‹ La France devant l'AllemagneChapitre 26 sur 133 · CELA NE SERA PAS · texte numérisé non relu

CELA NE SERA PAS

... Qu'est-ce donc, pour les plus fermes esprits, que le danger d'une subversion intérieure, auprès d'imminentes menaces du dehors contre lesquelles, par la imite <l chefs, la France aurait négligé de s'assurer? Nous avons déjà connu ce désastre. Malheur au parti politique, en qui le sens du salut national serait à ce point oblitéré que, pour le facile plaisir de s'égarer à la recherche des constructions de l'avenir, il négligerait, d'un cœur vraiment trop léger, les nécessaires garanties du présent. Quoi qu'il eût tait dans Je passé, il prononcerait ainsi l'irréparable condamnation sur lui-même, et la nation, assez gravement atteinte dans ses éléments profonds de vitalité pour le laisser taire, aurait vécu.

Voilà, mes amis radicaux, ce qui se cache souscrite ionfusion des arguments pour et contre le service de trois ans. Notre pays avait accepté la lourde charge, sans faiblir un seul moment. L'opposition révolutionnaire, qui ne peut même pas concourir au maintien de notre « infâme République bourgeoise » dans la mesure où le vote du budget lui donnerait simplement l'apparence d'une abominable complicité, repousse notre organisation militaire au même titre que notre organisation civile — toutes deux, assurément, non sans défectuosités. Et pour ne point déchoir à ses propres yeux, comme aux yeux des professionnels d'idéalisme étrangers à notre infime condition terrestre, un trop grand nombre de radicaux, dont les intentions ne peuvent pas être suspectées, se sont laisse séduire aux miragesde l'affreuse politique du moindre effort. Et beaucoup ns, comme il étail facile de prévoir, se Ront rués à L'amorce empoisonnée qui leur promettait les délices d'une aimable torpeur. Et vous nous ave/ conduits, ce foi ?ant, en belle humeur, a la crise peut «Ire la plus grave que m>us ayonsconnuedepuis la Révolution française, puisque, Muc-Mahon et Bazaine, ce ne fut jamais que la force maté-

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