DU TRAVAIL ET DE LA. PAIX
vions qu'en ce moment la nation (ouvriers , bourgeois, paysans) non seulement ne la voulait pas, mais était dans une voie économique, toute contraire. Le premier, dans une lettre qu'imprimèrent tous les journaux, je protestai contre ce guet-à-pens.
Maintenant ce paysan, qui hier, sur son sillon, était un bœuf de travail, aujourd'hui sera un lion.
Ils ne sont que vingt- six millions. Ajoutez nos dix millions d'ouvriers (vaillans, ce semble, à en juger par Paris).
Sur cette masse agricole de 26 millions , vingt millions sont propriétaires (4 millions de familles , donc , 20 d'individus).
C'est la base la plus forte qu'ait jamais eue une nation, du sang pour mille ans de combats t
Cet homme-là, sur sa terre où il est enraciné, et qui refait, renouvelle, centuple ses forces, sera ferme et invincible.
Heureusement pour l'Europe. Que ferait-elle sans la France dans la guerre qui va venir?
Elle sera ravie de voir que la France a la vie si dure, de la retrouver grandie par celte lutte acharnée, si guerrière et redoutable contre l'invasion barbare. ,
En deux mots, voici tout ce livre:
Grandes nations du travail , qui créez incessamment, serrez-vous en un seul peuple ! Gardez au monde ce foyer qui lui produit tous ses biens.