‹ La France en alarmeChapitre 4 sur 79 · LA · texte numérisé non relu

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entonnent des hymnes de Forte des cantiques rouges.

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églises, des prédicateurs, à l'instar des Peu.

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Ils adorent une idole en bois, bien fruste, bien grossière,

la Humanitarisme », la « Raison », la « Libre-Pensée »

— ils ne savent pas trop, — à laquelle ils prêtent leurs

naïfs préjugés, leurs poncifs, leurs superstitions à

| rebours, à laquelle ils sacrifient, en tant que législateurs

où maîtres de législateurs, des prêtres, des moines, des Sœurs de Charité. Ils récitent leurs prières sur Actopole, sur le Pélican blanc, sur le caïman. Ils brandissent la

ruelle maconnique en maudissant le goupillon. Is

excommunient et ils bénissent.

Ce faisant, ils ne s’aperçoivent pas, dans lou furisiée éandetr, que, menés par des àpostats, des renégats, des infortunés que leur ancienne tonsure brûle et affole

ainsi qu'un fer rouge, ils adoptent en tout et pour tout,

dans leurs manifestations, leurs paroles, leur conduite,

ce faux semblant, ce simulacre, cette inter version sacri-.

lège qui est le stigmate de l'apostasie. Ils emboîtent le

at

pas à leurs mauvais pasteurs, se lèvent à l’ordre de la

__ clochette diabolique, se rasseyent au commandement.

Ce qui m'offusque chez ces derviches-hurleurs, qui sont

aussi des derviches-suiveurs, c'est la maigreur de leur

invention. Ils s'en tiennent désespérément au contre-

pied et pastichent la tête en bas, EE A

Nietzsche, qui fut un négateur pour de bon, teléene. qué, privée, du contrepoids divin, son intelligence bas

cula, renversa dans la folie ses métaphores, Nietzséhe

raconte en son Zarathoustra que d'anciens croyants

devénus athées sous l'inspiration de l'Antéchrist, puis laissés seuls, livrés à eux-mêmes, se mirent à adorer un

àne. Les anticlénieaux de la « Noël. Humaine » sont. comme les disciples de ‘Zarathoustra. Ils ‘célèbrent la

naissance de cet âne rouge, le matérialisme primaire,

selon un rite transmis par ‘de mauvais prêtres. Ceci nous prouve une fois de plus, chers lecteurs, que

Le d qu ta y a de ; lus enviable — a rai sceptique, un être que, dans ses ancêtres $, dans son individu les scrupules et tirailleconscience aient privé de l'appétit du divin, ne connait des damnés ‘qui ne sentent plus la 1 douleur, physique ni morale, qui n'éprouvent 4 amour ni à haine, et qui donneraient leur triste me souffrance, une angoisse authentique. Le : À a Ro eR à cette apres ll pli un

: A SAR duo Li et “a mnt Lou “ 5 Fe diffusion es lueurs. Ghez lui, la si au .crédus

5 sans jure aigri et. te comme ‘une tige \ sève circule mal, s'empoisonne. Il tourne à la ua Aro Une raie: sourds l'assaille sans

purs bu le Pr sans uit Basphème ge perdent leur saveur s'ils se renouvellent ouvent. L'esprit du mal dt a mais ne e répond ntàc chaque appels." M à .

Apostat 0 ou simple métis du ados et de l'école dé. o oir, le croyant- -à-l'envers est mal à l'aise dans la soli- 0 ot tude. Il à besoin de bruit pour s’étourdir. S'il va . ns les églises, s’il fonde des journaux outranciers, s'il anise des congrès, des fêtes infâmes, sil vitupère à... si bune et dans les réunions publiques, c'est parce ‘une fois livré à sa conscience, quand illa tiré les | errous, il a peur. Son agression est à base de panique. réfugie, pour se fuir soi-même, dans une intolétive qui apaise momentanément ses remords, nt | tion # use de plus en plus, comme | vu de tous

. les nano ine, et: ni l'irrite bientôt. sans l'éngourdir.…

N ao c'est, en somme, s'attaquer à

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Que peut- -il attendre de sa propagande ? Convaincre ceux qui sont demeurés, de près ou de loin, fidèles à la religion de leurs pères ? Il leur offre, en échange de la

paix morale, le trouble, le désordre, l’äberration. ne

dogme d'amour il substitue une doctrine de haine. Pense-t-il entraîner les indifférents dans son cu AR Le tempérament de ceux-ci répugne, par définition, à toute forme de mouvement et de lutte, quelle qu elle soit. Se flatte-t-il d’effrayer ou de conquérir les timides et les lâches ? C'est un pâle troupeau, sans consistance, qui appartient au premier criard venu, mais cesse de lui appartenir dès qu'un autre plus hardi le RENE L'apôtre de l'anticléricalisme s’adonne donc à une Des sogne absurde, à un de ces travaux d'esclaves qui portent l’eau à larivière, construisent, puis démolissent; ie la mème journée, une même maison. :

. Ecoutez-le parler au peuple. Tenter de ére la ù à l espérance, au seul idéal consolateur. Il s'agit donc, pour ce prédica-

teur retourné, de mettre le paradis sur la terre à l'aide

de ces illusions sans chaleur que l’on appelle des utopies, de remplacer la locution « après la mort », qui a un sens plein, par le mot « demain », qui est vide de sens quand on en fait une promesse vague. Il s'agit de substituer à la terreur de l'Enfer la double terreur de la souffrance et

dela responsabilité ici-bas. La liste de ces récompenses

immédiates et terrestres, forcément négatives, est d’ailleurs facile à dresser. Chacune d'elles est une pie

hibition.

Il ne faut plus de douleur physique : : Aou adorez de . dieu narcotique. Il ne faut plus de douleur morale : le le même venin vous rendra des services, si Vous y joignez :

l'égoïsme, le divin Moi. Ici, les apôtres se scindent. Les

uns conseillent encore le travail, mais le travail joyeux (?) en commun. Les autres crient bravement, . logiquement : «A bas le travail! » Je vous signale ce petit schisme sans y attacher trop d'importance. Il ne.

epui «4 on abat. le ess tant de lepuis she lon traque le besoin de croire.

ROUE Ar

l'avis de tous les spectateurs, une chose magnifique.

ne

faunes, lâchant leurs flûtes de roseau, s’affaissaient dans les clairières où la lune apparaissait comme un linceul. Il entendit, vers l'horizon, le bruit des temples qui.

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