‹ La France en alarmeChapitre 68 sur 79 · TN · texte numérisé non relu

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D eutien Fe be de ie Il a été imité et ci comme | personne. Le Ha de var vient de Hi Een sans feinte ni ARNO

Manet s’est inspiré de Goya dans sa couleur, dans son relief âpre et mat, dans la molle inflexion de ses héroïnes et jusque dans ses sujets tragiques. Mais il n'a pas la fougue innée et sincère de son maître, ni sa vision de proie; et la fatigante volonté de la hardiesse supplée chez lui à l'audace inspirée, à la flamme vraie du peintre espagnol.

sa di É e

non sans Ames un ue coupures, par es 1 ciseaux des censeurs, met en présence et en antagonisme . les fils de Sem et les fils des Croisés. Elle prétend à li im vi 0. partialité par le rapprochement, brutal el véhément, . d’une-aristocratie dégénérée et de financiers corrupteurs O corrompus. Elle oppose une race à une caste. Opposi- tion que l’on pourrait d’ailleurs contester et que l'on doit regretter, car elle manque de logique et elle: rape- À tisse lé. plus dur, le. plus pressant problème des temps modernes. Alors que le Retour de Jérusalem va cruellement, nettement au fond des choses, Décadence. se pas dans un avr oiseux qui est le purs souvent the saues

les vices Li eux. Antonent br. “habile cn 4 risque de fustiger de vains fantômes. À quiconque veut châtier le monde, je déclare : « Sois mondain et sache ce dont tu parles. Fréquente et observe les milieux. Seul le métaphysicien, cet astronome du cœur, à à droit Deus ' un solitaire, »

Or, le moraliste de Pécadence se fait une 46e vraiment extraordinaire de la société qu'il dépeint, des personnages qu’il anime sous nos yeux. Quand je dis qu'il les anime, j'exagère. Il les habille de conventions. Illes bourre d’une étoupe de poncifs à laquelle il met le feu arbitrairement. Les comtes, les princes, les marquis qu'il nous offre ont l'air de sortir des articles du citoyen rentier Jaurès ou des songeries d'un caïman radical. M. Camille Pelletan lui-même les récuserait comme auxiliaires et commensaux. Le duc de Barfleur parle àsa fille ainsi qu’à une demoiselle de chez Maxim; Jéannine Strohmann, née de Barfleur, répond à son père dans un style qui ferait. rougir, au-dessus de sa poêle éteinte, le dernier des marchands de marrons. Ces nobles des deux sexes se tiennent dans un salon aussi mal que des maraîchers ivres dans une salle d’attente de troisième classe un jour de marché. Il ne leur manque plus que de porter des blouses et d’écraser, avec de per rires, les’ pieds de: leurs contradicteurs. :

M. Albert Guinon se représente et nous s représente. ns l’homme titré comme un fainéant, un « tapeur » sans vergogne ou un acrobate amateur. Quand ce détenteur d'une particule et cet héritier d’un blasona fini de jongler. avec des haltères, il s’amuse à escroquer et injurier Shylock. Il ne cesse d’être un athlète ou un flirteur que . pour devenir un parfait goujat, Dans la cervelle molle de ce descendant du Gotha, il n° y à place que pour la galanterie la plus plate, le sport, Et ou un D ; et cynique badinage. < RS Conception enfantine, que les commis- voyageurs en | démagogie, que les élèves de Homais et de Boquillon pro-. pagèrent, depuis un demi-siècle, dans Finasiaiss dun

se figure, sur la foi du. are ‘de ne ans, que,

-sous le règne des Capétiens et des Valois, les petites

gens ne s'occupaient qu ’à battre les marais afin de faire

taire les grenouilles qui génaient les repos du seigneur. . Ces grenouilles ont pris depuis leur revanche sous la forme de parlementaires. Il est fâcheux de voir un jeune

auteur dramatique, plein de vigueur et de talent, : sacri-

5 fier à un « Epinal » du même ordre.

Chose étrange dans une république, ce que l’on envie

< le plus, ce n’est pas l’argent, qui s’acquiert etse dépense,

Far

c’est le don inné de la bonne tenue ou le privilège héréditaire. Le vulgaire supporte qu on le ruine, qu ôn le >: :

dupe, qu'on l'exploite de toutes les manières, pourvu L

que ces choses se passent sur son plan, à son niveau. La

supériorité d'éducation l’offusque. De là le succès facile

et prodigieux de tout tribun, de tout auteur quiluidépeint comme pourris, « gangrenés jusqu’ aux moelles»

… — c’estla formule consacrée — ceux qui, de leurs anciens

masse reste longtemps fidèle aux images mélodramati-

: ennemie des châtelains et des tyrans. Ecoutez, dans la

r'aee Bu.

| formé, du Ca ira.

ASE l’auteur de Décadence avait pris la peine élémentaire

spontanément autour du noble prince en exil est uneélite

d’esprits et de talents. Vaillant et charmant, orateur

x fe éloquent et causeur spirituel, le duc de Luynes séduit feux qui oiss par un ensemble de qualités tout

avantages, n'ont conservé que celui de la naissance. La

ques qui assurèrent le triomphe de Marianne égalitaire,

du de se renseigner avant d'écrire, ilsaurait que l'entourage “ \ ‘ de Monsieur le duc d'Orléans — qu'il faut bien citer . puisqu’ il le cite — ne renferme point de duc de Barfleur

nimême de marquis de Chérancé. La compagnie de bons Français et de Français de vieille race qui se sont groupés à,

pièce de M. Albert Guinon, le dernier écho, affaibli et dé- Fu

point ur, pour la conquête d’une renommée indiseu- :

| de fierté peu honorable... 71 HUE

et botte ami “han Mana de P se ES A , S

soirées dans des cirques. La pléiade des écrivains

l'Action française est à l'avant-garde des idées conte

poraines, provoque toutes les contradictions, procède lentement et sûrement à cette restauration par l’ espritc qui. présage la restauration dans le fait. Enfin, ce n’est pas

ici que je dois rappeler les mérites et services éclatants . : de poètes, de penseurs, d historiens, de philosophes, tels

que MM. de Mun, de Vogüé, d'Haussonville, Costa de à Beauregard, d’ Audifiret- -Pasquier et tant d'autres, comme

les Francois de Curel, les Henri de Regnier, les Robert

de Montesquiou, les Pimodan, que leurs particules n’ont à |

tables 1, d

Que : sots et les envieux de la roture — Si | honorable He quand elle n’est pas ostentatoiré et oppressive — en. prennent leur parti. Le privilège du nom n empêche pas

toujours celui du goût, du talent, voire du génie. Vaine- . ment l'on à reproché à à Lamartine, à de Midi à à Musset, aux Goncourt d’être de « sales aristocrates ». Pauvre querelle en vérité et qui témoigne, chez ceux qui la sou= :

lèvent, d’une risible petitesse de nes d un manque |

La critique que je fais ici s'adresse moins à Décudobie) ù qu'à l’état d'esprit, presque périmé heureusement, dont. ce drame est le .reliquat retardataire. En voulez-vous “ une preuve flagrante ? L'amour immodéré des sports de si force et d'adresse, poussé jusqu’à la manie, tel que se pratiquent les « nobles » de M. Albert Guinon, est. a aujourd'hui une tare bien démocratique. Les nee titrés ne sont pas les seuls à fréquenter les champs de

courses. La bicyclette, l’automobilisme, le canotage, LS &

natation, lagymnastiquesous toutesses formes ont actuel- 46 k

lement comme clientèle passionnée le suflrage unies se notre maître. Oserai-je même insinuer que l'exercice

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