DANS LA PRIÈRE ET DANS LA LUTTE
vaient-ils bien espérer de plus que ce qu'ils tiennent ? — fait passer leur devoir profond, celui que formule linstint de la race, par-dessus les vieilles camaraderies, les vieilles routines, les vieilles hésitations. Ils ont dompté l'amour d'un repos bien gagné, dans les lauriers faciles et les flatteries. Je m'ineline, pour ma part, avec une respectueuse admiration devant ces véritables guides.
Sans doute en eux la flamme veillait. Le goût de l’héroïsme — Severo Torelli, Pour la couronne — s'associe chez Francois Coppée au sens délicat et puissant de la pitié et de la douleur, Ceux qui traitaient Lemaitre de sceptique ne voyaient de lui qu'une apparence. Le sourire sied aux audacieux. Il supplée la grimace de l'effort, donne au combattant un charme de plus. La foree d’ironie et de gaieté mesure bien la valeur humaine.
Dans une pièce admirable et simple intitulée l'Ombre de la Croix, Coppée s’écrie :
Mais, s’allongeant devant le soleil qui décline, L’ ombre de cette croix lointaine, tout là-bas, Vient à notre rencontre en nous tendant les re
Il est des pensées, il est des formes sentimentales vers lesquelles nous tendons sans cesse de toute notre volonté, de toute notre énergie, et que parfois nous n’atteignons jamais. Il en est d’autres qui viennent au-devant de nous, comme mues par une nécessité mystérieuse. L'ombre de la croix et ce qu’elle enferme est de celles-là. L’indifférent s’apercoit tout à coup que les branches croisées de son peut-être, que le carrefour de son que sais-je ont pris l'aspect miraculeux du calvaire. Un Dieu est à la place du doute.
Minute grave et sublime et qui nous change l'aspect du monde. Minute impérieuse, car elle commandera désormais toutes nos réflexions et tous nos actes. Comme Pamour humain incline la mémoire en ses plus voltigeantes parcelles vers l'objet aimé et souhaité, l'amour divin entraine vers la foi et le sacrifice tout le réseau moral de l'être.
DA ente à | et Doi une joie de A qui éclate à chaque page de cette œuvre lyrique : Dansla prière et dans la lutte. Mais ils'agit là d’un lyrisme aisé, Me presque familier, rythmé par les battements du cœur, AE se non des vagues emportements où se complut naguère le. È Parnasse. . Re.
Lisez Dans une église de village, lisez Une preuve, lisez Trois ans après. En toutes ces pièces, sous les vers ampleset touchants, volontairement dépouillés d'effet vous percevrez l'émouvant murmure d'une harmonie i in-
time et discrète. Quelque chose est né chez le poète qui. :
rattache ses moindres paroles aux plus lointaines origines ; de la tradition. Il est parfumé de légende. FU os = Le son des cloches dépasse toute musique parce qu’ en. nous, sous le flot mobile de la vie, il suscite l’âme pro- : js longée, apaisée, en nappe de nos ancêtres, il fait Les : les antiques reflets de la croyance et de l'espérance. Ia Fo frappé tant et tant d’ oreilles parmi ceux qui nous précé- 2: dèrent. qu ‘il est en nous à l'état latent pour ainsi dire de- puis la naissance, et que, lorsque les cloches sonnent, Je réel rejoint son fantôme. ne L'amour de la patrie, pour des raisons voisines, ke | passe en nous toute autre forme de l'admiration ou de la tendresse. Il se retrouve, se redécouvre en nous, “pars. les circonstances, lorsqu' il y a amoindrissement ou 2e national. ne O triste philosophie de Davolaton telle que te comprennent les matérialistes et les sectaires, telle que lexz ploitent les sinistres primaires à la manière de Léon Bourgeois, les doctrinaires de l’urne électorale, les affichés et les affichables, les théoriciens du comptoir! Elle ta À tout expliquer, cette « logeomachie » des francs-maçons, 3 et tout réfuter en trois points. Allons, messieurs, soyez ministres, mais de grâce ne professez pas. Cuistres gracieux, àvos maroquins ! Laissez les. pre livres tranquilles.
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u’on colle sur nos murs est le déchet. su lagement : aussi quand on entend le son d'une cère, comme est celle de Francois Coppée, cristal
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eens. que de ter du oi aire ue dE éi d’ On EE neur — ne tente plus et qui mettent n ‘importe quel décrotteur à cent pieds au-dessus den pee quel ministre de défense républicaine. AL = Dans la prière et dans la lutte, ce sont maintenant les 4 deux champs clos de tous ceux qui aiment. leur patrie. Elle est curieuse à observer la transformation, même physique, de .ceux qui, reconquérant leur personnalité $ vraie, faisant affleurer les forces profondes, se pie … porter à la bagarre par le vif courant traditionnel. Us. n’agissent plus, ils sont agis. Ils dépouillent tout le secondaire. Le principal, et qui les meut, © est leur géné- |
| : reux objectif, la délivrance dela patrie. Lo be François CEPRAe fut RES un esprit rayo
cet acute, faite puissance ue paie . comp $ns sion Eu est la marque des Pros ones, cette OA
dre qu'au point de vue purement littéraire, une ré A tion gi commence à se manifester qui nous ram
dant soi-même, de nourritures compliquée à ce qui, :
dans tous les temps, fut le pain des poètes : Fi is nabilité lyrique. Impressionnabilité qui s'attache à tous les motifs d'émotion, frisson qui va du froid au nas | dadoite, en chaque zone, des images justes, amples, €