‹ La France depuis 1830Chapitre 143 sur 156 · ABD-EL-KADER · texte numérisé non relu

ABD-EL-KADER

Pour apprécier cet acte important , il est nécessaire do se reporter au premier traité passé entre Témir et le général Desmicbek: c'est pourquoi nous allons placer ces deux transactions en resani runedeTautre.

Traité du gén(^ra1 Dcimicbels du 2U février 1834.

« Le général commandant les trou- » pes françaises dans la province d'O- • ran et l'émir Abd-el-Kader ont ar- " rété les conditions suivantes :

» A dater de ce jour , les hosUlitès entre les Français et les Arabes cesseront.

9 Le général Desmichels, commandant les troupes françaises, et l'émir ne négligeront rien pour faire régner Tunion et l'amitié qui doivent exister entre dcui peuples que Dieu a destinés à vivre suus la même domination ; à cet effet des représentans de rémir résideront à Oran, Mostaganem et Arzew; de même que, pour prévenir toute collision entre les Français et les Arabes, des officiers français réi^idoront n Mascara.

Traité da général Bageaod do 30 mai 1837.

« Entre le lieatenanl général Ha-

• eeaad , commandant le» Iroop»

» françaises dans la province d*Orao.

• et rémir Abd-el-Rader a été oonir-

• nu le traité suivant :

» L'émir Abd-el-Kader reronnaîi U > souveraineté de la France en Afri-

• que.

indigùuod de cultiver avec los méthodes <te l'Europe un sol auquel la nature a prodigué toutes ses richesses. Nous ne parlons ici que (lu versant nord de l'Atlas, où toutes les cultures et les plantations de l'Europe méridionale et de la France réussissent admirablement. Quant au revers sud qui s'étend jusqu'au grand désert , il est certain qu'à mesure que l'on descendra de ses sommités ven le pays (les dattes , on y cultivera avec succès les plantes tropicales.

Si les faits que nous venons d'établir ne suffisent pas pour convaincre nos adversaires, nous les supplions de ne juger de la valeur de nos assertions que quand ils auront vu los résultats que produira une seule année de paix. Ces résultats, nous le croyons du moins . dépasseront toutes nos espérances, et pourtant la première année ne sera qu'une année d'installation et d'épreuves.

Que ne jK-ut-on attendre, en effet, d'un pays aussi lavorisé parla iialiiro , d'un pays fOcondé par un soleil si brûlant , par des pluies et des neiges qui durent pendant quatre mois de l'année, d'un pays qui . par l'osposition de ses montagnes , renferme pour ainsi dire deux climats différens I Ciracc k sa situation sous une latitude voisine des tropiques , l'Algérie donnera à la France les productions qu'un climat plus froid lui refuse ; ainsi nous retirerons de nos possessions arricainos des chevaux eicellens . de l'huile, de la soie, du café, du sucre, de l'indigo, du coton ,du tabac, etc., etc., et d'autres denrées qui viendront s'échanger contre nos objets manufacliir<!s. Ces produits vivifieront un commerce considérable avec ta métropole, alimenteront notre marine marchande et répandront l'aisance chez les deux peuples. Par une conséquence naturelle, la population de l'Algérie s'accroîtra, et peut-être sera-t-elle doublée avant la fin du XIX' siècle.

Ce n'est pas tout encore : l'Atlas doit renfermer dans ses flancs de riches minéraux que ne tarderont pas A décoirmr nos habiles ingénieurs. Enfin , par l'Algérie , nous verrons s'établir des communications avec l'intérieur de l'Afrique , et de nombreuses caravanes tiendront nous apporter la gomme , l'ivoire , la poudre d'or, les plumes d'autruche , et les autres productions de ce pays inconou. Sous tous ces rapports , et ils ne sont pas imaginaires , nous esUnions que la possession de l'Algérie ne peut ({u'augmenter le commerce , la navigation, les richesses, et par suite la puissance de la France.

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