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• La Franee powrra aalrelaillrdes » aaent aaprèt de l'talr el dans les
• vtllaiioaiitaaà ieaadMtainratton, » poar tenrir d'iatemédiairei près da
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• coBteeutloM eoaaiarelalaa oa a«- » trei qa'llf ponrralenl aToir afw les
• Arabet.
» L'éaalr Jouira da la méaM feealté
• dans les Tillea el porU f^ançab. »
Tatea, le 10 mal 1837.
Il faut remarquer, d*abard,qaele général Deamicbda qui n'ayait que 2,500 hommea à sa disposition n*a traité arec Abd-el-Kader qu* après Tavoir battu ; que si rémir, dans ce premier acte , ne reconnaît pas la souTeraineté de la France, du moins le général français no le constitue pas maître du nord de TAfrique et ne lui concède pas en soUTeraineté lea proTînces d'Oran, de Titerie et partie de celle d'Alger; qu*Abd-el-Kader n'entourait pas le canton d* Alger, qui nous est résenré, conmie il le fait pour celui d'Oran; et surtout qu'il ne touchait paa au beyiik de Constantine; que ce qu'il fallait éviter à tout prix , c'était de donner aux Arabes un chef unique et surtout un chef habile et d'un génie supérieur.
Pour que nos lecteurs puissent encore mieux s'éclairer sur cette question , nous allons rapporter quelques unes dos instructions données à nos gouverneurs généraux. *
' • Quel bal cherchons-noai à alleimlre ? la paii , j'imagine , c*eit-à-dirr • une posaetsion tranquille et stable ; nooi ajouterons : une possession suscap- » tible de se perfccUonner et de s'étendre.
> Pour obtenir ce résultnl , quelles doivent être les conditions de la pali '
« Qu'Abd-cl-Kador se soumette; qu'il reconnaisse, sans cun- 0 dition , Tautorité du roi dans la personne du gouverneur gémVaf » et nous le laissons en repos.
D II ne vous aura pas échappé , M. le maréchal, que le traité v> du 26 février 183tk , s'il a pacifié la province d'Oran , avait » donné à V émir un pouvoir qui tendait sans cesse à s'accroître et » qui devenait nuisible à nos intérêts politiques. Il faut donr » anéantir jtuqu'aux traces de ce traité, car aucun nouvel arrangi^ » ment qui en produirait quelque partie ferait de nouveau d'Abii- » el-Kader une puissance, d
(Lettre du miniêtre , du 5 janvier 1836, au maréchal Qaued.}
(c Je pense que vous ne voulez négocier avec Abd-el-Kader que » comme avec un sujet,
f> Le traité du général Desmichels a été aboli par réniir, il' ne » faut pas loreoouvcller; Tintérétde la France s'y oppose. »
(Dipéche du même au maréchal , du k janvier 1836. j
« La paix 9 messieurs » la paix, dit M. lepréiideni dû amêetl à la » tribune, c'est-à-dire \bl »oumi$$ion desArabei devait précéder la » permanence et la restriction de l'occupation.
» Avant de terminer les points qu'on voulait conserver, il failaif » venir à bout de la puissance africaine dans la personne d'Abd-
• d^Kaderméme et d'Achmet bey. »
( Discoure de M, Mole , Moniteur du 23 avril 1836, p. 987.}
• soil que b paix suive la gacrro , loil qu'elle la précède, grâce i la ciaiiiic ■ que le général Bugeaud inspire aux Arabes, etc.
» Sans doute , H n'y a pas lA de chef de Vempire arabe qni paisse daaf un » traité solennel déclarer qu'il reconnaît la souveraineté de la PriBce ; c» » sont là des idées politiques qui ne sont pas de mise en Afrique ; il Caodrail
• que nous fissions d'Abd-el-Kader une sorte de souverain et que mùsu In rt-
• coHMUMtoMS une autorité sur touUs les tribus arabes ; la lui retmmattrt , ce se- > rail la lui donner ; ce serait recommencer la faute qui fut faifte ca ISM » par le général Desroicbels.
» De quelle manière faut-il donc que les Arabes reconnaissent noire soave- » raiueté ? 11 faut que le traité soit fait avec Is plus grand nombre poêtiHe de » chefs arabes des tribus , et non avec Abd-el-Kader tout Mui, et q«e Mft ckeh » de tribus avec les anciens des tribus et les marabouts Jurent le Adèle ac- » complissement du traité, etc. •
Qui a écrit ces phrases si justes et si pleines de sens , plat d*an aial» avant les ratifications du traité ? Qui a pu condamner d'une manière si absolue ri si tranchée le traité du 30 mars 1837 ? Kst-cc un publidsle de l'oppoittion ? Kst-ce une feuille contraire au gouvernemeiil, ou opposée au général Bugeaud? Nullement. Cet article a été publié par le Jonrml de% Débits, dans son numéro du 17 mars 1837.
Rappeler ces paroles et les instructions miaîatéri^es , puis lee comparer aiu clauses du traité signé par le général Bugeaud , c'est ilirc qu'elles ont été de tout point méconnaes , c'est condamner sans appel le traité du 30 mai. Ainsi , on a porté U),000 hommes en Afrique pour ne pas combattre et (aire triompher Abd-el- Kader; bien plus, on lui a abandonné des postes fortifiés, le méchouar do Tlemseo ; le camp de la Tafna, etc.
Si par le premier traité passé avec lui on l'a reconnu prfnc&, par le second on l'a rendu indépendant; on l'a même créé sultan , en lui abandonnant (rois provinces. Si Von foit arec loi un trcrisjùme traité , il est possible qu'on le rende souverain de la qaà.trk^mc et dernière province; celle de Constantine.
Nos lecteurs se convaincront de la réalité des tristes résultats déjà produits par tes traités Dcsmichcls et Bugeaud, s'ils Teulènt bien se reporter i l'explication que nous avons dotanée de la cohduite d'Abd-el-Kadcr dans le beylik d'Oran [chajritrê ii, art. iï, Jliitorique de l'Âlgirie depuù 1830 ] . Par suite du traité du général Desmichels , on a laissé Abd-el-Kader en pari comme le roulaient quelques uns de nos honorables adTeraaires ; et cet état de paix , loin de susciter A l'émir les difficultés que l'on prévoyait devoir naître entre lui et les tribus placées sous sa dominatioti , n'a servi qu'à étendre et à consolider sa puissance. Effectivement ce traité, en l'instituant chef des Arabes, nous lie les mains, nous empêche d'agir et donne i cet homme haUIe et entreprenant l« temps et les moyens de vaincre toutes les résistances , de subji>^ guiT tous SCS compétiteurs et de placer sous le ménie sceptre un peuple composé de 500 tribus difTércntes, jadis divisées et ennemies.
Mais la faute la plus grande dn dernier traité eM hi cession de Medt'flh cl des territoires des provinces d'Alger et de Titerie qui tuucht;nt à celle de Constantine. D'abord, c'était installer Témir en face d'Alger, puis le mettre on contact avec les Arabes ennemis do l'est ; enfin c'était lui donner les moyens do pénétrer dans cette région au premier prétexte ou à la première occasion favorable *.
-Alger, tfiJ»iT(er ISU.
1 \bit-el'Kad«T èlilt ttmp* avec ton armée, forle «reDTlrofrS.OOO honmca, • iliM la plaine d« Himu, lonqn'H j a qoehiaes ]oan II rraiiAtt ta til- » lians {i<vt\t ijc fer), col ou pauase prtliqoé dani 1m meaUBMt qui hraicnt
Lo ministère a tellement compris le ridicule de sa position et l'atteinte profonde portée à notre autorité en Afrique par ce traité , signe évident de la faiblesse et de la timidité da gouvernement , qu'il n'a pas osé le présenter, pendant la session, à la chambre de iSSk j quoiqu'il en ait fait la promesse solennelle. Aussi M. le président du conseil ne trouva-t-il d'autre moyen d'échaper aux vives interpellations qui lui étaient adressées qu'eu avançant un fait inexact; pour s^excuser de communiquer le traité , il prétendit qu'il n'avait pas encore reçu la ratification royale. Malheureusement le Moniteur algérien, arrivé A Paris avant la clôture de la session , vint se mettre en opposition avec cette déclaration. Dans la partie officielle , M. le gouverneur général faisait annoncer, le 21 juin 1837, que le traité conclu par le général Bugeaud avec Abd-el-Kader avait été ratiBé par le roi , le 15 juin 1837. Cette espèce de démenti n'embarrassa pas le ministère; il se tira d'affaire en déclarant que le Mimiîemr Algérien n'était pas officiel.
Tels sont les moyens qui ont été employés pour reculer la discussion d'une transaction qui nous paratt contraire aux intérèti de la France et qui mettra obstacle à la soumission des indigène», en ce sens qu'elle crée une nationalité arabe et lui donne un chef unique. Heureusement , pour l'honneur de la France , la prise de Constanline a relevé nos armes et la soumission des tribus de cette province à confirmé la justesse de cette instruction donnée par le gouvernement : a II ne faut traiter avec le$ AriUtei ^'opréi k$ anoir
» vaincue/ »
Lo traité du général Bugeaud a encore un inconvénient grave; c'est de nous forcer à conserver en Algérie, pour contenir Abd-el- Kader que nous avons rendu si puissant, des forces égales i peu près à celles qui seraient nécessaires pour contenir toute la province d'Oran , si elle était soumise à notre autorité.
» la limite de la proTince de Cooilanline, et allaqua les tribat des Nooghas. m dfi lieaei en avant dans l'intérieur de ce beyiik. Il a donné pour raison de » ceUe Yiolation de territoire l'état d'anarchie, de détordre, de gnerres
• continuelles dans lesquelles les tribus de cette partie de la régence vf yaienl
• depuis long-temps. •
* Un de nos honorables députés, très opposé à la conserration de rAlgérif , a même écrit cette phrase : « Il ne faut traiter avec les Arabes qa*apréi des » sucré», sans quoi ils vous méprisent. »
— fi!5 — (aille le respecter; quelque désavantageux qu'il soit A la France, nous devons le maintenir tant que l'émir l'observera et en remplira fidiMcmcnt toutes les conditions. Ceci une fois admis, notre tâche est facile, car le terrain est déblayé par le traité du 30 mai, et nous n avons à nous occuper que d'une dépendance de la province. d*Oran, d'une partie de celle d'Alger et du beylik de Constantine.
S'il est vrai , comme l'a dit M. le ministre de la guerre dans l'exposé du budget pour 1838, que « les solennolles discussions qui ont » eu lieu dans la dernière session ont constaté que le gouverne- » ment, les chambres et le pays voulaient également la conservation » de notre conquête.* »
S*il est vrai, comme tous les orateurs se sont accordés à le dire, que l(^ Arabes ne reconnaissent que la force et ne se soumettent i\\ih la force; s'il est vrai, comme Ta dit M. Thiers à la tribune le 21 avril 1837, a qu'avant de traiter avec les chefs arabes (dût- <( on préférer le système qui consiste à traiter avec eux ) il faut être « victorieux, » on conviendra avec nous que nous devons envoyer vn Algérie des forces capables de rendre la victoire prompte et facile. Nous devons agir ainsi par humanité et par politique. Par humanité , aGn d'épargner le sang français et même celui arabe ; par politiquey car il faut se hiter de profiter des années de paix que le ciel nous conserve pour soumettre les indigènes, nous établir sur des bases solides et nous préparer i soutenir les attaques du dehors qui pourront avenir un jour.
• • Le vote des châmbref fait tsiez connaUre qaa leur Intention était d*ar- ■ corder aa gouveroemeol les moyens non aeulenieni de conaenrer niaia en- » core de consolider et surtoai d*utiUser la conquête dans l'iBléréi de la ciyi-
• llsallon et dans celai du commerce de la métropole.
» Ce double bol ne peut être atteint que par la ioumiiêion et la paciflcation;
• mais pour obtenir un pareil résultat il Taut occuper les points conquis d'une
• manière assez forte pour prévenir ou repousser toute tentative contre nous
• et inspirer ainsi la conûance qui attire les relations amicales et la crainte
• qui éloigne les bostililés; en un mot , il faut être Justes et forts.
• La Justice consistera à respecter la religion et les mwursdes indigènes, à » leur faire goûter progressivement la douceur de nos lois et i ne laisser au- » C1IB service sans récompense, ni aucune infraction sans une répression sage
• et graduée.
• l.a force, à l'égard d'un peuple toujours en armes et qui vient de subir
• pendant trois siècles la domination d'une milice turque , doit principale-
• ment rep(»er snr l'armée, car il ne faut pas se faire illusioB : ce sera leoto-
• ment quand les Arabes auront perdu tout espoir de domination qu'ils sf
• soumettront. ^ [RHdgci de ta gncrrr^ not«* préliminaire, p. 6)0; IS3S.)