L'AME CHRÉTIENNE ET L'AME PAIENNE
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Œdipe Roi, joué A MOEt: Sully: au théâtre d orage, :
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plein air et du vent, sous la majesté des étoiles, est, de
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Suscité par l'endroitet la circonstance, le grand re ; se dépasse lui-même. Il éprouve et manifeste, selon un … rythme puissant et sûr, toute l’horreur lentement aggra ; vée du monstrueux secret qui se dévoile. En lui s agite l'esprit antique que nous portons tous plus ou moins, chargés de culture classique, que surent exprimer. avec. 7 splendeur les Paul de Saint-Victor, les Leconte de Lisle, les Louis Ménard, pour ne citer 1e les plus récents et. les plus fameux. . 2 On sait par Rabelais quel fut l fo du nantodibee qui, frôlant les rivages sacrés de l’Hellade, percut, dans les.
ténèbres commencantes, ce cri funèbre : «Le Dieu Pan
est mort! » Il lui sembla que les arbres se desséchaient, que la mer balançait des sirènes expirantes, que les
s’écroulent. Ce qui, pendant tant de siècles, avait fait la.
2° crainte et la joie des humains rentrait dans l'éternel si.
lence, dans la désillusion sans remède,
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d isirènt la mélancolie ardente que laisse le. S un et Anême La M De a :
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mythes défunts: à la tubes ferveur!
Hantise du AMENER à se rencontre aussi chez +. .
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jeu de la rnémoire, qui, semble un tel me dans. RE Ve moderne et chrétienne, de l'homme d'avant la. Ré À vélation. Val ; Ce ne fut pas. seulement le vrai Dies qui se FR te y. 1 a dix-neuf siècles, sur la Croix pour le salut de tous les. pécheurs, cefut aussi le monde de la vie intérieure, cette. © conscience morale si riche, si pleineet si inépuisable, où. toutes les formes de l'art et de la pensée durent puiser. désormais le sang et l’eau. Le tourment d'OEdipe aveugle, nr vagabond, chargé d’une destinée infamante, d’une souil- lure difficile à laver, étant devenu, de par la lei divine, le sort commun de tous les pécheurs, l'idée du rachat et ; © de la rédemption par le sacrifice de soi, par la. douleur, 4 . alluma, au- -dessus de la beauté antique, une beauté plus. dE ardente et plus claire. Le mot sacré : aimez-vous les uns . les autres, dépassait toutes les énigmes du sphinx. Les. propos de la sainte Cène faisaient reculer dans là pénombre les plus somptueux discours du Banquet de | Platon. | :
Jamais plus, malgré les efforts. vains a l'apostat Re nan et de ses émules, jamais plus le monde, troublé par une beauté plus haute, ne devait revenir à la simple et désuète Prière sur l'A éropole. Il y avait dans les cœurs autre chose que l'amour des lignes, des formes et des: paysages. À côté du désir mystique, le désir sensuel poil peu de chose.
Même quand les ou retracaient les affres À ie an goisses des passions, ils devaient maintenant. tenir minis des Evangiles. La face des héros avait changé.
Ils mouraient la tête levée vers une espérance. Leur âme ne fuyait plus indignée sous les ombres comme dans l'épisode virgilien. Elle se résignait à la métamorphose d'une vié terrestre en vie éternelle. Comme un fanal à, l'entrée de la grotte, l'exemple divin demeurait placé à à 1h origine de tout altruisme. Celui-là se rapprochait de Dieu. qui versait son sang pour son semblable. La beauté ratio-|