume, tout comme à Mad;tgascar; qu'en outre, ainsi qu'à Madagascar, nous pourrions choisir sur la cote, par exemple, quelques points heureusement placés, qui pourraient être d'un grpnd profit, soit au point de vue militaire, soit au point de vue des avantages commerciaux.
c Ceux qui habiteraient ces points — analogues aux concessions européennes de Shangai — seraient soumis, ù tous les points de vue et pour toutes les conséquences, même fiscales, à l'administration française. Si ces points sont intelligemment choisis et bien administrés, vous verrez nécessairement accourir tous les négociants français ou étrangers qui voudront lairo du commerce avec l'Annam et le Tonkin.
c C'est là que s'installeront incontestablement un certain nombre de maisons chinoises ; des familles nouvelles s'y créeront peu à peu. Vous arriverez ainsi à un groupement d'intérêts et de population placés sous votre main, au plus grand profit de votre in-
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flucnce. Enfin par ce fait seul que vous serez sur la Cote, dans un endroit facilement dOfcndablo, soit par suite du voisinage de votra flotte, soit par suite lie Taccès facile ix)ur nos canonnières, vous serez solidement établis et inexpugnables... i
Hélas! Pourquoi de si sages avis ne furent-ils {kis écoulés? Pourquoi avons-nous laissé échapper alors Poecasion d*agir résolument, ifu lieu de continuer h avoir recours aux demi-mesures, aux atermoiements, aux c petits paquets » énervants et ruineux à la fois?
Pour répondre d'avance h certaines objections que pourrait soulever Tidée d'une liquidation de notre expédition tonkinoise , je vais encore rappeler le second article qui fut publié à ce sujet dans le CoU' stWitionnvI^ toujours par M. Pène-Siefert, ce dernier en date du Pi janvier 1880.
« Kn voulant procéder, dit-il, par voie de conquête, ces dernières années, il fallait porter ses coups & Ilué, en i*aser la citadelle, transférer la famille royale des Nguyen en plein Tonkin, lui donner et imposer un entoui*age strictement tonkinois. Ckîla rétablissait Tautorité annamite sous notre liégénionio et replaçait le centre de gravité annamite ù sa place séculaire. C'était une solution d'une haute portée et d'une exécution relativement facile.
« Mais la création successive de deux l'ois qui ont également reçu notre investiture, l'état instable et
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unarchique qui en est résulté, la scissioii du mandarinat et des lettrés indigènes, qui ne se réunissent que contre nous, sont des faits qui forcent à reoou* rir à une autre solution. Dans cette autre solution^ il y a deux choses : nos futurs rapports avec les indigènes, qu*il faut établir sur un pied analogue à celui flxé avec les llovas ; puis Torganisation d'autorités indigènes qui soient les intermédiaires odlciels de ces rapports et demeurent responsables vis-à-vis de nous.
c Le sentiment dynastique est à peu près nul clici les peuples ôgalilaires et communautaires de civili* sation cliiiioise; mais les habitudes y sont immua« blcs, et il est prudent de tenir compte des plis qu'elles impriment aux cerveaux. Les Annamites du Tonkin et de la Haute-Ck>chinchinc sont habitués aux Nguyen comme les Autrichiens aux Habsbourg», bien qu'il existe entre eux, depuis 1882 seulement, des senti* mcnts de vainqueurs et de vaincus qui eflTacent en partie Tidentitu fondamentale de ces deux tronçons de TAnnam, terme générique qui comprend Tun et lautre et qu*on restreint à tort à la Ilaute-Cocliin-
chine.
« Le moyen de laire la part de ces habitudes et do libérer les Tonkinois du joug de llué serait de pro* clamer le jeune Amnighi, qu'emmena Thuyet dans les montagnes du I^os, roi du T0NKiN,T0irr APAir INDÉPENDANT DE CELUI DE liu6. Cette dualité de
ii U FIIA?(CB OAKS L*lNIK)-Clti:«E
pouvoirs ci^etiserait toi a6îme enfi^ la Haute- CochUi' diine et /e Tonkhi^ au profit DE CE PAYS ET DU NùTRB. Les deux Nguycn se j:ilouscraient cordialement et leur inimitié nous permettrait d*élre leur arbitre et de les tenir en i*espect tous deux. Très in« tcressés chacun au maintien du bon ordre dans leur royaume respectif, ils feraient disparaitro la piraterie à rintérieur, et nolro présence sur le littoral em|M>cherait la reconstitution de la piraterie maritime.
« Mais, {)our reconquérir Amnighi, il faudrait des négociateurs habiles auprès de Tex-régent Thuyet et du prince llcang-Keviem, qui le détiennent comme symbole de Tindépcndance nationale, et aux ordres desquels restent toujours les Pavillons-Noirs de Lao-Kal et les Pavillons-Jaunes du Tran-Ninh. Si je ne me trompe, c'est le général Millot qui sanctionna rintranisation d*Amnighi. Comme il faudra toujours un général pour présider ù la diminution prudente de nos elVoctifs, et que M. Millot a certainement mieux compris que ses prédécesseurs et successeui*s la lAclie de la France hVbas, je ne vois personne qui ait plus de chances de succès pour inaugurer en Indo-Chine la politique nouvelle dont tout le monde sent le besoin ! »
Je le répète, les solutions hardies, énergiques, décisives que Ton pouvait conseiller il y a un an, seraient-elles praticables actuellement'? Serait-il opportun de les tenter?
Nous {[Usons en ce moment, dit-on, avec M. Paul Bcrt un essai de colonisation qui est de nature à rendre la confiance h ceux qui Tavaient perduCi h la communiquer à ceux qui ne l'ont jamais eue.
Les premiers comme les seconds peuvent avoir raison, s*ils n'examinent les choses qu'au point de
vue des résultats présents, et encore? Mais tous
ceux qui voudront envisager Tavenir sans illusion; ceux qui se pénétreront, comme j*cn suis profondément pénétré moi-même, des inconvénients d*un voisinage aussi menaçant que celui de la Chine, à plusieurs milliers de lieues de la France; ceux qui voudront étudier le mouvement de progK*s, do civilisation de ce pays qui s'organise, qui euq>loie toutes ses ressources à devenir puissant et fort; tous ceux, en un mot, qui voudront juger la situation sans passion, sans parti pris, seront forcément entrailles ù se (losor la question suivante :
Ne vaudrait-il pas mieux aplanir, d'accord avec la Chine, nos difficultés présentes, et prévoir celles que ravéïiir nous réserve sûrement, tandis qu'elle est encore laible et par conséquent traitalile, obligée en un mot de se montrer conciliante, que d'attendre le moment 0(1, afluiblis nous-mêmes par les sacrifices, et dés lors très embarrassés, nous serons en présence d'un peuple en armes, puissant, menaçant, insolent, intraitable?
Certes, je n'ose pas trop conseiller aujourd*hui
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aux autrcâ co quo jo nMiOsitcrais cependant pas h faire, moi, |Mrco que Jo siits convaincu que Je renlirais, en agissant ainsi, un granil service & mon pays.
II m*est diflicilo de dire mùmc : Liquidons^ de crainte do m*attii*cr cette réponse qui flatte notre dt^ptoi*abIe chauvinisme :
Comment osez-vous tenir un pareil langage au moment où M. Paul Dort annonce au ministre des AlTaires ùtrangùres un rendement annuel des impôts de HUOUUH) qui viendraient luenfaisamment augmenter les diriiciles encaisses du Ti*ésor!
llôlas! j*en deniande pai*don ^i M. P. Dért luimùme, très sincère, très convaincu; niais la perspective de ces brillants résultats n*a pas le pouvoir dVbninler mes convictions. Aussi ai je pris la sage résolution de nVwposcr que des faits, des documents, les appréciations d*autrui, laissant h d'autres plus habiles et sans doute moins convaincus que moi le soin de démêler cet écheveau horriblement embrouillé ((ui s*appolle la (piestion aimamite!
Personne ne me fei*a l'injure, je Tespcre, de croire que je ne fais pas tous les vœux les plus sincères pour que n)es prévisions soient déjouées, pour que TAnnam devienne terre française, et surtout terre prospère, nous procurant toutes les ressources, tous les bienfaits promis et annoncés.
Je n'en déclare (kis moins fermement que si nous avions fait pour nos possessions en Cochinchine le
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quart des sacriflces quo nous avons CiUs pour lo Tonkin, nous posséderions, paisiblement « sans appréiiensions d'aucune sorte, au sud do Tlndo- Cliine, l'une des plus belles colonies du monde.
C'est spécialement |)Our arriver à la démonstration de cette théso que j'ai entrepris le présent travail.
Comme complément 2à l'exposé qui précède, il m*a paru indispensable de publier le document suivant :
TbAITÊ entre t\ FSANCE ET LA CuiXB (tS Janvier 1886)
Art. i*^ — f«a Franco s'cnga^o à rétablir et k iiiaiotenir Tordre dans les provinces ùorAnnani qui coiilhient à IVinpire chinois. A cet eflet, elle prendra les mesures nécessaires pour disperser ou expulser les bandes de pillards et gens sans aveu qui compromettent la tranquillité publique et pour empêcher qu'elles ne se reforment. Toulcfuis les troupes françaises ne pourront dans aucun cas franchir la frontière qui sépara le Tonkinde la Cliioe, frontière que la France promet de respecter et de garan* tir contre toute agression.
De son côté, la Chine sVngage à dispei-ser ou & expulser les bandes qui se réfugieraient dans ses provinces limitrophes du Tonkin, et à dis|)erscr celles qui cherclieraient à se former sur son territoire pour aller porterie trouble parmi lus populations placées sous la protection de la France; et, en considération des garanties qui lui
48 U FnA!«CB DAICS L*IMH>-ail.NB
sont donnas quant h la s^untù tie su hx>iUitfre, cUo s*iu* IciUit |Kireilloincnt dViivoycr «les ti*ou|)Cs au Tonkin.
Los Hautes Parties contractantes fixeront i»ar uno con* vcntion sp^Male les conUitioiis ilan» lest|ncltos sViïoctuera rcxtradition des niuKaiteurs cnlro la Chine et l'Annam. Les Chinois, colons ou aucionA soldats, qui vivent paisildcment en Annain, en se livrant h rn^frioullni-c, h Tindustrie ou au conunerce, et dont la conduite ne donnera lieu à aucun reproche, jouiront |H)ur leurs personnes et pour leurs biens do la mùnxc sécurité que les protêgi^s rran«;ai<.
Akt. 2. — La Chine, décidée à ne rien faire qui puisse compromettre rouvre de pacitication entreprise par la France, s'engage à respecter, dans le présent et dans Tavenir, les traités, conventions et arrangements directement intervenus ou à intervenir entre la France et l'Annam. En ce qui concerne les rapports entre la Chine et TAnnain, il est entendu qu*ils seront de nature à ne point |H>rter atteinte î\ la dignité do l'empire chinois et à ue donner lieu à aucune violation du présent traité.
AnT. 3. — Dans un délai de six mois h partir de la signature du présent Traité, des commissaires désignés l>ar les Hautes Parties contractantes se rendront sur les lieux pour reconnaître la frontière entre la Chine et le Tonkin. lis poseront partout où besoin sera des bornes destinées à rendre apparente la ligne do démarcation. Dans le cas où ils ne iK)urraient se mettre d'accord sur remplacement de ces bornes ou sur les rectifications de détail qu'il pourrait y avoir lieu d'apporter à la frontière actuelle du Tonkin dans l'intérêt commun des deux pays, ils en référeraient à leurs gouveruemeuts respectifs.
Art. 4. — Lorsque la frontièi*e aura été reconnue, les Français ou protégés français, et les habitants étrangers du Tonkin qui voudront la franchir pour se rendre en Chine ne |H)urront le faire qu'après s'être munis préalablement de passeports délivrés par les autorités chinoises
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de la frontière, sur la demande des autorllét françaltes. Pour les sujets chinoiSf il suDlra d*uiie autorisation défivr^o par les autorités iniiivriales de la frouliC^re. ÏJOê sujets chinois qui voudront se rendre de Chine au Tonkin par la voie de terre devront ^tre munis de |msse|H>iifl rt'guliei's dôHvrés par les autorités françaises, sur la demande des autorités ini|iéi-iales.
Aht. :». — Le commerce d'im|K)rtation et d'exportation sera permis aux négociants français ou proli^gés fran«;ais et aux négociants citinois par la fronliére de terre cutro la Cliinc et le Tonkin. Il devra se faire toutefois i»ar certains points qui s«>ront déterminés ultéHeurcmvnt et dont le clioix ainsi que le nombre seront en rapi>ort avec la direction comme avec Tiniportance du trafic enlrc les deux pays. 11 sera tenu compte, k cet égard, des rëglenicnts en vigueur dans rintérieur de Tenipire chinois.
En tout état de cause, deux de ces points seront désignés sur lu fronticie cliiuoisc, Tun au-dessus de Lio-Kaî, Tautre au delà de l.ang-Son. l.es conimereants français pourront s'y lixer dans les mêmes conditions et avec les mêmes avantages que dans les |K>rls ouverts au commerce étranger. Le gouvernement de Sa Majesté l'Emiiereur de Chine y installera des douanes, et le gouvernement de la Uépubliquc pourra y entretenir des consuls dont les privilèges et les attributions seront identiques & ceux des agents <Ie même ordre dans les |H>t'ts ouverts. De son côté. Sa Majesté TEmpereur de Chine pourra, d'accord avec le gouvernement fran«;ais, nommer des consuls dans les principales villes du Tonkin.
.\rt. g. — t'n règlement S|>écial, annexé au présent Traité, précisera les conditions dans lestiuelles s'efTecluera le commerce par terre entre le Tonkin et les provinces chinoises du Yun-Nan, du Kouang-Si et du Kouang* Tong. Ce K'glement sera élul>oré par des commissaires <|ui seront nonmiés [lar les Hautes Parties contractantes, dans un délai de trois mois après la signature du présent Traité.
50 u FRARCB DA7IS L*moo*aii:«K
Les marcliautlises faisant Tobjot «le co commerce seront soumises, à rentK*e et à la sortie, entre le Tonkin et les provinces du Yun-Nan et du Kouang-Si, à des droits inférieurs h ceux que stipule le tarif actuel du commerce étranger. Toutefois le tarif ré4luit ne sera pas appliqué aux marchandises transportées par la frontière terrestre entre le Tonkin et le Kouang-Tong, et n*aura pas d^eCTet dans les ports déjli ouverts par les traités.
Le commerce des armes, engins, approvisionnements et munitions de guerre de toute es|iècc sera soumis aux lois et règlements édictés par chacun des États contractants sur son tcvriloire.
L*exportation et Timportation do l'opium seront régies par des disiH).si lions spéciales qui llgurei'onl dans le règlement coninicixial susmentionné.
Le comnuMvc do mor cnti*o la C.liino et TAnnam sera «également rohjot d*un règlement partioulior. Provisoii-e* ment il ne sera innové en rien à la pratique actuelle.
Art. 7. — Kn vue de dévelop|H'r dans les contlitiuns les plus avantageuses les relations «le commerce et do bon voisinage ipie lu prissent Traité a pour objet de rétablir entre la France et la Chine, le gouvernement de la Hépu- Mi(|ue construira «les roules au Tonkin et y encouragera la construction de chentins do fer.
l.orsquc, de son cùlé, la Cbine aura décidé «le construire des voies forrées, il est entendu c|u*elle s'adressera à l'indus! rie française, et le gouvernement de la H«'publique lui «tonnera toutes les facilités pour se procui*er en France le personnel dont elle aura besoin. 11 est «'ntendu aussi que cette clause ne peut être consiiléivc comme constituant un privilège exclusif en faveur de la France.
.Vht. 8. — Les stipulations commerciales du présent Traité et les K'glements h intervenir pourront élit; revisés apivs un intervalle de dix ans révolus à partir du jour de ré«*hange des ratifications du présent Traité. Mais, au cas où, six mois avant le terme, ni l'une ni l'aulro «h^s Hautes Parties conlraclantes n'aurait manif«'slé le désir
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«lo proc^er à la rctision, let ttipulationt
resteraient ea rigueur pour un nouveau terme de dix ans,
et ainsi de suite.
Abt. 9. — Dès que le prissent Traité aura été signé, les Torces françaises recerroot l'ordre de se retirer à Kelung et de cesser la visite, etc., en haute mer. Dans le délai «l'un mois api^ès la signature du présent Traité, Tile de Kormose et les Pescadores seront entièrement évacuées par les troupes françaises.
Art. 10. — \jos dispositions des anciens traités, accords et conventions entre la France et la Chine, non niodiliées |tar le présent Traité, restent en pleine vigueur. Ijc pré« sent Trail«^ soru ratifié dès à présent par Sa Majesté rKni|>ereiir de Chin«», et, après (|u*il aura été ratifié |iar le l'it'siilent de la llôpiildiqu» frant;uiite, l'éfliango des rnliflcalions se fi*ra k Pékin dunii h* pluM l»ix*f délai |iossihlc.
Fait iiTien-Tsin en quatre exemplaires, l«* 9 juin I8H.1, correspondant nu vingt* septième jour do la quatrième lune de lu onzième année Kouang-Sin.
Signé : Patkxùtre.
Si-Tciicx.
Ll-llONO-ClAJIC.
TE.NG-TcnexG-SiBiM?.
Arl! 3.
\jfi Président du Conseil, ministit! des AflTaires élrangères, est chargé de Texécution du présent décret. Fait à Paris, le 25 janvier 188G.
Signé : Jcus Ga£vr.
1^ Président du Conseil, Ministre des affaires étrangèref. Signé : C. di Farraiir.