‹ La France devant l'EuropeChapitre 2 sur 21 · PRÉFACE DE LA SECONDE ÉDITION. I3L · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE LA SECONDE ÉDITION. I3L

(contre la raison, sans espoir) s'élancer et se battre encore, ce ne fut pas là, disons-le, un dissentiment de principes. Des deux côtés, c'étaient de très-fermes républicains.

Yoilà ce que l'Europe a vu, et ce qui fait son Jugement. Tous les cœurs reviennent à nous.

L'ennemi le sait bien que la victoire morale lui échappe entièrement. Meurtrie et mutilée, la France est invaincue: elle reste la France, redoutable, forte, grandie.

« Mais cette force , tie peut-on l'employer contre elle-même? » Dernier espoir de l'ennemi.

La crise la plus dure, il est vrai, reste à passer: — l'élection devant l'étranger, parmi les traîtres (et les faibles, peut-être pires).

Ceux qui pçir erreur ou faiblesse, en votant oui, ont amené la guerre, et qui (sans le prévoir) nous ont perdus, ceux-là verront mieux, j'en suis sûr. Ils sont bien avertis. Tous ensemble, nous ne serons qu'un.

Lorsque Tempereur de Russie reçut la nouvelle de Wœrth, de notre première défaite, il ne put se contenir. Il était alors à table. A la vieille manière allemande, dans une si violente joie, il but un grand verre de vin , lança son verre au plafond, le brisa. Celui dans lequel il avait bu un tel coup, ne devait servir jamais.

Cet emportement barbare traduisait le mot trèsgrave des ouvriers Allemands dans leur adresse pour' la paix. Le Czar crut voir déjà leur prophétie accomplie, «f Cette guerre est la victoire future de la Russie sur l'Allemagne. »

Sur l'Europe et sur le monde. L'Allemagne s'exterminant à exterminer la France, quel beau désert va s'ouvrir, quelle route bien aplanie aux armées Tartaro-Russes !

Le bruit de ce verre cassé ne fut pas très-agréable au meilleur ami des Russes. M. de Bismarck gémit. Sa

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