‹ La France depuis 1830Chapitre 142 sur 156 · MARITIME · texte numérisé non relu

MARITIME

L'Algérie présente une étendue de 250 lieues de cdtes qui courent de l'est à l'ouest. Tous les navires qui vont dans le levant ou qui en viennent sont obligés do longer cette côte à peu de dislance, car les vents et les courans les y portent sans cesse. En cas de guerre maritime, des bâtimens légers, des bateaux à vapeur, embusqués dans les rades et les havres de la régence, désolertienl la navigation de nos ennemis et les forceraient, pour ainsi dire, â faire escorter chaque bâtiment qui marcherait isolément.

Commercialement parlant , ces havres et ces ports sont mieui situés que ceux de la Provence et du Languedoc pour être les entrepùts des marchandises qui du levant passent dans TOcèan et de celles qui, venant do l'Océan, sont destinées pour la GrécCt la Tu^ qnie, la mer Noire, V Asie-Mineure, TÉg^'pte, etc.

Mais la régence , dira-t-on , ne présente à nos flottes aucune rade sûre , aucun port à l'abri de tous les vents ; on parle des rades de Mcrs-el-Kébir, d'Arzew, d'Alger, de Bougie, de Collo, de Stora , etc. ; toutes ont plus ou moins d'inconvéniens ; toutes sont plus ou moins exposées à certains vents; toutes enfin demanderaient des sommes immenses pour y construire de grands ports ;

pcul-ètrc 200 millions n*y suffiraient-ils pas 1 A cet égard» notre opinion est bien arrêtée. On doit se garder de faire aucune forte dépense, aucun grand établissement maritime dans l'Algérie jusqu'à ce que le pays soit non seulement soumis mais attaché à b France, de telle sorte que les habitans, satisfaits et heureux d'être Français , combattent avec nous pour défendre leur territoire. Jus^ que là il faudra se contenter de ces rades telles qu'elles sont, sur-* tout quand on songe que des escadres peuvent, à la rigueur, s'y rallier et que des bâtimens do commerce sont en sûreté dans quel- (]ucâ havres. Nous diflérons donc absolument d*avis avec quelques personnes qui veulent que la France commence par dépenser GO millions pour établir un port à Alger.

La régence n ayant pas de ports où trouver» nous dit-on encore, des refuges et des points de relâche pour nos flottes , dans cet état de choses, ajoule-t-on , ne conviendrait-il pas de demander à l'Espagne la cession des lies Baléares? Là nous aurions Fadmirable rade de Palma et le pori si sûr et si vaste de Mahon. Cela serait à men'eille , répondrons-nous , si deux obstacles insurmontables ne se présentaient : d* abord, V Espagne que nous abandonnons consentira-t-elle à une pareille cession ? Puis, en supposant l'affirmative , r Angleterre ne s'y opposerait-elle pas? Oui, sans doute, car elle n'a jamais soufifert et ne souffrira nulle part notre extension maritime. A cet égard Topinion publique est si prononcée dans la (irande-Bretagne que si le cabinet wigh le permettait il serait renversé à l'instant par les cris populaires que les tories ne manqueraient pas d'exciter.

Il y a donc impossibilité actuellement : 1** de construire des ports dans la régence; 2* d'obtenir la cession do celui de Malien. Alors demandera-t-on : Quel moyen nous rcsto-t-il pour communiquer avec l'Algérie en cas de guerre et y ravitailler notre armée? Un seul ; l'alliance intime avec l'Espagne, comme nous l'avons dit au chapitre consacré à cette puissance ; forts d'une pareille alliance, aucun obstacle ne peut arrêter nos communications avec la régence ; car de Carthagéne, de Malaga , et des autres |)etits ports de l'Andalousie, de Palma et <le Mahon dans les Baléares , nos bàtimens It'gers et à vapeur, profitant des moindres coups (le vent, parviendraient en |)cu d'heures dans les rades de l'AIuérie. Ces coups de \ent, si fréquens sur cette côte de fer, en ehaf

saht les yaissèaux ennemis, et en les forçant de se retirer au foin, favoriseraient T arrivage des nôtres. Cette côte, rendue înabordable pendant les trois quarts de Tannée par ses dangers et ses orages, protégerait le littoral et le défendrait contre les attaques de Tennemi; et pour peu que les habitans nous fussent favorables, s*U osait y descendre, il trouverait diflicilement les moyens de s'y soutenir, d* y subsister, et moins encore la possibilité de se renibarquer en cas d'échec.

Nous venons de dire que le seul moyen de conserver FAIgérie e( d'y pouvoir ravitailler nos troupes, même en temps de guerre, est dans le concours et l'alliance de l'Espagne. Nous insistons avec force sur cette considération ; car quelle occasion plus favorable pour traiter avec le gouvernement de la jeune reine et lui imposer de» conditions de réciprocité, que la position critique où il se trouve.

Considérons encore cette question sous une autre face : certes , personne no contestera le courage , l'intelligence, la frugalité et le dévouement des Arabes et des Cabaïles ; quelle race d'hommes au monde pourrait produire do meilleurs marins, et où trouver, pour les former, une mer plus difTicile que la Méditerranée? Ils sont, en outre , intéressés, avides de gloire , infatigables ; voilà bien de» motifs pour qu'ils se livrent au métier aventureux de marin et sur* tout de corsaire en temps de guerre.

Une raison décisive encore s'élève en faveur de la conservation de l'Algérie : ses côtes présentent un développement de 250 lieues, tandis que celles do la Provence et du Languedoc réunies n*en forment que 80 à 100 au plus. Un littoral aussi étendu que celui de la régence doit donc , avec le temps , amener une grande partie de la population à se livrer au commerce maritime , à la poche et â la navigation. Ainsi, dans une |)ériodo très courte, nous y trouverons ce qui nous manque pour remonter nos flottes , une population maritime. Nos amiraux et nos ministres de la marine s'accordent tous sur la ilillicullé du recrutement maritime, vu la diminution incessante (lu nombre de nos matelots *;.pour obvier à cotte pénurie, la possession de la régence est donc indispensable à la France.

* Lr hurlgol nordi.il i\o uoire. riiariiin a éi^ iixé a îO ^ Aissf aui de lifçnf» , v» fr^Knlrs et 220 b^iimrn*) de dh erses forces. Pour le» inonler, d'4prf« î'or-

ARTICLE TKOISIËUE.

i>R i.t POSSESSION DE l'algéhie coksidébèe sous le

HILITAIKE.

I^ possession ilu l'Algérie nous permet : 1° d'eiercer nos trou- \<es et d'aguerrir successivement nos régimens d'infanlarie , de ca- ^a^•^i^! et ilaiUlIcrie ;

2" IV T'iurnir des sujets d' activité aux imaginations ardentes, en li'ur offrant les chances variées de la guerre ;

3" Enfin, [le pouvoir leveren Algérie, après la soumission des indigènes . un nombre considérable J'excellens soldats pour l'infanliTJe et la cavalerie lëgtirt'-

Premitr avantage.

II n'est pas besoin d'insister beaucoup pour démontrer que les garnisons et les camps d'cicrcico forment bien moins les soldats <iui; la guerre elle-mômc. Voyez ce qu'était l'armée d'Italie à la bataille d'Arcolc , et la grande armée à Austerlitz. Avec de pareils hommes l'empereur pouvait défier l'Europe entière. Si cette vérité est reconnue, pourquoi ne pas avoir en Afrique six de nos régimens d'infanterie et six de nos régimens de cavalerie légère , qui y re&li'raient chacun trois ans, et se renouvelleraient par tiers? S'il en avait été ainsi , déjà seize régimens d'infanterie et seize régimens de cavalerie auraient reçu le baptême du feu et acquis une expérience que la théorie ne donne jamais. Selon l'opinion de nos généraux , les régimens de chasseurs d'Afrique forment une de>

ilunnanre du II urlnbre IB36, il rindrail 67,000 offleftra Cl mtlcloli. Votddi

l.ei marins iDSCrils OUI dus» s'élèvent à 90,00»

Il but en déduire, pourdherseï causeï >9,000

«este bl,000

lionl 11 faul encore rctrucher, pour non vileuri 16,000

Reste an plus 35,000

Ainsi, iumIc rés<-rtes, pai de mojreniderépareT un tchee et depoarmlTn

Il faut donc accroître et développer notre population maritime.

(Voir leRappoTIde JH. Htrnmtx lurte budgeiit IBSS, p- M et 01.)

premières cavaleries du monde *. Dès-lors , ne serait-il pas convenable que les autres corps de l'armée fussent appelés successivement en Afrique et remplacés alternativement par d'autres régîmens qui, pour no pas changer subitement de climat, passeraient, avant leur départ comme après leur retour , deux ans dans nos provinces méridionales? Ne parattra4-il pas juste, en outre, d'accorder quelque repos à des hommes qui combattent depuis huit ans , et de répartir plus également sur nos troupes le poids de la guerre?

Second avantage.

Nous croyons que la prudence conseille au gouvernement d'une grande nation d'éloigner les mauvaises passions et d'oflrir «nx imaginations ardentes le moyen de s'exercer tout en servant leur pays. Ce moyen de garantir la paix intérieure nous semble plus humain et plus sûr que celui de l'intimidation et des rigueurs.

Sous ce rapport , l'entretien par la France d*une légion étrangère en Espagne et de plusieurs bataillons de volontaires en Afrique est une mesure utile et politique. On sera convaincu de oette vérité, si l'on veut bien se rappeler que ce sont la misère et ledésœuvrement qui ont poussé trois malheureux au régicide.

Fieschi avait servi long-temps. Il faisait partie de la dernière expédition de Murât à Naples , où ce prince fut pris et fusillé.

Alibaud était allé offrir ses services aux républicains de Barcelone.

Champion s'était engagé dans les volontaires de don Pedro et avait fait la campagne d'Oporto.

Ces affreux attentats eussent peutrètrc été évités si l'on avait recouru aux dispositions que nous indiquons. Ces esprits remuans et

* Quant aax cavaliers indigènes , avec leuri qoalitét penonncllet et U sa-

• périorité de la race chevaline, l'on ne peut meUre en doute la bonté de U » cavalerie qu'il est possible d'en former. Déjà , quoiqae combattant de Ma » et Joignant peu corps i corps , ils sont redoutables. Quand ils posséderont

• de^ bonnes armes blanches et qu'ils sauront les manier, avec la vigueur et

• la souplesse de leurs chevaui , ils surpasseront, dans la mêlée, leurs ancf- " très les Numides ; ils égaleront les Mamelucks et rivaliseront avec nos chas- " sours-dragons d'Afrique que je ne crains pas de proclamer une des premlè- » res cavaleries du monde. »

( Discours de M, le duc de Mortemart à la ckambn d€$ p^irt , U 23 juin 1837.)

iii<|uiet9, s'ils eussoiit trouvé l occasion de satisfaire une dévorante activité, d'acquérir quelque gloire et de s'ouvrir une carrière, ne se seraient pas abandonnés à d'aiTreuses inspirations ; leurs passions se seraient amorties dans les camps ; les fatigues de la guerre, Tha— hitude de la discipline militaire les auraient façonnés à Tobéissancc, et après avoir scr>'i la cause nationale et s'être créé un état, ils seraient revenus en France plus calmes, plus sages et plus în~ struits. *

Troisième avantage.

Personne, avons-nous dit, ne contestera le courage des Arabes et des Cabaïles. Disciplinés et conduits par des ofliciers français, ils feront des soldats d'autant meilleurs , qu'ils aiment la guerre. avec passion et méprisent la mort. Les corps de zouaves et de spahis que nous avons formés, les chefs qui nous ont servis, ontsuflisamment prouvé le parti avantageux que nous pourrions tirer de combattans aussi intrépides. Ces faits donc reconnus et incontestés, examinons quelles sont les ressources que nous pourrions trouver dans la régence. L'Algérie une fois soumise pourrait facilement fournir à la France i^0,000 hommes d'infanterie légère , 20,000 ravalierset 30,000 matelots. Considérons, d'un autre côté, que le service militaire serait un grand moyen de civiliser les indigènes et (le réunir les deux peuples. Par la suite, on transporterait successif ment en France 10 ou 12 régimens d'Arabes et de Cabaïles pour y remplacer les corps que nous aurions envoyés dans TAlgMe. Ces espérances , loin d'être imaginaires , pourront se réaliser dans l'espace de bien peu d'années , si l'on en juge parla révolution qal s'est opérée dans la province de Constantine depuis la prue de celte place. La possibilité d'obtenir ces trois avantages ainsi démontrée, on peut se faire à peu près une idée de l'immense parti que l'on pourrait tirer de l'occupation de l'Afrique.

L'infanterie apprendra à tirer juste, à se garder soigneusement, à vivre de privations, à supporter de grandes fatigues ; elle apprendra plus tard à faire la guerre de surprise et de partisans, quand on

* ■ rcrmettez-m(»i de vous dire qu>n dirigeant vers l'AfHqae tant d'es- » priu inquiets , tant d'eiistences agitées, tant d'iroaglBatioiia dévorantef, » >ous rendrez service à vous et k l'Europe. >

(Discours duprésideni du coMeil, tOjuin 1836.)

voudra combattre les Arabes à leur manière. Si l'on se décide k créer les bataillons de chasseurs-tirailleurs que nous avons demandés au livre précédent, ils ne pourront se former à une meilleure école.

En ce qui concerne la cavalerie, si Ton se rappelle que, de Tavis de tous nos hommes de guerre , les chasseurs d* Afrique sont devenus une des premières cavaleries de T Europe , on comprendra la nécessité d'entretenir en Algérie au moins 6 régimens de cavalerie légère française et 3 régimens de spahis , chaque régiment porté à 8 ou 10 escadrons. Sous le rapport économique il y a encore un avantage certain à prendre cette mesure, car un cavalier en Afrique coûte 887 fr. par an , tandis que Tentretien d*un cavalier en France coûte 928 fr. ( Différence par homme 41 fr. Voir page 688 bis , budget de 1838. ) Mais il faut dire qu*en revanche un cavalier étranger ou spahis coûte par an 1,530 fr., soit 643 fr. de plus qu'un chasseur d'Afrique ; il nous est impossible d'expliquer une pareille différence ; s'il faut Tattribuer à une solde plus forte ou à un uniforme plus riche, c'est un abus qui dok être réprimé sur-le-champ , dussions-nous licencier le corps des spahis.

D'après le budget de la guerre , Tentretien d'un zouave s'élève

à 491 fr.

Celui d'un soldat français à. . . , 461

D'où suit une différence de 30 fr.

Des calculs que nous venons de faire il résulte qu'il y a encore plus d'avantages à entretenir des fantassins et des cavaliers en Algérie qu'en France.

Relativement à l'artillerie de campagne et de montagne , on conviendra que l'occupation de l'Afrique nous offre une occasion des plus favorables d'exercer les hommes et d'éprouver les divers systèmes appliqués au service matériel : les hommes , à cause des combats multipliés qu'ils auront A soutenir ; le service matériel, eo raison des diffîcultés que présente un pays de montagnes et sans routes.

Le (:énie militaire pourra également se livrer à d'utiles essais, tant pour former le siège des quelques places qui resteraient A prendre en Afri(iue que pour les fortifier à peu de frais , établir des forts ,

des redoutes , des camps retranchés, des voies de commuoicatioD, saigner les marais , élever des' casernes , construire des magasins etc. , etc. Ces vérités sont trop évidentes pour qu'il soit nécessaire (lo nous y arrêter davantage.

ARTICLE QUATRIÈME

DE LA POSSESSION DE L'ALOiaiE CONSIDÉRÉE SOUS LE RAPPORT

C0MMERCL4L ET AGRICOLE.

Pour achever de réfuter les objections élevées par les adversaires de notre colonie, et notamment par l'honorable auteur de la que&tion d'Alger y nous copions dans les comptes rendus par les ministres les documens statistiques donnés sur la régence au 31 oc* tobre 1836. On y verra combien il est inexact de dire l*que la na^ vigation dam les rades de V Algérie se fait par les étrangers , quand il est certain que la navigation française a augmenté de 7â6 navires du port de 42,000 tonneaux , et que celle des autres pays a diminué en 1836 de 207 bàtimens jaugeant 33,000 tonneaux ;

2" Que les ea^portations de la France vont endiminuarU^ quand, de

1835 à 1336, elles ont augmenté de six millions ;

3<* Qu'un commerce étendu atec Alger est une chimère; qu'il en sera de même de la navigation, etc., quand, de 1835 à 1836, le mouvement de la navigation s'est accru de 519 navires, de 8,553 tonneaux, et de 2,107 hommes d'équipage, etc.

Après de pareils résultats obtenus dans des années de troubles , au milieu de combats continuels, dans un pays dont nous n'occu- |K)ns pas la centième partie , csUl juste de dire : Alger sera toujours pour la France une charge énorme. Non , assurément ; car les produits généraux qui étaient en 1831 de l,Otô,000 francs, se sont élevés en 1836 à 1,845,000 francs, ainsi qu'on pourra le voir aux pièces justificatives n^ 7.

POPCLATION. — La iK)pulation européenne qui était de 10,480 âmes au 31 décembre 1835 , s'est élevée â 14,561 au 31 décembre

1836 : augmentation 4,081.

HOPITAUX.* — a Le nombre des hommes traités dans les hùpi-

* Extrait dn compte définitif du ministère de lu gutrre pour 1835 , p. 203. < Songei bien que si , en France , chaque malade ne reste que \ingt-sept

» taux on 1835, comparé avec 1 ctTccUf réellement eiilri*ienii fx^n- » dant la môme année, est dans les proportions suivantes :

» en France ,4 — 81 pour •/«; » en Afrique, 7 — 50 pour %. »

Mais il faut observer qu'en Afrique nous faisons la guerre et que les hommes y sont beaucoup plus mal logés et entretenus qu en France. *

« Par contre , le prix moyen de la journée d*un malade s* élève » en France , ^ 1 franc 28 cent. ; » en Afrique, à 1 franc 11 cent. »

Prix des denrées et de la main d*œuvre.

Le prix du blé s est maintenu à 15 francs rhectolitre , tenue moyen.

Celui de la viande de bœuf de 22 à iO centimes.

Une journée de charpentier, menuisier, forgeron , maçon , etc., se paie communément de & à 5 francs.

Celle d'un manœuvre :

A Alger, de 1 fr. à 1 fr. 25 cent. ;

A Oran , de 1 fr. 75 cent, à 2 francs;

A Bône , de 1 fr. 50 cent, à 3 francs.

Malgré F état de division et de guerre dans lequel a été ploogr

" jours à rhôpilal , dans VAlgérie 11 n*y reste que trente Joun , vale» f* moyenoe. En France il y a 1 malade à rh6pital sur 18 , en Àltérte t » sur 16.

» Loin d*étre surpris de cette dlfTérence , Il est heureux, Il est remiiqiitble I* qu'elle ne soit pas plus forte ; si vous réfléchisseï sor le riuf mowcpt !■ » parfait dans les premières années , sur les campement et les bifouics; m voilà ce qui JusliÛe le nombre des Journées de malades.

• J*trrive au nombre des morts , toujours trop considértbie, malt ^il él-

• minue maintenant. Il est faux que la proportion des morts en AffrHivtMit > du I0">« de l'efTectif. Cette proportion est , en réalité, celle des araiécs ca » campagne, déduction faite de la perte des batailles. Mais henreoteacBl m

• Afrique, depuis quatre ans , la perte n'est que le 14»* de l'efllectir, y ciw-

• pris la mortalité du choléra. •

{Extrait du discourt du commissaire du roi, à laekamtre des dj^mii , le lljaiwl837.) ' Ce qui prouve incontestablement la salubrité du climat de rAIférie, €*c»t que, d*après les observations météorologiques faites à la directftoe d« port dvvigcr, il y a eu en 1837 deux cent vingt-trois beaux Jours, et qse la Àerniomèlrc de Réaumur n'est descendu au plus bas qu'à 8 degrés et n*esl hmnilé, au maximum, qu'à 25 degrés.

jusqu'ici ce malheureux pays, quelques relations commerciales ti<n(lent à s'établir entre les divers pointe de la régence non occupés ot ceux que nous possédons.

\'uici le ri^sumé des imporiations en franchise et des exportations des poru non occwpi$ pendant l'année 1836.

I^rORTATIO^IS. EXPOKTATIONH.

l-csimpotUitlonsonUléderr. tSG,000 LeseiportaltoDioot élt dcfr. Ml.Ono A pareille époque de I83â , A pareille époque de 1B1& Plies tMtaX de Ill.OOO elles étaient de 380,000

DilTérencc en plut pour 1S3G. !l&,000 DilTétenceea plaipour 1S3G. ÏIS.OOO

L'aperçu des résultats obtenus par la culture dans dix communes sur onze qui occupent le massif d'Alger, fera concevoir ce que l'on obtiendra dans quelques années, quand la paix permettra aux ha— bilans de se livrer avec sécurité à leurs travaux.

Les documens qui nous ont fourni les chilTres soivans sont otTiciels. Ces chiffres ont leur éloquence et détruisent do fond en comble certaines assertions de nos adversaires, celle, entre autres, par laquelle ils accusent le sol africain de stérilité ot d'épuisement. Au 31 janvier 1837 ces dix communes cultivaient i,95ï hectares en blé, 2,087 » o orge, ^66 D » fèves,

430 » n pommes de terre , 3,071 a 11 vignes, 1,276 » » prairies, (Etonditquclopaysmanqued'eau.]

136 » H potagers.

La commune de Boudjaréah , qui cet i la pointe nord du massif, sur le l)ord do la mer, et prot^ée contre les incursions des. Arabes par la ville d'Alger, cultive i elle seule 379 hectares en blé , 250 » » orge.

2,685 » » Tignes.

Ces dix communes possèdent 800,000 arbres fruitien qui se rév partissent ainsi i

^20,000 oliviers dont 37,000 grcflcs , 22,000 amandiers.

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