DIVISION
/ â* brigaàt HmpmUrù :
i 2 régimens : n** 4 et 5.
) â" brigaie de eatalerie :
â régimens : 5* cuînsfllery 1*' bassard. brigade ée la landwehr :
\ â régimeiis : n"** & et 5.
1» brigade dartîHme ;
Une section ou division de pionniers ;
2 bataillons du 1'' régiment de la réserve (33* régiment);
Section ou division de la compagnie de chasseurs.
Invalides : 1** et 2* compagnies.
Comme on le voit, la cavalerie forme à peu près le sixième de Tannée prussienne.
Les sept autres corps d* armée sont organisé» à l'instar du l''.
En temps de paix , et sans y comprendre la landunàr, chaque corps d'armée présente sovs les armes 18,M0 licanmes environ ; mais an moyen de la réserve de guerre et deia Jandwdu*, ce nombre peut èlre porié à 40,000 lioiiimes exercés, dans Tespace de iroîs ou cpiatre semaines.
£n temps de paix encore, fes chevaux de TaiÉiUerie et des équipages sont placés chezdes fermiers qui s'«n serrent peurl^irs travaux , mais qui doivent, an premier appel, les représenter en bon étai.
Nous n'entrerons pas dans de plus grands détails , ils nous écarteraient de notre but ; qu'il sufGse de répéter que cette organisation renferme tous les élémens de force , de puissance et d'action qu'un pays peut désirer : économie, troupes exercées et fortement discipUnôes , mobilité et disponibilité immédiate des corps, etc. Chaque général en chef connaît, fait exercer et tient sous sa «main ses brigades, ses divisions , son artillerie et ses pionniers ; les généraux—lieutenans et majors connaissent également les cofps qui leur sont confiés et peuvent comparer entre eux les régimens et les brigades ; ce système d'embrigadement excite la plus noble émulation; chacun de»corps ne veu t et ne peut rester au-dessous de son partner.
Les généraux ont aussi sous leurs ordres et sous leoraurvdllance les officiers d'état-major, du génie, d'artillerie, les intendans, etc.
Les contrôles se font d'autant plus facilement que tous les corps d'armée, les divisions , les brigades , les régimens , les bataîHons,
les compagnies, les escadrons sont égaox en hommes, en cheyaux, en officiers d'état-major et en matériel.
Nous sommes loin d'atteindre à cette simplicité et à cette perfection ; nous avons des inspecteurs-généraux qui courent la poste et qui , en deux mois, ont tout vu , tout inspecté, tout remis au courant et en ordre , et qui trouvent même le temps de dooner, ee pleine connaissance de cause, des notes sur chaque officier.
En Pnissc , tout homme naît soldat , sauf les cas d*exceptioB prévus par les lois. Chaque Prussien de vingt à vingt-cinq ans est soumis an service militaire; le riche et le pauvre doivent passer sous les drapeaux. Le riche ne peut être exempté du service militaire à aucun prix; seulement, il peut entrer dans le corps des cadets et des élèves militaires, ou bien, s ils engage à dix-sept ans comme Tokmtaire et s il s arme et s'équipe à ses frais , il n'est tenu de servir que pendant une année.
En temps de paix, le soldat passe trois ans au régimeat, avec des semestres |)endant 1* hiver, et reste deux ans dans la réserve degoene.
De vingt-cinq à trente-deux ans, il fait partie de la Jaodwehr de premier ban avec les jeunes gens de vingt à vingt-cinq ans qui n'anraient pas été appelés au service. Cette landwehr a ses officiers et ses magasins d'armes et d'habillement, elle est exercée deux fois par an.
I^ landwehr de second ban comprend les hommes âgés de trentedeux à trente-neuf ans et ceux qui sont sortis des cadres de l'armée. Comme elle se compose d'hommes qui ont tous servi, on ne la réunit que très rarement et elle est exercée moins souvent encore. Sa destination est de garder les places fortes et, au besoin , d'appuyer l'armée active.
Enfin, le landsturm formé de tous les hommes qui ne font point partie de l'armée active et des landwehr, depuis dit-sept jusqu'à cinquante ans, ne se rassemble que dans les cas extrftmes.
lin service militaire aussi rigoureux et qui embrasse toute la population , ne conviendrait pas à la France, mais il était nécessaire de l'établir dans un pays peuplé alors de 12 millions d'habitans et <lont le souverain veut porter ses armées, en temps de guerre, à prés do 500,000 hommes.
Nous terminons cet article par le tableau du personnel de l'armée prussienne en 1825 , comparé «^ relui do rarmiV» française en
1828 ot ia%.
1 Population.