GRANDE PRINCIPAUTÉ DE FINLANDE
Cet immense pays fut complètement acquis à la Russie par le traité de Fréderickshausen (5 septembre 1829).
La capitale , Uelsingfort , compte 10,000 âmes ; son port est excellent et défendu par la forteresse formidable de Swéaborg.
L* occupation des lies d' Aland , situées près de la Suède , assure â la flotille russe des ports fortifiés , qui mettent le czar à même d'observer l'entrée des vaisseaux dans le lac Mélar, ainsi que lo cabotage suédois le long des côtes occidentales du golfe de Bothnie
Cette principauté renferme 5,300 milles carrés géographiques et 1 ,200,000 âmes.
En résumé, la Russie a enlevé â la Suède un territoire de 7,035
milles carrés géographiques , reofermaiit une population da 1,525,000 habitans.
Ici, il est juste de Cèdre observer qu^avec Tapprobation de T Angleterre, on a donné en indemnité à la Suéde la Norwége enlevée au fadble Danemark, notre fidèle et malheureux allié.
Ces envahissemens continuels appellent naturellement une réflexion que nous soumettons à la sagacité de nos lecteurs.
Si la fondation de Saint-Pétersbourg au fond du golfe de Finlande ne permettait pas à la Russie délaisser à la Suéde la province de ce nom, parcequ*elle touchait aux portes de sa capitale ; par les mêmes motifs , quand un peu plus tard la Pologne aura été fortifiée et complètement absorbée dans l'empire russe, ne sera-t-il pas à craindre que le czar ne forme des prétentions pareilles à F égard de la Prusse occidentale et orientale! Sans le traiter d'ambitieux , ne peut-on penser qu'àunjottrcitmn^, ce souverain dira auxsuccesseurs de l'ancien électeur de Brandebourg : « Ces deux provinces fai- » saient autrefois partie du royaume de Pologne. Il y a nécessité » pour ce royaume de posséder ses anciennes côtes maritimes de- » puis Memel jusqu'à Dantzick inclusivement; sans cette posses- » sion , le commerce , Fagricultureet l'industrie de la Pologne ne » peuvent trouver de débouchés , car tous les fleuves traversent les » deux Prusses pour se jeter dans la Baltique. Vous le voyez, il but » absolument me céder deux provinces. »
Quel parti prendrait le roi de Prusse , surtout si cette demande luiétait adressée au milieu d'une circonstance critique? Nul autre que celui de se résigner à subir la loi de la nécessité et d'accepter quelques indemnités sur les petits princes allemands.
Voilà ce qui arrivera sans aucun doute , dans un lap& de temps plus ou moins éloigné.
\o COfiQVÈTES Sta LA TUBQl'lE D lîLLROPK DE DIVINS SANGJACATS APPELÉS aujourd'hui NOUVELLE- RUSSIE.
Les provinces conquises sur les Turks, depuis Pierre-le-Grand jusqu'en 1812 , forment la partie méridionale de Tempire russe en Europe , et le littoral de la mer Noire au Nord ; elles s'étendent le long de cette mer, depuis le pays des Cosaks, qui en portent fe nom , jusqu au Danube et au Pruth.
Voici l'éUt des gouYernemens nouveaux créés par les Russes aTec les proyinces conquises sur les Othonians.
GOUYERNEHENT DE JEKATERIIfOSLAF.
Ce pays conquis sur les Turks, lesCosakset les Tatars d*Asor, a été organisé en 1812.
Il renferme 1,1^^ milles carrésigéographiques ou 55,359 verstes et 610,000 habitans.