L'ÉGLISE.ET L'ARMÉE
. La France a deux lignes de sève, dont les entrecroise= ments sont nombreux : le tempérament catholique et le tempérament militaire. Un discours de distribution de - prix, pour amadouer la terreur grise, opposait, ce dernier été, le livre à l'épée. Il n’y a pas d' opposition. La France est fille des évangiles et de l'épée. Les événements de l'heure PEFSONRE illustrent merveilleusement cette doctrine.
Quand nos maitres, qui, de par le suffrage M sont des esclaves et, comme tous les esclaves, des. rebelles, s’attaquent aux deux sources de l'âme francaise et cherchent à les empoisonner, ils suivent une logique indiscutable. Ils obéissent à la routine révolutionnaire, laquelle n’est elle-même qu’une déviation de l'instinct religieux et de l'instinct guerrier. La grande Révolution, dont se targuent nos actuels jacobins, aboutit pour l idée à Chateaubriand et pour l’acte à Napoléon. Elle nous a légué, par-delà tant d'erreurs, ces deux miraculeux os le Génie du Christignisme et le Mémorial de Roinie Helone,
La France est un ordre. de chevalerie. Elle. d pour supports la foi et le risque. Elle obéit à une » discipline qu'éclaire RERR peur son histoire R ÿ
sa force "éphésive. ns ne voit que taie
été, jusqu au fond de la destiné encaise: un
ine au nom des. Fee principes et 16 laissait à grelotant. dans la bise démocratique, avec de
a légende, comme le ie achevé de l'eschaqnerie jacoine, dont le piédestal est industrieux et industriel, dont a statue est humanitaire, idole monstrueuse que nous
nimes en train de déboulonner. On vit la tribune
r à l'aveu, mais non dépouillé d'artifice. On vit le. S ri suant d’ on cherchant sur son
mensonges, (at ses “habiletés dans son À isenise véreuse. 5 | Le même personnage s'est one nr Il nous.
hi homélies grotesques et de déclamations dors cenées. Le. matin, coupeur de bourses : l'après-midi, apôtre ( de la justice, de la vérité, de la lumière : Le soir, entre chien et loup, détrousseur et mangeur de prêtres. Re temps, salisseur du drapeau. :
N'est-ce pas ainsi une chose frappante que ce ou. Mbiours les mêmes qui fonctionnentet que le ane
des Souillures soit administré dans ses divers bureaux “
par les mêmes tartufes en re et ne à d ‘spa drilles D ù
illures cHPao en quelque sorte ee re injure au clergé, ‘un outrage à l’armée, St
ol s DOMREnsese affirmations SAUSReRNe ridicules,
peu importe. Une EE ARS à le temps d' ao d l'indignation. Puis la machine se remet en train, continue à broyer le pays. Le vote de la loi sur les congrégations n'empêche pas l'affaire Geslin de Bourgogne, laquelle succédait à l'affaire de Melun, laquelle venait : après l'affaire de Fontainebleau, laquelle venait après | l'affaire Santol. |
Quelquefois l’on tâtonne. La Défense républicaine et. la Souillure républicaine ne sont pas d'accord. Il en. résulte des tiraillements, des mots d'ordre mal compris . et mal interprétés, des gaffes en un mot. Au temps, . l'exercice est manqué, comme disent les cruels militaires.
C’est ainsi que la question du butin fait en Chinena. pas soulevé toute la rumeur qu’on était en droit d’atten-. dre d'elle. C'était une chose terrible, songez donc, d'imaginer que les Boxers et massacreurs jaunes n'étaient pas traités par nos troupes avec toute la mansuétude. désirable. On leur prenait même des tapis, des bronzes, … Ô banditisme affreux! N'eût-il pas mieux valu leur lire, . pour les amener à de meilleurs sentiments, quelques : prédications suisso-belges, quelques pages de ce cher Bjoernstern Bjornson touchant les affaires intérieures . de la France ? |
Vous voyez d'ici l'indignation biei jouée de tel vertueux parlementaire, de te parasite de la vieille barbe. qui, pour n avoir pas été en Chine et n'avoir pas exposé ce cuir dont on fait aujourd'hui les portefeuilles, n’en à pas moins fait son «rabiot ». Il tremble de fureur contenue, le vieux et vertueux Turlupin, à l’idée qu'un. sergent-major à ramassé dans une rue de Tien-Tsin une garde de sabre. Rafler trente mille francs dans une société financière, dans un conseil d’ administration, un. jeton de présence, à la bonne heure! C’est libéral, c'est. légal, c'est permis. Et le drôle se pourlèche par avance ‘en songeant au milliard des congrégations. ; . Ce même milliard des congrégations offusque tel gros banquier inspirateur du régime, conseiller de la secte et: qui n’a pas de préjugés, religieux ni autres, lui, ah!
Du CR 2 Di diet. àé bad
la main nus ét É donne cent sous dé la main pr Et ces deux mains s'ignorent l’une l’autre. Et il ne he pores point la main-morte. |
Tous ces farceurs sont faits pour s'entendre, pour tenir . campagne ensemble. Cela ne les mènera pas loin. La Dee des masques sont arrachés.
Que voyons-nous derrière ces masques : le visage envieux et grimacçant d'un esclave devenu maître trop vite, sans la lente et laborieuse refonte que nécessite le passage d’un niveau social à un autre. Le suffrage universel à ceci de caractéristique qu'il fait crever à la surface er bulles pestilentielles formées dans la profondeur. *
| Que cet ce soit le banquier qui paie, le ministre qui. transmet ou le parlementaire qui recoit, il est toujours le même esclave, le même goujat attelé à sa besogne des souillures, fort assidu à son bureau, fort complimenté par ses chefs, proposé pars la croix de l'ordre du Grand-Salaire. :
L espère bien ruiner la France, lui porter, de biais, à sa manière, les coups ténébreux et es dont on ne se relève pas. |
[Hn'ignore point la connexité, l'union indélébile entre Le tempérament catholique et le tempérament militaire. Qui s'attaque à l’un s'attaque à l’autre. Ce qui diminue et blesse l'un, blesse aussitôt et diminue l’autre. Il n’est qu'une seule plaie pour les deux organes. Le souilleur sait cela par expérience. Il a remarqué que les époques de grandeur furent toujours en France des époques de foi et que les dépressions coïncidèrent. Alors, comme il est réaliste, il tire de ce fait des conclusions. Mais, comme il hait tout Fe il en méconnait les raisons
lois. Réclamé la suppression de toute autorité et l’obéis-
n'est pas dé rancune tenäce, car il et d' associa-
tion dé haines qui puisse jamais dissoudre une légende et la nationalité qu'elle inclut. Notre pays est porté, secoué par sa légende comme l'est un navire par les flots. Celle-ci se fortifie et s'exaspère de tous les obs2
tacles qu’on lui oppose. Elle tend vers sa réalisation
comme un seul et immense désir. Menacée, élle Er en héros qui sont Jeanne d’Are ou Napoléon. |
Le risque et la foi se corroborent. La colère est le gage dé la pitié. Le prêtre ne fait pas œuvre de haine quand il bénit le soldat qui expose sa vie pour son pays. Il donne à ce soldat son viatique et il légitime une violence mise au Servicé d’une tradition.
J'entends Homäis qui rit dans son | officine tout ‘ên pilant ses divers poisons. Va, pile tes poisons, Ô Homais, et prends garde de te tromper de bouteille. Tu ferais un mélange détonant. Tu convoites le milliard des congrégations. Prends-le. L'armée, avec son ännuél milliard de dépense, t’apparaït ainsi qu'une autre congrégation, plus dangereuse encore que la première et qu'on à le tort d'autoriser. Licencie-la. Réclame-toi de Tolstoï qui tira sa gloire des récits de guërre avant de se faire l'apôtre de la passivité, de la résignation, de toutes les. vertus des vieillards qu’a lassés une jeunesse ardente. Réclame-toi de ces Droits de l'homme, œuvre de rhéteurs et de géomètres, faite pour orner des monuments. froids bien plus que pour guider des consciences. Réclame-toi de tes récents fétiches, dieux grossiers de
laboratoire, plus frustes encore et mal taillés que. les
idoles polynésiennes. Mets les unes sur les autres, en. pyramide instable, les citations des philosophes qui ont. tout dit et des politiciens qui n’ont rien dit. Prends de. grands airs, des attitudes. Crie ét menace. Agite des
sance à tes ordres, à ta fantaisie, à, tes sornettes. Salis ton ni vilain oiseau.
: "garcon, et t qu
mauvaise fortune ou des chefs indignes de lui, cette oppression et ce combat font surgir, alors que l'on com-