‹ La France devant l'AllemagneChapitre 28 sur 133 · CHOSES DE FRANGE · texte numérisé non relu

CHOSES DE FRANGE

... Gomme les individus, les peuples ont leur courbe d'évolution, sur laquelle, dans l'incertitude de la durée, nous ne pouvons faire que des hypothèses. Ce dont nous pouvons témoigner, c'est qu'il est, pour les groupements ethniques, des heures d'impulsion irrésistible, comme d'affaissement. Athènes et Rome nous montrent que les plus nobles, les plus grands n'échappent pas à l'inflexible loi d'action et de réaction, contre laquelle notre orgueil se débat vainement. Elles ont laissé, parmi les hommes, des traces ineffaçables. Mais elles ne sont plus.

Nous avons fléchi. Nous nous sommes redressés. L'Allemagne, longtemps endormie, comme son Barberot; sous la montagne légendaire au-dessus de laquelle t; noyaient les corbeaux, s'éveille dans le fracas des armi s et, d'abord étonnée d'elle-même, se retrouve plus brut; ment impérieuse, plus scientifiquement envahissante qu'on ne la vit jamais. Et voilà qu'un grand souffle a p;>elle. L'œuvre de l'ancienne Rome lui a montré la tâ< qu'elle juge digne d'elle. Varus anéanti, Arminius n'ambitionne pas moins que cette conquête du monde qui l< ; ceux qu'il vient de refouler.

Toutefois, ce n'est plus l'entreprise de guerre barbare où compte d'abord, avec le nombre, le poids du l la civilisation est venue, cl la guerre implacable de ton heure a revêtu des formes que ne pouvait connaître i'antiquité. La ience, est cette hache h

deux tranchants dont le culte symbolique nous vin! de l'Orient. Elle débroussaille les plaines et les vallées pour

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