‹ La France devant l'AllemagneChapitre 112 sur 133 · LE SERGENT POISSONNIER · texte numérisé non relu

LE SERGENT POISSONNIER

J'ai dit que la tranchée où m'avait jeté le hasard n'était plus de première ligne, depuis que nos soldats s'étaient emparés des installations des Boches, quelque part dans le voisinage de la ferme de Navarin. Sans parler des morts qui tachent la plaine, assez de signes attestent qu'hier La bataille sévit entre les deux remparts de terre où je me trouve passagèrement abrité. Partout des débris d'armes, des éclats d'obus, des fragments de choses qu'il est inutile de préciser. Un cyclone a passé...

Le couloir, cependant, a gardé son récent aspect de vie. Tout y porte encore la marque d'une habitation i sèment disposée. Des entailles, à portée de la main, office d'étagères, où des grenades toul lan-

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