‹ La France en alarmeChapitre 1 sur 79 · PARIS ERNEST FLAMMARION, ÉDITEUR · texte numérisé non relu

PARIS ERNEST FLAMMARION, ÉDITEUR

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#4 TLLES LEEMAITRE

qui sacrifia héroïquement son repos pour défendre

mp patrie menacée.

Admiration et affection.

LÉON DAUDET

LA

Je m'excuse pour ce titre prétentieux. Mais en vérité les niaiseries débitées d’un ton docte, par les pontifes de l’école du soir, à propos de la mort du Pape, sur le prétendu antagonisme de la science et de la croyance, ces calembredaines de primaires grimés en philosophes, appellent une réfutation. Je tâcherai qu'elle soit aussi nette et catégorique que possible.

Il n'y à pas, il ne peut pas y avoir d’antagonisme entre la science et la croyance, alors que les savants ne sont pas des fanatiques déguisés. La science relève de la raison et la croyance de la sensibilité. Dira-t-on qu'il y à antagonisme entre le verbe apprendre et le verbe

“sentir? La science, qui ne s'occupe et ne doit s'occuper que du comment, étudie les relations entre les phénomènes, les causes et les effets. La croyance, qui a trait au pourquoi, présuppose résolue la plus grande énigme de l'univers, ce qui laisse tout son champ à la résolution successive de toutes les petites énigmes partielles.

Ceci explique que de très grands savants aient été des

ane “déployer. Jour lis ; entrave. à se . L'homme ne peut vivre par r Dr idéal. Cet idéal doit être assez haut P … l'atteindre, assez net pour. que tous assez simple pour que chacun le sente et | Les croyants sont des hommes qui ont.

lisme, la position de l'étoile “qui les arien, dans cette précaution, qui les em pêche d’être :

des savants, c ‘est- -à-dire de se de He ute ou k2

. ja: puissance suprême qui ae d'anivers a gb. Cette altitude vaut infiniment mieux, ue

| gueil et de confiance en soi. oies

J'admire l'inaptitude Se a + ce 1 :

chercheur qu'est M. Elie Metchnikoff quand il écrit en | nn. de ses E tudes sur la nature e humaine : Ke Pour ;

ni nn . l idéal on on Je quoi on doit melire en œuvrè doutes les ressources eos la science pour arriver à ce résullat. » App docteur, qu'un idéal auquel on aboulil cesse. : d’être un idéal et que, si ‘l'humanité aboutissait 4 son idéal, elle ne ie Le SE dr et dis

1 eat sn à +54 da pro S décréter qe la foi de l'avenir ne pour être \

| rs'étend- il pas à mesure qu’ on Le délrichet ? … serait foi dans une science dont la faiblesse : nous parait |

allons, le laboratoire, salutaire à celui qui constate, est mauvais pour celui qui, hâtivement, généralise. Dans le fait quand le savant (et non la science) s'oppose à la croyance et la combat, c'est qu'il y a en lui un reliquat d'ancienne irritation religieuse, un dépôt hérétique, dissident ou schismatique qui fermente, même à son insu, et fait de lui un partisan, un belligérant, dans le moment qu'ils'imagine être un observer teur impartial, froid et Aires t

Notre époque, où l’incrédulité est à la fois une mode, une forme de l’orgueil et un moyen de parvenir, notre époque turbulente et prétentieuse fourmille de ces faux … esprits forts qui ne sont. que des esprits faibles, intolé- rants et mal désaffectés, qui apportent à la critique des choses dé la religion leurs aigreurs, leurs rancunes, leurs préjugés d'antan ou, par l'hérédité, les aigreurs, rancunes et préjugés de leurs ancêtres. |

* Il me faut, quant à moi, cinq minutes pour reconnaitre, dans ce médecin, dans ce biologiste, dans ce physicien, dans ce chimiste si sûr de lui, si tranchant dans : ses FAN antichrétiennes, matérialistes, athées, etc., le fanatisme huguenot, ou la colère de l’ancien croyant révolté contre sa croyance, ou la sombre vindicte istaélite. Je vous engage à en faire autant, chers lecteurs, pour les personnes de votre entourage qui, s’occupant de science, déclarent la croyance inadmissible et - intolérable, et vous serez bientôt de mon avis. C’est un joli jeu de société.

Niun individu, ni une famille ne sortent de la croyance de plano pour entrer tranquillement dans l'indifférence dite philosophique, s'étendre mollement et pacifiquement sur l'oreiller du doute de Montaigne. Il y. a des Stades inéluctables, des phases successives auxquelles correspondent des états d'esprit bien connus et des préoccupations déterminées. Ceux qui, au seizième siècle. ont quitté l’église pour le temple, partagent aujourd'hui . leur zèle mal affranchi entre le temple et le laboratoire ou la bibliothèque. Je veux dire que leur incrédulité à

gogue. D'ailleurs ici il s’agit d’une race, non

. le goût du blasphème ; leur ton. faussement calme ni . saurait nous tromper. Nous percevons, sous. leur ironie

moindres frissons et tressaillements de cette âme font

sa combativité. Fa + rs

Ceux qui. ie avoir pan définitivem nt Synagogue pour le laboratoire, la banque ou la ib 10thèque, n’ont pas oublié, n ‘oublieront : jamais la

seulement d'un tempérament religieux, et la rac indélébile. | Here

Ceux enfin qui ont quitté l'Eglise en nil la port et vociférant des blasphèmes, gardent dans la bouche

le tremblement de leur voix irritée. La science douce reuse de Renan conserve une saveur d’ apostasie. ‘1

Ces faux sceptiques, ces faux impassibles, ces faux HONRPRE ces savants dela AE reniée, non

ne Audit en rien a structure sl Ti condition du ü rituelle de l’âme sur laquelle elle est appliquée. Les

craquer le vernis, qui s'écaille et laisse à nu 4e Eu rilé. 5

C'est la religion qui oiie Phomme, le creuse, le fouille, le façonne, puissante auxiliaire de la race. science passe sur Jui sans le PÉREREE Elle tn n

flot qui bat, ronge etsculpte la conscience.

Or, aujourd hui, plus que jamais, la croyance nécessaire à l'homme. Car la surcharge des connaissances et le progrès de l'analyse (force distincte de I science, forme de scrupule nue mais is utilise

lisme qui serait pour elle le pire fus La ne de Poe et de re inhérent à à Ja nature condu ait

la folie. Tel fut le cas de Frédéric Nietzsche, l’athée type de notre temps, lequel perdit sa raison orgueilleuse, que ne sauvegardait nulle croyance, dans les tourments de l'analyse.

Ceux qui respectent en eux la croyance traditionnelle ettransmise, comme une sauvegarde de l'esprit, ceux qui laissent à la haute sensibilité son domaine pieux et réservé, ceux-là ont donc l’immunité contre les poisons de l’analvyse. Ils sont mieux aptes à être des savants véritables, à étendre leur expérience, à raisonner et à induire, que les sectaires ou les renégats qui mènent hypocritement une guerre religieuse sous le couvert et par le subterfuge de la sérénité scientifique.

Et s'étonner que le Lo . Veuille finir en FRoyens

ie compagnons da temps ancien ob b bot de 2 cher la tête. Il n'est pas de ns a. noble et p

__ que d'autres osent à peine murmurer, à Ce sera l'honneur des lettres A

* rançon de l’ignoble Affaire et de ses conséqu ignobles encore que des François Coppée.

maitre soient apparus tout à coup, au-di des veules, des discutants, des ergoteur: ù comme les plus hardis et les plus braves. Ils r | se le chemin, nous ont sortis de > notre. Lorpi

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