LES S A. V ANE S. IO
nient qu'on rêve vaguement illimité, le pâturage s'épuise : famine, maladie, épidémie, et il vient un moment où le liattier serait heureux de pouvoir se défaire à vil prix des bétes étiques qui restent encore debout. Mais les voies de communication rares et difficiles ne facilitant pas le débouché, le troupeau meurt sur place.
3° On n'a pas pensé non plus à faire pour Tété provision de quelques-unes des plantes fourragères dont le pays abonde. Pendant Tété, les herbes deviennent sèches, les pâturages s'épuisent, la disette décime le troupeau, et Cayenne étant trop loin pour qu'on y conduise le bétail, on le laisse, avec résignation , s'abattre dans la savane , où les urubus en font des festins. C'est annuel, habituel, reçu, dans l'ordre naturel des choses, et personne ne s'en émeut. On est à la Guyane française, comme un peu partout dans nos colonies, d'une apathie toute musulmane. 11 serait pourtant si simple au hattier d'avoir autour de sa ménagerie des pâturages abondants et de bonne qualité, même pendant la saison sèche!
Divers arbres à produits permanents pourraient aussi être cultivés en vue principale ou secondaire de l'alimentation du bétail, tels que goyaviers, acajous, aouaras, manguiers, arbres à pain, bananiers, dont lesbestiaux mangent les fruits. Les bambous eux-mêmes, malgré leur taille gigantesque, sont précieux pour la nourriture du bétail, qui prise fort leurs jeunes pousses et leurs feuilles vertes ou sèches. On n'en saurait trop planter le long des criques et ailleurs, car ces bordures serviraient à la fois de nourriture et d'abri. Les tètes de cannes, l'écume des sirops constituent également une bonne nourriture qui pourrait êtie réservée pour l'été. Enfîn, rien n'empêche qu'aux approches de la saison sèche, les prairies ensemencées d'herbe de Para, d'herbe de Guinée, d'herbe de cosse, de taies, soient fauchées et
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jeur récolte emmagasinée. Rien ne s'y oppose, mais personne ne le fait. Voici trois cents ans qu'on vit au jour le jour dans la colonie.
4'' Pas une savane basse n'a encore été aménagée, elles sont actuellement telles qu'elles sont sorties des mains de la nature. Elles ne sont aucunement en état de recevoir le bétail. Bien plus, la plupart d'entre elles, par suite de la négligence à veiller à l'écoulement des eaux, se sont successivement gâtées. Tout ce qui n'est pas savane haute est à peu près perdu. C'est ainsi qu'aux portes de Cayenne on voit des savanes dont l'étendue, la belle verdure pendant la saison des pluies, offrent un leurre auquel on peut se laisser prendre. Mais bientôt on ne tarde pas à s'apercevoir de l'illusion. Ces terrains, qui affectent un niveau presque parfait, sont composés d'une terre argileuse imperméable. Les eaux pluviales, n'étant point absorbées, ne peuvent s'écouler que par des plis de terrain qui les conduisent dans des fonds, origine d'une crique. Mais il reste toujours une petite nappe d'eau au milieu de laquelle, à des distances fort rapprochées, croissent des plantes dures d'une nature aigre, dont les débris successifs forment une touffe qui s'élève au-dessus de ces eaux sans écoulement. De là l'aspect de belle verdure de ces savanes. Mais il s'en faut que de telles herbes constituent un bon pâturage. Le bétail mange il est vrai leurs jeunes pousses, mais ce n'en est pas moins une pauvre nourriture. Or, rien ne serait plus facile que d'assainir ces terrains, que de transformer ces espaces marécageux en excellents pâturages. Il suffirait pour cela d'un travail bien simple : fouiller un fossé d'un mètre de largeur, suivant les principaux plis de terrain; un homme pouvant faire i5 mètres par jour, sur un mètre de large et un mètre de profondeur, le travail se ferait très rapidement. De petites
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saignées aboutiraient à ce fosse, et le terrain serait suffisamment desséché. En creusant fossé et rigoles, on rejetterait en tas les motteâ extraites et celles qui couvrent la savane; séchées, couvertes d'un peu de terre, puis brûlées, elles constitueraient un excellent engrais. Les plantes grasses une fois poussées empêcheraient la savane d'être brûlée par le soleil. N'étant plus couvert d'eaux stagnantes, l'ancien marais, débarrassé des plantes marécageuses détruites jusqu'à la dernière racine, serait transformé en herbage. Tel est le mode générique d'aménagement de la plupart des savanes basses. Il est une mesure qu'il ne faut pas négliger non plus, c'est le curage des fossés et la régularisation du cours des criques. Le plus grand nombre des savanes basses qui sont devenues pripris, doivent cette transformation à l'obstruction des criques ou des fossés. Le nettoiement des fossés, la régularisation du cours des rivières dans la partie de leur cours sujette à inonder, les canaux de dessèchement à ouvrir dans les marais, sont des travaux d'intérêt public, car non seulement ils servent un grand nombre d'intérêts particuliers, mais encore, en supprimant les marécages, ils rendent le pays plus sain et les communications plus faciles. On pourrait, de plus, utiliser les eaux superflues à l'irrigation de certains pâturages trop secs pendant l'été.
5^ Dans les savanes sèches, celles que nous avons signalées comme étant presque immédiatement utilisables, les travaux d'aménagement consistent surtout à détruire les plantes nuisibles et à semer de bonnes herbes. Ces travaux n'ont pas été menés plus loin que ceux du dessèchement des savanes humides, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas encore été commencés. Les herbes nuisibles peuvent l'être, soit en étouffant les bonnes plantes en les privant des sucs de la terre et des influences de la lumière et du soleil, soit en étant dangereuses
pour le ])étaiL Les plantes envahissantes sont fort redoutables par leurs racines traçantes et par la quantité de graines dont elles jonchent le sol. Les plantes vénéneuses se montrent surtout dans les lieux ombragés, sur le pourtour des bois : (c semblables aux malfaiteurs, elles semblent craindre la lumière et se cacher dans l'ombre pour porter des coups plus certains. »
6*" On a usé et surtout abusé dans la Guyane française de Tincinération des savanes. On n'a vu dans l'incinération qu'un moyen de prendre des tortues dans les savanes sèches, ou d'y faciliter la chasse aux bécasses. Etrange mode d'aménagement. L'incinération des savanes de terre haute est une mauvaise pratique, l'humus est à peu près consommé, l'aridité s'accroît, et l>ientôt le roc apparaît sous une mince couche de terre végétale balayée par les vents. Mais l'incinération des savanes basses, noyées, pripris et autres, est une excellente opération. Elle détruit la multitude d'insectes nuisibles, de reptiles de toutes sortes qui fourmillent dans les herbes; elle purifie l'air empesté parles miasmes qui se dégagent delà putréfaction végétale et animale, elle permet de se rendre un compte exact du relief des terrains et d'arriver ensuite au dessèchement. Il faut avoir seulement la précaution de veiller aux étincelles qui pourraient propager l'incendie ; de veiller à certains palmiers, pinots et autres qui brûlent en dedans et dont l'incendie ne se révèle que deux ou trois jours aprèfi. C'est merveille de voir avec quelle rapidité, à la moindre étincelle, la savane prend feu quand les chaleurs de Tété ont desséché les herbes. En un instant l'incendie dévore les hectares, les centaines d'hectares, les savanes entières, pour peu que le vent souffle avec force. C'est merveille d'écouter le bruissement vague et sourd, les sifflements, les bourdonnements, les crépitements, les courses folles des tribus de reptiles et des tribus d'insectes qui
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rampent précipitamment ou qui s'élèvent dans latmo* sphère, exhalant à leur manière leur frayeur ou leur douleur. Tous fuient l'élément dévorant qui finit le plus souvent par détruire la république entière : ceux-ci tombant les ailes brûlées dans le brasier, ceux-là atteints dans leur course par l'élément plqs rapide qui les carbonise dans leurs horribles et suprêmes contorsions. — L'incinération des prairies basses terminées, il n'y a plus pour en faire de bons pâturages qu'à y semer de bonnes herbes : du panic, de l'herbe à bœuf, de l'herbe de Guinée. Malheureusement nos colons n'ont pas été jusqu'à ce jour partisans de ces pratiques savantes. Ils ont brûlé leurs savanes, c'est vrai, mais leurs savanes sèches. Et cela pour y ramasser cinq ou six tortues grosses comme la tête et se vendant à peu près le prix d'un poulet.
7** Si les créoles avaient possédé l'art d'élever le bétail, ils auraient bientôt été obligés de limiter le nombre de leurs troupeaux devenus trop nombreux pour leurs savanes non aménagées. Mais cet art leur a été également étranger. 5,ooo têtes de bêtes à cornes vaguent aujourd'hui dans les prairies de la contrée, à la garde de Dieu et à la miséricorde des tigres. Ceux-ci prélèvent assez régulièrement leur tribut, et poussent l'insolencejusqu'à poursuivre quelquefois leurs victimes jusqu'au parc. Tout cela est ainsi depuis longtemps, et pourtant rien ne serait plus facile que de mettre fin à ce fâcheux état de choses.
8*" Ije bétail ne se muhiplie pas parce que les soins les plus vulgaires, les plus usuels lui sont refusés. Il faudrait sans doute tenir les bestiaux approvisionnés d'eau de bonne qualité. En hiver elle n'est pas rare, mais en été elle manque toujours. Comme on n'a pas su s'en fournir, on est alors obligé de laisser le troupeau aller chercher à de grandes distances, pour se désaltérer, une eau souvent saumâtre et corrompue. Parfois la crainte du tigre empêche le troupeau de sortir et
Toblige à se conlenter deTeau croupie et chargée d*exhalaisons putrides de quelque flaque de la savane. C'est la saison des maladies du bétail : disette d'eau, disette d'herbe, et la maladie règne jusqu'aux premières pluies. La morta lité est parfois extrême, l'épidémie détruit la ménagerie, les ménageries voisines, toutes celles du quartier. Croirait-on qu'il n'existe *pas un abreuvoir dans les savanes? Le bétail choisit la crique ou la flaque d'eau de son goût. Les abords fangeux de la plupart de ces abreuvoirs naturels occasionnent la perte des jeunes animaux; parfois le troupeau entier est malade pour avoir bu de mauvaise eau. Ce ne sera pourtant pas le vétérinaire qui le guérira, car il n'y en a qu'un seul pour toute la colonie. La science de saigner et de purger les bestiaux mériterait plus d'un disciple dans ces savanes sauvages, souvent marécageuses, où le part et les maladies font de si grands ravages dans les troupeaux. En l'absence de vétérinaire, quelques notions d'hygiène générale propre à chaque espèce de bétail ne seraient pas non plus sans doute une superfluité pour les créoles.
Le bétaiL
Il n'y a peut-être pas 5oo têtes de chèi>res et 3oo têtes de brebis dans toute la colonie; cependant ces animaux s'élèvent avec plus de facilité qu'en Europe, par suite de l'uniformité du climat qui leur convient très bien. La laine ne gêne pas les moutons ; à la seconde ou à la troisième génération elle disparait. Les moutons se vendent jusqu'à 90 francs par tête, et une brebis donne jusqu'à trois petits par an. Les terres hautes, moins humides, sont celles qui leur conviennent le mieux.
Dans les pays où le maïs est la céréale nationale comme aux Etals-Unis, c'est le porc qui est l'animal le plus répandu.
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La Guyane, admirablement favorisée pour la culture du maïs, ne devra pas avoir beaucoup de peine pour élever des quantités considérables de porcs. En effet, on les voit aujourd'hui, à moitié sauvages, se promener par bandes dans les forets des quartiers, passant comme des trombes aux pieds du chasseur effaré. Ce sont les cochons marrons. On fait une battue quand on veut prendre quelques-uns de ces animaux. La statistique coloniale accuse près de 5,000 porcs.
Les bœufs ^ introduits en 1766, sous l'intendance de M. Maillard, se multiplieraient rapidement si toute espèce de soins ne leur faisaient pas complètement défaut. Le nombre des bêtes à cornes n'est encore que de 5, 000 tètes. Plusieurs essais ont été faits par des hommes intelligents, tous ces essais ont été couronnés de succès et tous ont disparu, sans laisser trace, avec les hommes intelligents qui les avaient menés à bonne fin. Maillard avait réuni 16,000 têtes de bêtes à cornes entre Kourou et Sinnamary. Que devint ce troupeau après le départ de Maillard?
Pomme dirigea une tentative fameuse dans la savane de Ouassa, au Territoire Contesté. Sa ménagerie était établie au milieu des plus riches savanes. II en avait de basses pour l'été et de hautes pour l'hivernage. Toutes étaient traversées par de petits ruisseaux aux eaux abondantes et pures. Des plateaux boisés abritaient les cases des bergers et les hangars des troupeaux. Partout les herbes étaient bonnes, des cantons entiers étaient couverts de chiendent. Les Indiens du haut Oyapock descendaient, les tapouyes de la côte gardaient les troupeaux. Pomme allait peupler tout entière sa savane de i5o,ooo hectares, longue de 60 kilomètres et large de 25. Mais la Révolution de 89 éclate. La Guyane française va avoir un député. Pomme a le malheur d'être élu. Il eut le tort de préférer la gloire au
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bétail. Quand il revint^ les 12,000 bœufs de ses ménageries avaient disparu. Pomme n'était plus représentant et il était ruiné.
Plus récemment, un homme actif et ingénieux, Jolivet, débute à Organabo avec deux génisses et un taureau, et quelques années après il avait j5o têtes de bétail. Riche, il abandonna sa savane pour la France.
Les chei^aux sont si nombreux à Para et à Marajo, qu'à une certaine époque les éleveurs brésiliens vendaient un cheval 5 francs, et en faisaient cadeau comme d'un petit chien. Ils furent même trop nombreux un jour à Marajo, et les éleveurs durent abattre 4o,o 00 juments, dont ils vendirent les peaux 1 francs l'une. De tous ces cadavres abandonnés sortit une épizootie qui dépeupla momentanément de chevaux la grande ile brésilienne. A Cayenne,il n'y a pas de race indigène, tous les chevaux sont exotiques. Le Gouvernement et les particuliers sont obligés d'importer à grands frais les chevaux dont ils ont besoin, bêtes souvent mal choisies, qui sont mises hors de service peu de temps après leur arrivée. Ce n'est pas que la colonie n'ait essayé d'élever des chevaux. Mais on s'y est pris maladroitement. On n'a su choisir ni les étalons ni les juments. On a pris les plus gros animaux qu'on a pu trouver, négligeant de les prendre jeunes. Les résultats n'ont pas été brillants, comme on le pense bien. D'ailleurs, on procède ainsi pour les taureaux, que l'on choisit aussi gros et par suite aussi vieux que possible.
Les ânes réussissent fort bien et sont assez nombreux. On les emploie comme montures, à la voiture, au cabrouet.
Des buffles ont été introduits à diverses reprises et ont toujours réussi. L'Administration pénitentiaire en a récemment introduit au Maroni, où ils prospèrent admirablement.
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Si on avait fait des mulets y ce qui aurait été aisé, on aurait passé les Tumuc-Humac et on serait aujourd'hui en relation avec toutes les tribus de l'intérieur. Y pensat-on jamais? Les mulets ont toujours été rares dans la colonie.
Exploitation intensive.
Si quelques savanes étaient aménagées et si quelques troupeaux étaient en formation, il faudrait faire pâturer le bétail. Mais c'est là de l'exploitation pastorale intensive, un fruit d'arrière-saison d'une civilisation raffinée, et il est à peine besoin d'en parler ici.
11 ne faut pas laisser le bétail vaguer; il détruit plus qu'il ne consomme. Il faut le faire pâturer en le faisant revenir à son point de départ quand l'herbe est repoussée. De cette façon, il n'ira pas se perdre dans les bois ou ravager les propriétés. Les frais de nombreux gardiens seront ainsi évités. Les îlots de terre haute qui parsèment les savanes sont très favorables à l'établissement des cases et des hangars. Il est aisé d'y faire des vivres pour le propriétaire et les gardiens, et des herbes pour le bétail. Les pentes de ces îlots, généralement très fertiles, le deviendraient encore davantage par l'addition des engrais que le pacage permettrait d'utiliser, ou de ceux qu'on retirerait des bétes nourries à l'étable. il serait aisé d'engraisser les bétes de l'étable avec les plantes fourragères cultivées, ou avec les tourteaux, résidu de l'amande pressée des palmiers.
Si le bétail, au lieu d'être en pâturage, est abandonné à lui-même, il devient sauvage. Aux débuts, quand les savanes de Marajo, de Porto-Rico et de l'Orénoque étaient
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désertes, les éleveurs parquaient le bétail. Us commençaient par où nous finirons sans doute. Aujourd'hui s'ils emploient moins cette précaution , au Brésil surtout, c'est que les savanes ont été aménagées par l'usage. Le pacage est un grand moyen d'amélioration des savanes. Quand les bestiaux ont séjourné longtemps dans une savane, elle s'améliore. Les mauvaises herbes disparaissent, foulées aux pieds par les bestiaux, qui ne les paissent pas, mais les brisent; les bonnes herbes se multiplient^ les animaux ne cherchant dans les savanes que les meilleures plantes, quelques graines non digérées passent avec les excréments et bientôt la savane est couverte de graminées et de légumineuses. On n'a qu'à changer de pacage tous les mois, et la prairie entière ne tardera pas à être appropriée. De véritables savanes artificielles se créent ainsi d'ellesmêmes, et pour peu qu'on y sème quelques herbes choisies, la prairie deviendra d'une puissance productive incomparable. L'exploitation sauvage a dès lors disparu. Les soins les plus minutieux peuvent être donnés au bétail. Les tigres deviennent de moins en moins dangereux dans le milieu de plus en plus civilisé. D'ailleurs, un bon gardien et une bonne carabine en ont toujours raison. Les tiques (i), plus redoutables, sont aisément détruites. On n'a qu'à mettre des volailles dans le parc, et, dans l'après-midi, alors que les tiques assiègent le bétail, celui-ci rentre de lui-même et les volailles s'empressent de lui faire sa toilette. 11 y a longtemps que les hattiers de l'Orénoque usent de ce procédé. Il faut veiller seulement à ce que le bétail ne mange pas les plumes que les volailles laissent tomber dans le parc.
Bien éloignés de cette époque de haute scie nce pasorale,
(1) Ehpt'ces (le taons.