‹ La France depuis 1830Chapitre 52 sur 156 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

Les lies Britanniques qui, il y a trente ans, ne renfermaient pas plus de seize millions d'habitand, éa comptent aujourd'hui prè& de yingt-six millions, sur une surface de bySkk milles carrés géographiques.

L'Angleterre, avec seize millions d'habitans, payait, â y a vingt ans, près de deux milliards d'impôts (76,834,000 liv. si.]; ces deux milliards, réduits successivement et ramenés pour 1836 à lyâTi* millions, doivent être répartis sur 25,^(00,000 âmes.

Par conséquent, elle a successivement allégé les charges annuelles de ses habitans de plus de 750 millions, et, par cette seule raison , augmenté la richesse publique, dans la période de vingt ans, de plus de neuf milliards en capital.

D'un autre côté, à en juger par l'augmentation de la population, de rindustrie, des exportations et des consommations de l'Angleterre, on peut croire que ses richesses ont à peu près doublé, et conclure qu'en cas de guerre, les habitans du royaume-uni supporteraient aujourd'hui fort aisément une augmentation d'impôts decinq à six cents millions. Certes , une telle considération est loin d'être sans importance politique, car elle prouve avec quelle influence, avec <pielle force la volonté de l'Angleterre peut toujours peser sur les destinées de l'Europe.

Enfin le peuple anglais a soumis:

Dans les Indes-Orientales et les tles situées sur ces mers, une étendue de &>6,000 milles carrés géographiques et une populatida de 113 millions d'hommes;

En Australie, une étendue de 5,000 milles carrés géographiques et une population de 60,000 âmes;

Dans l'Amérique, une étendue de 120,000 milles carrés géogra^ phiques et 2 millions d' habitans;

Enfin au sud de l'Afrique, une étendue de 5,700 milles carrés géographiques, et une population de 250,000 âmes qui fend à s'augmenter sans cesse, ainsi qu'en Australie.

Les mers sont couvertes par 28,000 vaisseaux marchands qui portent leur glorieux pavillon et les riches produits de la métropole sur tous les points du monde connu.

Les principales tles, les détroits, et tous les ports importans du

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globe sont gardés par ses soldats et 5(K) vaisseaux de guerre * dont plus de 100 bâtimens de haut bord , sont toujours prêts à les défendre et en état de lutter avec avantage contre les flottes réunies de r Europe et de F Amérique.

Quel spectacle admirable que celui de tant de puissance et de prospérités I

Quel grand exemple il donne aux autres peuples 1 quels sujets de méditation il présente aux hommes d*état I

Le secret d'une grandeur aussi inouie consiste-t-il seulement dansunelongue jouissance de la liberté, dans la diffusion des lumières et dans un développement immense de T industrie et du commerce?

Ou bien d'autres causes , telles qu'une protonde politique, l'injustice, l'abus de la force, et des succès continus, y ont-elles également contribué ?

ARTICLE SECOND

Da Danemarck*

Quoique ce royaume soit presque en dehors du continent européen et forme une espèce de presqu'île au nord , sa position et sestles, qui commandent l'entrée delà Baltique, en font une puissance maritime et continentale , qui peut former une diversion puissante dans le nord de l'Europe , principalement dans le nordouest de l'Allemagne.

Il a été afTaibli de moitié par la perte de la Norwége , que les tories ont fait passer à la Suède afin de récompenser cette puissance des services qu'elle a rendus A la saint^-elliance en 1813 , et aussi afin que les deux rives du Sund ne restent pas au pouvoir du même gouvernement : sa marine a été détruite en 1809 , lorsque l'Angleterre, sans déclaration préalable de guerre et A la

123 Yaissetax 463 coffetlet, bricks et sloops.

122 frégates. 79 goSleUes, caUere, etc.

26 bAtIroens à vapeur.

Total. 513 dont 46 en constmclion.

manière des forbans , envoya une escadre et une armée pour ineendier sa capitale et enlever sa flotte.

Depuis ces temps funestes » le Danemarck a été obligé en- 1&15 ée fournir son contingent à la sainte-alliance y quoique les sentimens du roi et de ses peuples ne les portassent guère à s'allier avec eeux qui les avaient dépouillés; mais ils ont dû céder i des soliicitatfons menaçantes, pour ne pas s* exposer à de nouvelles spoliations.

Cet état est administré fort sagement, le souverain concède successivement à ses sujets quelques libertés , autant que peut le lui permettre la crainte de déplaire à la Russie et à la Prusse^

Malgré la faiblesse de sa population et de ses revenus , Talliance du Danemarck est fort à rechercher par la France. En temps de guerre , ce pays pourrait soutenir , avec un corps de 25,000 hommes, une armée française qui opérerait dans le nord de T Allemagne.

Afin de faire connaître Tétat de ses finances , nous donnent L'analyse du budget officiel de ce royaume pour 1835.

REVENUS

Danemarck proprement dit, impôts de toutes nar fr.

tures et loterie 17,160,150

Duchés de Schleswig et Holstein , impôts de toutes natures et loterie 11,736,^90

RECETTES DITERSES

Surplus des revenus du duché de Lauenbourg 526,300 Intérêt des créances actives du roi. . . 1,218,800 A-comptes reçus sur ces créances. . . 2,853,100 Revenus des Indes-Occidentales. . . 138,500

Droits des deniers 4,994,310

Total des revenus 38,ffi7,6W

DÉPENSES

Maison du roi et des princes , dont 64,000 firancs.

pour les haras 3,252,000

Départemens ou ministères . 3,853,000

Armée de terre. . 7,346,000

ùtepùTiet, . . .14,451,000

Report 14,tôl,000

Marine 3,iff7,000

Coloiiies dont 58,000fr.pour leGroenland et F Islande. S86,000

Pensions ei allocations 1,518,000

Trayanx publics 1,979,000

Industrie et commeroe 158,000

Scienoes et arts 68^,000

Institutions cbaritablea et donations 629,000

Secours et encouragemens 5S5,000

Dépenses diyerses et cadastre 009,000

Dépenses 23,606,000

Intérêts de la dette publique 13,227,000) 4t;oooAnA

Amortissement 2,662,000) »^'««'»"^

39,^97,000 Revenus 38,627,000

DéGcit 870,000

Ce déficit n'est pas réel, puisque 2,662,000 fr. sont consacrés à r amortissement.

ABTICLE TROISIÈME.

Royamiie de Warfemberc* — de Saxe*

Cïrand-dacbé de Bade.

— de Mcwie Pai

— de la n

Ces états fort rapprochés de la France i rexception de la Saxe, font tout-à-fait placés, contrairement aux vœux des peuples, soos fe joug de r Autriche et de la Prusse. Ils jouissent, chacun , d'une espèce de constitution que la sainte-alUanoe s'efforce de rendfe illusoire. Aussi, par calcul et par sentiment , ces peuples se rapprocheraient de la France, si elle voulait les soustraire au joug austroprussien , et surtout leur garantir une indépendance dmohie et la réunion de la confédération germanique en un seul corps de nation, à rcxclusîon de T Autriche et de la Prusse.

Ils resteront neutres si la France arrive la première en Àlkmagne avec de grandes forces : ils se réuniront à elle si elle est victo-

rieow : nuls, dans le cas contraire, ils seront forcés de joindre leurs troupes è celles des puissances absolues.

Nous lerminoDB ce chapitre par le résumé des forces , de la population et des revenus des divers états que nous STons regardés «Mon» neutres.

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