VIII PRÉFACE DE LA SECONDE ÉDITION
progressive aura désarmé cette ville?... Eh bien ! le < 9 janvier, ce peuple marche sur Versailles même. Ses légions novices, d'artistes, de lettrés, d'ouvriers artistes , au total , d'hommes délicats, faits aux arls de la paix, s'élancent, et du côté le mieux muré, gardé. Ils veulent aller voir de près cet Empereur, et pour cela percer l'énorme carapace de pierre, de fer, de feu. D'un élan, ils emportent Saint-Cloud, ses batteries foudroyantes. Neuf heures ils s'y maintiennent sous les boulets, le perdent et le reprennent. — Panique violente dans Versailles ! On se dirige vers Marly. — C'est, dit-on, pendant le combat qu'on apprit le malheur du Mans. Nos chefs arrêtèrent tout.
Si les pierres furent plus dures que les poitrines humaines, cela n'ôte rien au sublime. Ce fut le combat des Esprits.
Apprenez, Nations, devant un tel spectacle, ce que c'est que grandeur, et révérez la France I
J'ai lu bien des histoires. Mais je n'ai jamais vu une révolution si vaillante, pourtant si humaine, si généreuse pour l'ennemi barbare, si clémente aux trahisons mêmes.
Unanime surtout. C'est son grand Irait.
Car, si des exaltés, nombre minime, voulaient