‹ La France en Afrique et le transsaharienChapitre 24 sur 28 · POLITIQUES ET NATIONALES · texte numérisé non relu

POLITIQUES ET NATIONALES

générale, c'est surtout et avant tout autre, le Français. C'est un fait qu'on peut expliquer de diverses manières, mais c'est un fait.

Craignons, si nous persistons à rester chez nous en Algérie et à nous contenter de notre établissement sur la côte, craignons qu'un jour ne vienne où, de l'intérieur, — que nous n'aurons pas osé aborder, — les Senoussya ne se mettent, d'eux-mêmes ou poussés par d'autres, à lancer sur l'Algérie leurs nègres fanatisés et à semer chez nous sans cesse le trouble, la haine et l'insurrection, — jusqu'à ce qu'un soulèvement général se déclare chez nos propres indigènes, cherchant à réaliser enfin ce rêve de tout bon musulman : jeter le Roumi, le Français, à la mer !

Le dilemme est formel : il nous faut conquérir Tintérieur, ou nous serons réduits plus tard à défendre nos possessions sur la côte; c'est le musulman qui reculera devant nous, ou c'est nous qui subirons ses attaques. C'est l'éternelle loi de l'offensive et de la défensive.

En présence de cette alternative inéluctable, la conclusion n'est-elle pas évidente?

Prenons les devants. Marchons vers l'intérieur. Construisons le Transsaharien, qui brisera en deux le faisceau des hostilités musulmanes et nous rendra vraiment maîtres au Soudan. Faisons du Transsaharien l'axe de notre politique en Afrique!

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