‹ La France depuis 1830Chapitre 103 sur 156 · LA RÉSERVE DE GUERRE · texte numérisé non relu

LA RÉSERVE DE GUERRE

Le recrutement reposerait sur les bases fixées par les lois actuelles, avec cette différence qu'au Heu de mettre chaque année 80,000 hommes à la disposition du gouvernement , il lui en serait accordé 120,000. Déjà, nous avons foit observer quesurlesM,000 hommes qui sont votés chaque année, iO,000 seulement sont appelés au service. Cette disposition est d'autant plus vicieuse , que les 40,000 hommes laissés dans leurs foyers , n'étant pas libérés et ayant constamment la crainte d'être rappelés sous les drapeaux, ne peuvent prendre avec sûreté aucun parti et éprouvent par là un grand dommage, sans utilité pour l'armée.

Aussi, un ancien ministre de la guerre a dit avec une haute sagesse à la chambre des pairs : a Toute la loi est faussée en ee sens » que les hommes ne peuvent pas tous passer sous les drapeaux. »

* Dans la relaUon de ce qui s'est passé au camp de Compiègae , en 1098 , donnée par Saint-Simoo, on lit : « L'armée était commandée par le maré- » chai de Bouffler» qui 7 déploya an line extravagant. Sout ses tentes M mal- » sons de bois étaient dressées des tables sans nombre et toojoan o«vefles à •• tout venant depuis 5 heures du matin Jusqu'à 1 1 heures du soir. Gbaeaii it » des elTorts pour imiter son général, et il n*7 eut pas un régimeiH, «a corps » f t un officier qui n>n fAt ruiné pour bien des années. •

Aussi la cominissioD du budget de 1838 a-t-elle dil avee raison : a II ne faut pas se dissimuler qu une grande partie des homoMS >i qui composent la réserve n ont pas vu les drapeaui. »

Ce n est point ainsi qu'une véritable réserve devrait être formée. Le nombre des hommes qui la composent , sans avoir servi, est trop grand. C'est là le vice de l'organisation actuelle. *

Appelés en temps de guerre, les hommes de 25, 26, 27 ans seront d'autant plus mécontens que la plupart auront embrassé un Otat, un métier; d'un autre côté, ces soldats de la réserve n'ayant pas été exercés, ne pourront être propres à entrer immédiatement en campagne; il faudra les habiller, leur apprendre l'exercice et !a manœuvre ; ce qui fera perdre plusieurs mois , c'est-â-dire un temps précieux, c'est-à-dire la faculté de prendre TinitiatÎTe ; or, nous l'avons déjà dit et nous ne saurions trop le répéter : a Le

' Nous reproduisons avec une grande saliifaclion ce que dU le général Lamarque sur la nécessité d'avoir des réserves d'hommes instroiU et eiercés.ED parlant des eflTels produits par la loi du 5 avril 1814, le général Lamaniae indique, avec Justesse, les ressources que présente notre réserve, telle qu'elle est actuellement constituée. On dirait que ses paroles s'appUqueal .î ce qui existe en 1837.

» Supposez une guerre prompte, soudaine, inaUendae, telle que rorgaaiia- » lion actuelle des troupes en Europe, et la méthode d'entrer en campagne « sans former comme autrefois des magasins, permettent de la faire , et dl-

• tes-moi à quoi vous serviront ces hommes qu'on vous oOtre corome ■■ » moyen de résistance. Us ne sont ni habillés, ni armés, ni organiiés , ni te- » sîrinis ; ils n'ont été assujétis à aucun service, plies A aucune discipline, ib

• n'ont contracté aucun goût, aucune habitude militaire. La moitié devotie » faible armée ne sera-t-elle pas employée à les faire rejoindre, à les conicair, >» à les chercher, à les instruire ? I^ plus funeste des erreurs, et on l'a généra- » lement répandue, est qu'on peut improviser un soldat. »

Dans le même chapitre il dit :

• Le nouveau plan augmente les moyens de défense et crée une réserve M que SEi'LE , dans toute i'/'Jurope, la France n*a pas encore /... •

Plus loin, le général combat les asserUons des généraux qui prétendent qae pourvu qu'on ait de la cavalerie , de rarlillerie, des pionniers, on a toti^oars le temps de former un fantassin. Tout en reconnaissant l'utile concours de ces armes , de ces corps savans , il répèle avec Tacite : « In pedite robur, »

« C'est l'infanterie qui fait la vraie force, c'est l'infanterie dont partout et

• toujours il faut s'occuper spécialement. Elle peut suppléer à tout et rien » ne (teut la remplacer ; c'est avec l'infanterie que Gustave - Adolphe et

• Charles XII immortalisèrent le nom suédois. Henri IV avait dit devant » Amiens en parlant des vieilles et Intrépides bandes esiMgnoles formées par » les Fnmèze et les I>oria : jlvec cette infanterie , je défierait t'univer^t^ elc. «

( Extrait de V Esprit militaire en France ^ |Kir If général Max. Lamarquf, I âges R«. 87, PR.RO, 00 ; 1826/

rèt delacan^agne appariiendra à celui qui le premier te portera iur le champ de bataille avec de$ maueê imtruitet et disciplinées. »

Le ministre de la guerre a si bien compris ce grave inconvénient que, pour tâcher d*y remédier, il a décidé en novembre 1836 : « que les jeunes soldats de la réserve seraient passés deux fois en a revue chaque année, et que cette partie de nos forces serait sou- » mise à un contrôle permanent et régulier ; » moyen faible et iniuilisant qui ne résout nullement la difficulté.

Pour obvier à cet inconvénient, voici le plan que nous avons ronçu !

Sur 300,000 jeunes gens qui, chaque année, sont sujets à la loi du recrutement % il en serait levé 120,000 à deux époques différentes, savoir : 60,000 le 1*' janvier ou le 1«' avril de chaque aimée, 60,000 le 1'^ juillet ou le 1**^ octobre de chaque année, se- Jon que l'une des deux époques paraîtrait plus ou moins convenabU pour l'agriculture.

La durée du service dans l'arme de la cavalerie, de 1* artillerie, des pontonniers et du génie serait de trois ans et demi à quatre ans et dans rinfanterie de trente mois seulement.

Sans doute il vaudrait mieux avoir de vieux militaires bien disposés, bien constitués, bien exercés que déjeunes soldats ayant au plus trois ans de service; mais enffn, il s'agit de choisir entre deux systèmes : se borner à une armée de 300,000 hommes ou en ))osséder une de 750,000. Il nous semble donc qu*il y a d'autant inoins â hésiter entre ces deux partis qu*en cas d'une nouvelle coalition, nous ne pourrions, avec 300,000 hommes, couvrir nos frontières; conséquemment, il nous serait impossible deprendre loffmsive; ajoutons encore que, pour posséder une armée nombreuse de vieux soldats qui aient l'esprit ré^tmm/atre et guerrier, Tamour du drapeau et du métier^ il faudrait allouer 100 millions de francs de plus au budget de la guerre, ce qui est de toute impossibilité.

Nous ferons remarquer, à ce sujet, qu'en Prusse la durée du service n'est que de trois ans avec de nombreux semestres accordés pendant l'hiver. (Cependant il serait à désirer que, pour les armes tr élite autres que 1* infanterie, la durée du service pût, sans exception

' Le (oinpic rendu au roi par le ministre de la guerre pour le recralemeni

de l'arm«^c en 1835 , en porle 3?6,000.

être de huit ans *. Alon, le cavalier, rartilleur el le

raient quatre ans au corps et quatre ans à la réserve de gucm dan

leurs foyers.

La levée de 60,000 hommes, par semestre, renounreiée doq foii donnerait, au bout de trente mois, un effectif de 300,000 battans toujours sous les drapeaux; ce qui ferait à peu près le bre de soldats nécessaires pour maintenir notre année sur le pied où elle est fixée aujourd'hui. Les enrôlés volontaires, les Tétéieiifit les corps étrangers achèveraient de la compléter et déparer ans défr cits causés par la mortalité ordinaire évaluée à deux pour cent. *"

Au bout de trente mois de service dans un régiment, le soldat d'infanterie retournerait dans ses foyers et ferait partie de la de guerre. Cette réserve présenterait ainsi, sauf la diminution sée par les décès ordinaires, 5i0,000 soldats pour neuf semestres. Ces hommes ne seraient rappelés au service qu'en cas de guerre oa de circonstances extraordinaires; ils pourraient donc, i vingt-tnii ans, avec les principes élémentaires d'instruction qu'ils auraient

' « Je voudrais donc qu'on réduiiU à neuf ûm l'obligatioD de asnrir «• d'être passible du service ; de ces neuf ans . trois seraient passées

• les milices, trois dans l*arniée active et trois dans la réaerve, où Ton Msc- » rait astreint qu*À quatre réunions d'un jour chaque année pour eonitilcr.

• comme on le fait dans le royaume des Pays-Bas, TéUt des hommes elle S-

• délité des contrôles. •

(De V Esprit niiitaire en France , par le général Lamarqae , p. 75 et 7S ; ISSa

'* COMPOSITIONS DE L*ABMÊB Bli 1837.

Classe de 1831 6&,000

Total 241,000

IMus ceux qui se recralent par la voli des appels 54,000 •

395,000 en

' officiers drloul grade ii,Nê

Gendarmerie, étrangers, diacipliDSiret 35,sn

Corps adminiiiralifs 4T.s

Fnfan» d^ iroup^ l.i«9

puisés au régiment, embrasser un état et être utiles au pays, tout en assurant leur sort et leur avenir.

Nous prévoyons déjà toutes les objections que notre projet vaspu-^ lever ; mais nous répondrons qu'en Prusse il en est ainsi, sans que le gouvernement et la population y trouvent le moindre inconvénient, et qu'en France t7 en e$tdéjd ainsi pour 560,000 hommes, si ce n'est que les 280,000 qui restent dans leurs foyers, sans avoir été exercés et sans avoir passé sous les drapeaux, peuvent être appelés â toute réquisition , en toutou en partie, même hors le cas de guerre.

Et s'il est vrai que sur des soldats exercés la perte annuelle, n'est que de deux à trois pour cent, tandis que sur les recrues elle s'élève à sept pour cent, on trouvera un motif de plus pour adopter notre proposition.

Nous prierons nos contradicteurs de considérer encore sous d'autres rapports l'utilité de cette levée de 120,000 hommes.

1° Sous celui de la fusion des provinces dans un même esprit national ;

2® Sous celui de la propagation des lumières et de la civilisation;

3« Sous celui de l'amélioration de l'homme tant au physique qu'au moral.

Sous le premier point de vue : vous détruisez l'esprit de localité, de province; en faisant voyager le soldat, il apprendra à connaître sa patrie, à l'aimer et à ne pas la séparer dans son cœur de son amour pour le clocher.

Sous celui de la propagation des lumières : vous forcerez tous les jeunessoldats à fréquenterrécolerégimentaire,et aucun d'eux ne cessera son temps de service qu'il ne sache lire, écrire et calculer ; songez bien que sur 326,000 conscrits de iSSi il y en avait plus de la moitié qui ne savaient ni lire ni écrire!... Vous mettrez ces écoles sous la surveillance immédiate du colonel et, comme en Prusse, vous le rendrez responsable de l'instruction qu'il doit faire donner à ses soldats.*

* Depuis celle époque, de grandes améliorations ont encore été faitei, dans ce royaume, au régime de i'inslruclion publique ; on en Jugera par les extrails suivans:

• La loi civile générale fixe à & ans en Prusse l'Age d'aller à l'école: la loi » spéciale sur I'inslruclion publique le met A 7 ans, et c'est alors sealemdif » que commence la contrainte légale. (Page 7.)

» l'ne loi oblige les parens , les tuteurs, les maîtres d'ateliers ou d« Ailiri-

Ijei hommes du mouvement eux-mêmes seront de cet avis, ctr ij savent que les lumières engendrent la liberté, comme rignoranca enfante le despotisme. Ils appuieront aussi Taugmentation de nos forces militaires, parce qu ils détestent Tétranger et qu'ils comprendront qu'une nombreuse armée où le soldat ne reste que trente mois sous les drapeaux , ne peut être l'instniment du despotisme, comme une armée faible en nombre où T homme est soldat à vie.

Sous le rapport de ramélioration physique du soldat : on adoptera encore notre projet en considérant que sur 172,000 jeunes gens examinés dans la classe de 1835, 15,000 ont été réformés |K)ur défaut de taille *, 12,000 pour faiblesse de constitution et 36,000 pour infirmités. ( Compte rendu sur le recrutement de 1 armée en 1835. ]

Certes, le Français ne manque pas de courage, mais généralement il est faible et petit. I^ vie de caserne, une nourriture saine, la marche et 1* exercice augmenteront ses forces, formeront son tempérament et développeront sa taille.

Sous le rapport moral : dans un siècle essentiellement sceptique, où les idées d'ordre et de hiérarchie sont fréquemment attaquées, où toute supériorité est importune, serait-ce peu de chose que d'habituer de bonne heure les jeunes gens à avoir de la teDue, à reconnaître et à honorer des chefs, à leur obéir et à se persuader que Tavancement est toujours accordé aux efforts, a la conduite et au travail!...

Les eflets de cette mesure se font déjà sentir, car un grand nombre de maires nous ont assuré que les hommes les plus tranquilles et les plus sages de leurs communes sont les soldats en congé, et qu'au premier trouble ils sont les premiers à offrir leurs services à l'autorité pour assurer le maintien de l'ordre.**

« ques à justifier, sous des peines correctionnelles plus ou moinif orles, que » les enfans confiés k leurs soins reçoivent le bienfait de rinsiruction pvbli-

> que ou privée. (¥, 17.] »

{Eial de Vimiruction primaire dans le royaume de Priute, par M. Y. Cousin, Paris, 1833.)

* Kl cependant on est descendu à prendre des hommes de la taille de 1 mètre 650 millimètres, soit 4 pieds 9 |K>uces 7 lignes 1/?.

*' • r/Armceeslun puissant moyen de civilisation, car elle ftiit joindre

> ralliance du courage et de Ténergie, à Tesprit d'ordre . de hiérarchie, de

Ainsi les camps, \eé garnisons formeraient non seulement des soldats, mais encore des hommes forts et instruits, qui rapporteraient dans leurs foyers de bons principes et des connaissances utiles.

Si Ton veut bien peser mûrement ces considérations , Ton approuvera notre projet.

Ce que nous avons dit de l'instruction primaire, ne s'applique pas seulement à l'infanterie, mais encore à tous les corps de l'armée. Toutefois, il ne suffît pas d'apprendre aux soldats à lire, à écrire et à compter ; il faut donner aux sous-offîciers un enseignement secondaire tel qu'il les rende plus utiles au pays et qu'il serve, soit à leur avancement s'ils restent au corps, soit à mieux remplir l'état qu'ils embrasseront s'ils rentrent dans la vie privée.

L'instruction donnée aux soldats et aux sous-offîciers appelle nécessairement celle des offîciers, car ils ne pourraient rester en arriére de leurs subordonnés.

Dans les cours qu'on leur ferait suivre, ils apprendraient :

Les mathématiques,

Le dessin,

Le levé des plans,

l'ne langue étrangère (à leur choix).

L'histoire,

La géographie,

La stratégie,

I^s manœuvres,

La comptabilité des corps.

Chaque régiment serait pourvu d'une petite bibliothèque et surtout de livres démontrant la nécessité de l'ordre, de la discipline et de l'obéissance aux. chefs; on leur prouverait, par mille exemples fournis par notre histoire, combien l'oubli de ces devoirs a causé do maux et de désastres à nos armées de terre et de mer.

• discipUne ; chaque année , l'armée rend au pays les hommes que la France » lui a confiés, meilleurs et plus utiles à la patrie. »

(Ditcours du prince royal en congédiant te camp de Compiègne ; 1837.)

• La rentrée de COO.OOO hommes (il 7 en aurait 120,000 selon noai) qui,

» se fondant chaque année dans la population, y apportent le goût des exer-

» cices militaires, l'esprit d'ordre , de règle , de discipline qa'on

» puise dans cet état , relèvera peu à peu la garde nationale , cet arrière-ban,

• celle landsturm à laquelle on ne veut sans doute pas renoncer. •

{De r Esprit militaire en France, par le général Lamarqnf , page 93.)

Les cours seraient tenus i>ar des olHciers d'état-inajor, du génie, d'artillerie et d'autres corps savans.

Le tableau suivant prouvera que, plus les hommes sont occupés et instruits, meilleurs ils sont ; il démontrera surtout que l'ignorance est la première cause des fautes et des crimes qu'ils commettent. Ces chiffres sont puisés dans le compte rendu au roi par le ministre de la guerre.

Condamnés militaires, 1 sur 100 dans Finfanterie.

— 1 sur 153 dans la cavalerie.

— 1 sur 161 dans Tartillerie.

— 1 sur 202 dans les troupes du génie.*

Le mode de recrutement éprouve encore un inconvénient auquel

• A ce sujet , nous pensons qu'il n'est pas hors de propos de répéter ce que disait M. le ministre de la guerre, A la chambre des députés, le u mai 1836.

« Le gouvernement, Messieurs, a mis tous ses soins à propager rimlraclloB » dans les corps d'armée ; les améliorations morales et matérielles qui doivent » en résulter ne pouvaient échapper à sa sollicilude. Le 28 décembre 183&, n un nouveau règlement pour le service des écoles régimentaires a été adressé

• aux autorités militaires et rien n'a été négligé pour assurer, antaot qae le N permettaient les ressources à notre disposition, le succès de cette prédeuse » institution.

» Ainsi ces écoles doivent être disposées pour recevoir le nombre d'élèves » ci-après :

■> Pour 1 régiment d'infanterie de n balaillons l.'>0

m Pour 2 bataillons riO

» Pour 1 bataillon 80

» Pour 1 régiment de cavalerie 80

> Chaque régiment a deux écoles : l'une , sous la déDomioation d'école du » premier degré , destinée aux soldats , caporaux et brigadiers ; l'autre, soun » la dénomination d'école du deuxième degré, destinée aux sous-ofllclert. » L'enseignement des écoles du premier degré comprend : la lecture , l'é-

• criture, l'arithmétique.

• Dans les écoles du deuxième degré on enseigne : la grammaire fCaDcalse, » l'arithmétique, la comptabilité de compagnie ou d'escadron, la géographie. M l'histoire militaire de la France, les élémens de géométrie, les élémeni de •• forUGcation passagère, le levé des plans.

» Des gratiflcations sont accordées chaque mois aux moniteurs ; d'an aalre » côté, le règlement veut que le nom des militaires qui auront obtenu le plu I* de succès dans les cours soit mis à l'ordre du Jour du régiment i la fin » de chaque trimestre et qu'il leur soit tenu compte de reUe nenliOD , lors » de la formation des listes d'avancement, s'ils réunissent d'aillcura loales les •• conditions exigées pour y être compris.

• Il y a plus, deux ans après l'établissement du nouveau système d'iustruction, les sous-ofQciers ne pourront être portés kur le Ubleao de l'avan-

• cément qu'après avoir subi un examen constatant qu'ils érrheni et parlent

il et»t urgent de porter remède ; c*6tt celui des remplacé-

mens.

Sans doute, il est bien de le permettre, mais il faut en empêcher l'abus. On ne doit pas souffrir que des compagnies se livrent à un tel trafic, ou tout au moins on doit les surveiller. Divers projeta ont été soumis à cet eflet au gouvernement ; nous rengageons à les méditer et à prendre un parti. Il le fera promptement sans doute» en songeant que, sur 26ik,000 sous-ofliciers et soldats, il yavait^ en 1836, 65,600 remplaçans , le quart de reiïectif !...

Le remplacement ne peut donc être toléré et maintenu qu'autant qu'il sera régularisé; à cet effet. Ton devra surtout encourager celui qui s* opère dans les corps.

Après cette discussion, revenons au recrutement tel que noor Tavons proposé.

Le nombre des jeunes gens levés et exercés pendant sept ans, s'élèverait à raison de 60,000 par semestre,

La mortalité ordinaire pendant ce laps de temps, les réformes, les hommes appelés dans la marine, les pertes pour d'autres causes , apporteraient une diminution dVnviron 110,000

Rp«U»rait 730,000

» correclemfnt la langue française el qu'ils poasèdenl d'une manière salU-

• faisante les autres connaissances enseignées dans les écoles du deaiiémc

• degré.

• Enfin, pour ajouter encore à l'ensemble de ces moyens d'eneotiragemenl - et d'émulation, les insUuctlons sur les inspections générales d'arroeafiMl

• connaître que les congés de semestre et autres de faveur seront accordée

• de préférence aui militaires qui savent lire el écrire et qui ont en outre

• leur masse complète.

• I>éjé, nous pouvons vous donner l'assurance que cet diverses prascriplfioiw

• secondées du concours des géoéraui et des chefs de corps ont été Juste-

• ment appréciées, car il résulte des états de situation des écoles régtmen- » taires qui nous sont parvenus Jusqu'à ce Jour qu'un grand nombre d'élève<» > suit avec empressement et eiactltude les cours qui viennent d'être ou-

• verts.* ■

• Le terme moyen, dans chique court, serait aujourd'hui ta voir :

I* Dam 57 rffimens dlDfaDierle , de iSf doui 143 dans le« écoli^s du premirr d^gré et 41 daiifcclleadu deasième degré.

)• DaiM 41 réiiroensde earalerie di*»sdofit 74 dans les fr«»lnidu preaier d^rcn 11 daM cell«! du deuiiéme degré.

— iaa —

Qui aéraient ainsi clasaés :

A Tannée active sous les drapeaui, 300,000 ^

En réserve, après avoir été exercés '

dans les corps ^30,000 )

Cotte réserve serait répartie comme il suit :

Pour porter à 1,000 hommes chacun des 3 bataillons des 88 régimensd* infanterie légère et de ligne [900 hommes par régiment.) 79,000

Pour porter à 1 ,000 hommes chaque bataillon de tirailleurs-carabiniers 6,000

Pour compléter chaque demi-brigade et élever la brigade à 6 bataillons de 1,000 chacun, 26V bataillons 36i,000

Réserve d'infanterie 349,000

Pour porter à 10 escadrons, soit 1 ,500 hommes, les kO régimens de cavalerie de ligne et légère 30,000 \

Pour porter à 8 escadrons, soit 1,200 ! • • • 37*900

cavaliers , les 16 régimens de réserve. . 7,000 )

Pour porter à 200 batteries Tartillerie de campagne, et compléter les batteries de siège et de réserve 30,000

Pour porter sur le pied de guerre les VO compagnies de mineurs 2,000.

Compagnies de réserves dans les pla- > . . , 3,000

ees 1 ,000 )

Pour les compagnies de pontonniers, d'ouvriers d*artillerie et du génie, du train, des parcs et des équipages militaires 4^000

Resterait en disponibilité 7,000

Total de la rés<»rve 430,000

Ces V30,000 hommes seraient classés en com|>agnîes el en lu-

lailloQs, par cantons ruraux et arrondiseemenB, sous la surveil-*lance des sous-officiers en congé et sous le commandement des offl^ ciers en retraite.

Les réserves de la garde nationale mobile, ainsi que les trois bataillons de réserve de chaque demi-brigade, seraient toujours surveillés et commandés par le lieutenant-colonel, assisté d*un nombre suffisant d'officiers détachés du corps et d'un agent comptable.

Afin de rectifier et de tenir constamment à jour les livres matricules, une revue trimestrielle serait passée [le jour de dimanche] au chef-lieu du canton; et à Tune de ces revues, vers Tépoque la moins gênante pour les travaux de l'agriculture, il y aurait exercice, manœuvre et tir * sous les ordres du général commandant la brigade.

Mêmes dispositions seraient prises pour les réserves de cavalerie, d'artillerie et du génie. Les soldats sortant de ces armes d'élite, après trois ans et demi ou quatre ans passés au corps, seraient envoyés en réserve dans leurs foyers. Ils appartiendraient aux régimens , aux escadrons , aux bataillons qui feraient partie d'un des vingt corps d'armées. Les chefs de corps et les généraux devraient les surveiller et les passer en revue, à l'instar des réserves d'infanteriCi*

En thèse générale, toutes les compagnies, tous les bataillons, tous les régimens seront, ainsi que nous l'avons déjà demandé, égaux en nombre d'hommes et d'officiers. Toutes les compagnies en temps de guerre, seront de 120 soldats, sans compter les tambours ou clairons, et les officiers.

En temps de paix, le régiment ou la demi-brigade aurait sous les drapeaux trois bataillons ; les trois autres bataillons resteraient en réserve de guerre dans leurs foyers. Cette réserve, composée de soldats exercés , serait commandée, comme nous l'avons dit, par le

' Ces mesures ont été prescrites par ordonnance du 9 Juin IS3S, rendue en exécution de l'art. 30 de la loi du 21 avril 1832.

« Les hommes laissés ou envoyés en congé pourront être soumis i des re- • vues et à des eiercices périodiques qui seront fliés par le ministre de la » guerre. •

« Ils seront tenus ( les hommes en congé) de se présenter les dimanches et » jours fériés au lieu central du cantonnement de la compagnie afin de s'exer- » ce r à l'école du soldat, du peloton et surtout du tir à la cible. »

( Elirait de la brochure du général Bngeaud ayant pour Utre : D% tcrgarritation milUaire de l'armU, )

lleutenant-coloDel » quelques oflkiers eu activité et les oflicien et 90us-offlcîen ea retraite.

Pendant les temps d'exercice , les soldats de réserve recerraieiit la solde et les vivres. Quant aux autres revues iolermédiaiies , Gonmie elles auraient lieu les dimanches et jours fériés aa cheftieu du canton , elles ne seraient l'objet d'aucune allocation.

L'organisation que nous proposons présenterait ce double avantage : raviver l'esprit militaire en France et exciter Térnubtion au plus haut degré. En effet , les officiers verront dans la réserve de trois bataillons pour chaque régiment la certitude d'un avancement prompt et rapide au premier signal de guerre; cette penpective produira le même effet sur les sous-ofilciers et même sur les simples soldats.'^

Peut-être objectera-t-on que la réunion, en cas de guerre, de tons les soldats de réserve d'un département , sous les drapeaux du même régiment, présenterait de graves inconvéniens , sortoat celui de plonger dans le deuil toute la population de ce départemeiit si , dans une affaire malheureuse, ce corps venait à être détruit on écrase.

Sous ce dernier rapport , il y a un moyen bien simple d'érîter le malheur qu'on redoute; ce sera d'envoyer chacun des bataillons de réserve dans une brigade différente.

Quant aux autres inconvéniens , voici comment le général Lamarque les combat dans Touvrage que nous avons cité pkisieorB fois.

« La réunion, sous les mêmes drapeaux, des hommes d*un même » pays offre à nos yeux tant d'avantages , que nous sommes bien » loin de renoncer à la formation des cercles militaires que nous i> avons déjà proposés (page 80).

» Cette formation n'aurait donc qu'un but : celui d'alimenter les

* • Nul doute que la vue bablluelle des bataillons de mniciens ne prodoira

• le même effet sur les départe mens de l'intérieur de laFrance.Les fréqaenlcf

• réunions de ces bataillons et de ceui de la réserve dans chaque cheMka,

• dans chaque sous-préfecture , accoutumeront sensiblement, gradoelleneot

• à rélat militaire qu'on redoute d'autant plus qu'on le cannait noiiM ; ei

• avant dii ans, il n'y aura pas sous ce rapport de différence entr« les habi-

• tans de Tulle et de Cahors et ceux de Strasbourg et de Lille. »

(De VetprU miliiairt en France par k générai Max. Lamarqne, IS2S, pages 70, 71,72. )

» régimens par les milices de quatre ou cinq dépariemeDS voisins )) des frontières ; de renforcer ainsi Vesprit de wrps par Vetprit de » localitéy et de transporter ses pénates autour des drapeaux qu'ils » rendraient plus chers et plus sacrés (page 81).

» Qu'on se rappelle nos intrépides bataillons de volontaires; » comme ils étaient fiers de l'honneur de leur département! conmie )) ils bravaient tous les dangers pour que son nom fût conservé sans » tache. »

Maintenant , pour répondre à toutes les objections , il convient d'évaluer les frais de ces revues et de ces exercices, dont la durée serait de trois jours.

Dans le tableau synoptique des dépenses relatives à la solde et à l'entretien do l'armée, annexé au budget de 1837 (page 612], la dépense moyenne d'un sous-ofïîcier, brigadier, tambour est évaluée

pour une année à 481 fr.

Celle du simple soldat des compagnie, escadron ou bataillon est de. . . 3T7

D'après ces calculs positifs et dont on ne peut révoquer l'exactitude , nous allons établir ce que coûteront la revue et l'exercice do la réserve, en admettant que, sur 430,000 soldats, /ii'00,000 se présenteront aux revues.

Le peu d'ofliciers qui les commanderont ne seront pas à payer, attendu qu'ils le sont déjà par leur solde d'activité ou de retraite. Il ne restera donc à solder que les sous-officiers et soldats. Suivant le tableau général de la force de l'armée (même budget , page 472) , les sous-officiers et cadres sont aux soldats comme 7 est a 21, ou forment le tiers du nombre des soldats ; admettant cette proportion pour la réserve , nous aurons sur 400,000 hommeg 100,000 sous^fllciers et 300,000 soldats dont la solde, pour trois jours, s'élèvera aux sommes suivantes :

Un sous-offîcier à 481 fr. par an coûtera pour trois jours 4 fr. 01,

soit pour 100,000 401,000ir.

Un soldat à 377 fr. par an coûtera pour trois jours 3 fr. 142, soit pour 300,000 942,600

Pour trois jours 1,343,600

Au moyen des mesures que nous venons de proposer et au premier appel , le régiment serait augmenté de 4,000 soldats environ,

savoir: 900 pour porter à 3,000 hommes les trois bataillons sous les drapeaux, et 3,000 pour former les trois bataillons de réserre; alors le régiment composerait une brigade de 6 bataillons de 1,000 hommes chacun. C'est pourquoi nous désirons que l'antique et glorieux nom de demi-brigade soit rendu à nos régimens. Cependant , en temps de paix , ils pourraient porter indistinctement l'un ou r autre titre.

En résumé , nous demandons que le régiment actif ou la demibrigade soit commandé par le colonel ; la réserve de guerre du régiment et les trois bataillons de réserve par le lieutenantrcoloDel» et la brigade par un maréchal de camp ou général de brigade, ainsi que cela sera expliqué lors du classement des troupes en corps d'armée.

Pour éviter le moindre retard dans la disponibilité des corps , le régiment aurait toujours en magasin la plus grande quantité possible de souliers, de vêtemens et d'équipemens. Dans les marchés passés avec les fournisseurs , il serait stipulé qu'à toute réquisition des intendans et des officiers d'habillement , ils devraient représenter et avoir en magasin telle quantité de cuirs, de draps , de galons , de linge , etc. , etc. C'est par ces mesures sages et économiques que te gouvernement prus^^ien a des approvisionnemens considérables, sans qu'il lui en coûte la moindre chose. Ce n'est pas tout encore : pour être toujours prêts à attaquer ou k opposer une vigoureuse résistance , tous les régimens auraient conétamnMot leurs escadrons ou leurs bataillons formés en guerre. Les équipages et équipemens seraient prêts à entrer en campagne dans les vingt-quatre heures, et même sans attendre les bataillons de réserve. Les hommes placés dans l'impossibilité de partir formeraient le dépôt.

Voilà comment nous entendons fixer le but qu'un gouvernement éclairé doit atteindre : nombre et qualité des soldats ; disponibilité IMMÉDIATE des corps armés.*

' • Le plus sûr moyen de calmer les jalousies, c'est d'être fort : on ne eoo- • leste que les supériorilés qui s'élèvent ou se relèvent; on l'y rétigne dès » qu'elles sont bien établies, etc.

> Il nous manque la faculté indispensable de conservtr au besoin les soldais > aguerris sous le drapeau ; il nous manque une réserve : les vétérans n'en B sont point une, au moins suffisante dans toutes les ronjonclures. I«a première

Pour la levée des hommes et 1* exécution de ces dispositions, nous n'entrerons dans aucun détail ; les lois et ordonnances exis— tantes et quelques instructions ministérielles suffiront, si le pouvoir est pénétré de l'urgente nécessité de ces mesures et veut bien les adopter dans l'intérêt de la France et de sa dignité. Du reste, l'arme de l'infanterie comprendrait le même nombre de régimens que maintenant : 67 d'infanterie de ligne, et 21 d'infanterie légère.

Elle serait seulement augmentée de vingt bataillons de tirailleurs armés de carabines , avec baïonnettes , se chargeant par la culasse.

Ces soldats seraient choisis parmi les meilleurs tireurs des régimens et exercés à la cible, en hiver comme en été. Les plus habiles recevraient des prix; leur paie serait celle des grenadiers et des voltigeurs ; leur uniforme serait entièrement bleu foncé ou vert russe ; le schako ou le casque , la guêtre et la buflletcrie seraient noirs.

Comme ils seraient chargés souvent d'exécuter des coups de main , des surprises ou des expéditions nocturnes , ils auraient un sabre mi--droit tenant au corps par un baudrier ou ceinturon auquel serait attaché un pistolet. Les officiers auraient le même armement que les soldats et porteraient la carabine en bandoulière.

Si l'on adopte nos idées , on aura créé une arme qui entrera admirablement dans le goût des Français , qui fera un mal incalculable à l'ennemi, qui secondera parfaitement notre cavalerie légère et compensera notre infériorité en ce genre. C'est elle qui en imposera le plus à la cavalerie légère de l'ennemi et surtout aux cosAKS. Mais cette création si utile et si nécessaire sera-t-^lle adoptée? Nous n'osons l'espérer.

D'un autre côté, le comité d'artillerie qui n'a pu encore se décider à donner à notre infanterie des fusils à percussion, consentira-i-il à laisser faire et porter des fusils ou des carabines qui se chargeront par la culasse? n'y verra-t-il pas un millier d'tnconvéniens?

Malgré ces craintes, nous osons toucher à l'arche sainte et dire :

Nous nous sonunes servi , dès 1821, d'un fusil Paûly et jamais nous n'avons vu d'arme porter plus juste et plus loin avec bien moins de poudre que les autres. La charge se fait en quelques

» campagne , nous avons dû recourir à une levée anticipée : ceci est argent , » parce qu'il faut plusieurs années révolues pour avoir amassé les réserves. • {Lettre de M. de Serre à M. de Chateaubriand, Naples, 9 août 1833 ; Congru de f^érotiê, deuxième volume, page US.)

coudes ; le fusil se nettoie très facilement et le tireur, n'ayant devant les yeux ni flamme ni fumée , a le coup d'oeil bien plus sûr.

Certainement , depuis dix-huit ans , cette arme s'est singulièrement perfectionnée et si aujourd'hui, pour un fusil à deux canons, elle ne présente plus aucun danger, il est éyident que, pour un fusil ou une carabine à un seul coup , on ne saurait lui trouver le plus léger inconvénient.

Nous avons consulté à ce sujet les premiers armuriers de la capitale et tous ont répondu que les résultats étaient clairs , certains et indubitables. Uun d*eux a déclaré qu'il s'engageait A armer une compagnie , à faire tirer dix à douze coups par minute et A prouver par la justesse , la portée , la promptitude du tir et la facilité de tenir l'intérieur du canon clair et propre, la supériorité de cette arme sur les anciennes; enfin il se soumettrait A perdre le prix de sa fourniture si T expérience ne réalisait pas ses promesses.

L'artillerie s'oppose encore à l'usage de ce fusil par un singulier motif; elle prétend , et cela est trop vrai , que le soldat tire do trop loin et consomme inutilement A l'armée une quantité énorme de poudre; elle ajoute que, si on lui donnait une arme aussi facile A charger, il ferait double consommation et qu*il faudrait augmenter le nombre de caissons A cartouches, etc.... Il noua semble que ce n'est pas ainsi que l'on devrait remédier au mal. Exposons quelques idées A cet égard :

Ne pourrait-on pas, en temps de paix, apprendre au soldat A tirer A la cible , A juger des distances et A ménager ses munitions ; puis disposer les choses de manière A ce qu'en temps de guerre, les ofliciers et sous-olTiciors pussent le maintenir, le diriger et l'empêcher de tirer en pure perte.

Mais c'est manquer le but que d'abandonner, sur les motifs mis en avant par l'artillerie , l'usage d'une arme aussi avantageuse et dont nos ennemis pourraient fort bien se servir contre nous.

Voyez en outre l'avantage immense qu'une pareille carabine présenterait pour défendre un poste avancé, un défilé, une maison crénelée , une redoute , un blokhaus.... Avec cette arme , un bataillon retranché se défendrait contre des régimens entiers.*

"armes a FEL'. — flail lefalchkux.

Académie dct SctenceSf téattcc du ?0 juillet 1835. « Vos comrolsMirci oDt assisté au tir du fusil mousqueton de M. Lefia'!

Aux partisans de \ économie quand tnénie nous dirons : Ëh bieni au Hou de 20 bataillons ne formez que 20 compagnies ou 10 dcmi-compagnies,'si vous Taimez mieux; armez-les de carabines se chargeant par la culasse, et envoyez-les s'exercer en Afrique.

Si vous ne voulez que 10 compagnies do 100 hommes chacune ,

n cheui ; ils ont remarqué qoMl ne s'échappait aucun gaz dans les ajuste-

• mens ; la rapidité avec laquelle s'opère la charge ainsi que réconomie ré- » sullant de la réduction du volume de la poudre nécessaire pour chasser le >* projectile, ont également attiré leur attention.

» Ils ont rhonnneur de vous proposer de remercier M. Lefaocheux de sa

• communication et de déclarer que son invention parait de nature à amener » des résultats avantageux parla promptitude de la charge, la justesse du tir » et la longueur de la portée.

» Signée la minute, vicomte Rogniat, l>aron Séguier, rapporteurs. » L'académie adopte les conclusions de ce rapport.

Certiûé conforme, le secrétaire perpétuel pour les sciences mathématiques,

Signé F. Arago.

Page 1