‹ La France équinoxialeChapitre 2 sur 57 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

cieux. Adieu Giyenne, adieu le collège, adieu le professorat.

Quelle joie! Dans huit jours Childe Harold va commencer son pèlerinage !

Je commençai ma campagne des Guyanes et de TAmazonie à 21 ans, en mars 1881. J'étais alors professeur d'histoire au lycée de Clermont-Ferrand. Dépité de n'avoir pu me faire adjoindre à l'expédition Flatters, de lamentable mémoire, je venais de demander un poste quelconque dans une colonie quelconque. Et on m'envoyait à Cayenne. C'est ainsi qu'on éprouve les vocations.

Toutefois je n'entrepris point de suite mon grand voyage. Il n'est pas facile, sans protections, d'obtenir l'autorisation de s'en aller dépenser sa fortune, sa santé, et quelquefois sa vie, pour la plus grande gloire de la patrie et de la science. Je reçus une première fois une réponse négative à une demande de mission dans Tintérieur.

Aussi, pour ne pas perdre de temps, aux vacances de 1881, me voici parti, à mes frais et à mes risques, prendre mes premiers grades de caraibisant^ de fébricitant et de sauvagiseant, chez les Galibis de l'Iracoubo, au cœur de notre Guyane.

Aux vacances de 1882 je continue à m'entrainer^

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