‹ La France devant l'EuropeChapitre 10 sur 21 · DU TRAVAIL ET DE LA PAIX. XXI · texte numérisé non relu

DU TRAVAIL ET DE LA PAIX. XXI

fiques, productrices et créatrices, peut s'en arracher un jour par un grand mouvement populaire , comme celui que nous avons vu. Mais c'est contre sa nature. Et pour peu que la guerre dure , elle lui pèse extrêmement. Combien vous semblez déjà fatigués de cene-cil

Vous avez eu, il faut le dire, un grand éblouisse* ment. On vous a dit ce mot impie: c II faut en finir avec la France I » Mais cela n'arrive point. On ne finit jamais avec elle. Un des nôtres a dit l'autre jour: c La guerre commencera au printemps, t

Quand vous auriez réduit Paris (ce qui est douteux encore) , il resterait toujours une chose.... pas moins que la France elle-même.

Les pillages, les réquisitions ont averti le paysan, l'ont fortement éveillé. Il est averti maintenant qu'en combattant ou se rendant, on est dépouillé tout de même. La moisson d'hier, la vendange, la chère vache, les bœufs sont partis. Celui qui a perdu cela, retrouve.... savez- vous qqoi?... ce qui s'était perdu en lui, le sang guerrier de ses pères, des soldats de la liberté.

Ge paysan a été pris au moment où, plus que jamais (enrichi par les débouchés nouveaux du Midi, de l'Ouest) il acquérait, il mettait la main sur la propriété. Voilà ce qui l'absorbait en août 1870. 11 faut être fou pour croire qu'il désirât une guerre, qui, mêuie heureuse, l'eût troublé , arrêté dans ce progrès.

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