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LES DEUX JEUNESSES

ke.

«En même temps que M. le président du conseil, nous apercevons, ET dans les lointains de l’aurore,. deux.

: jeunesses grandissant côte à côte, ; élevées, l’une à l’ombre de doomes, l’autre ‘dans le rayonnement de la science, et qui. à l’heure venue de la - maturité, n'auront plus r rien de com d mun ensemble. »

2 L ae (Discours de M. Viviani, séance à du 6 DOTE ETES \ -

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MM. N'aldecke Roiscenu ét distant ont parfaitement raison : deux jeunesses grandissent en France, mais. elles se répartissent et se dÉpartagpa autrement que ne. le croient l’ex-président du conseil et le représentant so. cialiste ou qu'ils ne font semblant de le croire. Fa

Il y a une jeunesse traditionnelle et une jeunesse révo-

Jutionnaire. Remarquons, en passant, ques ‘la tradition

n’est pas la routine, et que la révolution n’est pas l ÉvVOlution. Ceci pour satisfaire les pions imprévus et comiques que l’on rencontre parmi les Grp de la, Lumière

et les Lurons de la Vérité.

Or, l’enseignement religieux et bre lequel .

belles, des âmes d’ apostats, dont il pos la révolte.

due à editire voire Et il n'y à su to chez lui, même dans ses pages les plus violentes, les plus HAE paradoxales, cette odeur vireuse et nauséeuse, qu'en-

traine, chez les deux premiers, la malédiction de l’apos-

tat, cette Influence < que, selon la légende, Montalembert et Lacordaire remarquèrent avec eftroi chez le raies bites

lors de leur ultime entretien à La Chênaie. /

End’ autres termes, les lois que nos « D merde

Là

fricassent. sur les éviers du tout-au-Sénat, ces lois, à

COUP sûr scélérates, seront heureusement inefficaces et ‘vaines quant : à Jeur: but avoué, qui est de déchristianiser

(Ah France. : |

LA

gieuse, comme il arrive, suscitera, parmi les traditionels molestés, une irrésistible légion de pamphlétaires et

sai est même ou que probable que la persécution reli-

d'orateurs qui n'auront pas de peine à pourchasser les

then de vin, qu ils n'auraient jamais dû quitter.

Car il est remarquable que ces terribles mangeurs de nie — en surcroît des spooms et des homards à la Lucullus — tendent à nous imposer la philosoplie du comptoir, cette bonne vieille philosophie titubante où un romantisrne attendri interrompt tout à coup les apostrophes du papa Duchêne et les blasphèmes en bonnet hrygien. Après quoi l'on devient raisonnable, — on est

citoilliens, sacrebleu, —et l’on écoute pendant quatre

res d' ‘horloge le brave petit discours du rigolot Léon rgeois, sur la solidarité sociale, la réintégration parelle eté Fone du L prolétärel internationalisé. AE ï

émolisseurs et les démagogues du ministère à la tri bune, de Ia tribune aux. bureaux, et des bureaux aux ee

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anti le envie à snseignet aux aulioe tout à eu qu'il vient d'apprendre rudimentairement lui-même, € montrer aux Aires 1 vérité, qu il a là, toute neuve, dans sa poche. dr ur Mo Fe Le Il a hâte d'organiser un Mans une sbatéronc n'importe quoi où l’on parle, où l'on rappelle à à l’ordre et à si question avec un président, lui; une sonnette, la sienne ; . un verre d’eau, le sien; des auditeurs épatés, ses cama- radeg... C'est pourquoi il reproche à la Congrégation de 1 vouloir faire des prosélytes.. Et surtout pas d'interrupteur, pas de contradicteur.… Ah! mais | . On est pour. la liberté ici. TN Une autre caractéristique du A 6. "est qu il procède volontiers par intimidation. Ils imagine, on ie sait pourquoi, que ses adversaires tremblent de peur dès. qu'il élève la voix, roule de gros yeux, agite sa trique, : comme dans les comédies de Molière. I1 en est resté à la. conception du bourgeois grandement épouvanté- qui. claque des dents derrière son judas. Il est Rodomont et Spavento : « De par le vermois; où sont-ils, où se cachent-| ils, ces lâches, ces Krapules, que je les massacre, que je leur tire les boyaux ! » Ah, mon pauvre ami, sil vous faut tirer les boyaux de tous les Français qui dans dix ans iront à la messe, cela vous fera un joli serpent. a Encore ceux-ci peuvent être des indépendants, des.

convaincus, des outranciers, mais les autres... les incen- diaires à face de juristes, les sectaires tapis. ‘dans leurs maroquins, ceux qui chaussent, afin d'étrangler la société, des espadrilles gouvernementales. les dupeurs.

du peuple qui lâchent leur coupé, à la lisière des fau- . bourgs, pour porter aux malheureux la bonne nouvelle

en sapin, qui allument consciemment la grève, pui «laissent passer » l'ordre de fusiller le gréviste, qui élu

dent la bataille sincère et se réfugient, en redingote du. bon faiseur, dans une logomachie à deux fins, dans une

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ridicule où nos Hores étrangers South bien je voir f nfoncée pour ot Enfin, CHSUIAUPA nos frères ous

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ue ei onnellee si elle vaincre, devra : ntrer en lutte avec la Révolution sur le terrain de l'inteligence, sur. celui du sentiment, sur celui de la morale politique. Elle devra, par la persuasion “et. la ténacité, s'imposer à lavenir de notre pays.

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des réactions épouvantables, injustes à leur tour, et qu'il faut, à tout prix, éviter. La Liberté? oui, mes amis. La Fraternité ? mieux encore. L’ Egalité ? c’est impossible. | je pure est re Rd Le la société én vie et

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“honie: pre C est à Roi dou Cela ne sert qu "à amener nude

que la course de Dhbnnts. ‘est un Pi saut d obstacles où les meilleurs jarrets triomphent. Mais cette différence de conditions se tempère par la charité.

C'est ici que la tradition vient en aide au sentiment. IL faudra donner, Ô mes contemporains, encore, toujours et. de plus en plus, donner sur les routes et dans les villes, sans enquêtes etsans préambules, sans exiger de certifi-. cats, de garantie, ni de reconnaissance. Savoir donner. est un grand artet l'heure actuelle est bien pressante. Il: est indispensable que la charité n’ait pas l'air d’un saeriice, n'ait pas l’air d’une condescendance. Elle est obli- gatoire et nécessaire. Ainsi comprise, elle n ’humilie pas celui qui reçoit. Elle vise un lien fraternel, non une obligation. Elle est immédiate, privée d'état civil et vraiment

“efficace. Et quel dissolvant de l'envie et quel antidote de la haine ! ;

La tradition enseigne au sentiment que, at 1 mot de Rabelais, science sans conscience n’est que ruine de l’âme. La science, quels que soient ses avatars, ne modifiera jamais la condition humaine au point que la créature puisse se passer d'un Idéal, d’une belle image.

hors de sa portée. En dépit du poète, tout bonheur que la main atteint a bien vite cessé d'être un bonheur, et le bonheur complet n’est jamais qu’un rêve. Aux aspira= tions hautes que comporte la stature verticale, il faut un but extra-terrestre. à

La tradition enseigne au sentiment que le surhomme de Nietzsche, fleuri de toutes ses passions, sans frein et sans lisières, ne pourrait pas vivre. La disparition com-

plète de la croyance amène une décompression del esprit dont la révolution est l'image sociale : le délire de l'orgueil, le délire sensuel, l’obsession insoutenable de la réalité devenue blessante, l’égarement des images trop nombreuses ettrop vives, et la mort. x Quittons cés templa serena, qui font sourire M. Léon Bourgeois dans sa vieille barbe et la clique de parlemen-i teurs qui élèvent, dans leurs pupitres, le hanneton anti-

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e la liberté comme les deux sauvegardes. communes à me individuelle de aus Français et: à là une e nationale

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Je suppose que A EE. ie a Richard, Un ‘

__ vêque de Paris, et Langénieux, archevêque de Reims, ne

se sont pas fait de grandes illusions sur le sort off réservé à l'admirable lettre par eux adressée à M. le pré- sident Loubet. Sans doute, M. le président Loubet est

familiers qui vont à la messe — des événements mons-

me

sit-

désolé, navré, — il l'affrme du moins à ceux de ses.

En

trueux qui se passent sous sa signature. Il ne la donne, :

De.

à du matin au soir, de signer ncore, de signer toujours. I proteste de la main gauche, pour la postérité invisible ne cependant que la main droite, péniblement, calligraphie

l’acquiescement d’une petite moitié de la petite CONS= … + cCience; la voix honnête et trairignnelle la bonne voix | ancestrale de Moniéhtaar murmure « Ge nest Pas cu

cette signature, qu’en rechignant et qu’en tremblant, i avec des remords affreux qui lui gàtent ses chasses, ses «tirés », ses promenades au bois, ses innocents plaisirs.

Il déteste et méprise, avec l'accent méridional, les : « banndits » qui le contraignent, par la menace, à lé à liser les bannissements, les expropriations, les expulsions, et autres mesures contraires au droit des gens, conformes aux ordres de la franc-maconnerie. à

Ce désespoir et cette indignation n ‘empêchent point, x cependant, l'incomparable serviteur des loges de signer

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