‹ La France et Guillaume IIChapitre 20 sur 30 · Diplomatie and Consiilar Reports, n · texte numérisé non relu

Diplomatie and Consiilar Reports, n

blaif, à cette époque, que le plus grand nombre des usines allaient pouvoir faire travailler à journées pleines leur personnel fortement réduit; mais, les commandes faisant de nouveau défaut, il a fallu à la fois restreindre la fabrication et congédier de nouveaux ouvriers.

A Chemnitz, sur 21700 ouvriers en métaux, on n'en compte plus actuellen^ent que 7 à 8 000 occupés, tous travaillant à heures réduites. En même temps, les salaires montrent une tendance à baisser. Une industrie qui, en temps prospère, occupait iiOOO ouvriers, n'en compte plus aujourd'hui que 3 000, et la diminution des salaires est allée jusqu'à 25 et même 33 p. 100. Les salaires, par semaine, sont tombés ainsi jusqu'à 9 et 12 marcs. Néanmoins, les travailleurs s'offrent en foule, au point que les fabricants qui ont des commandes sont liltéi'alement assiégés.

Le même consul écrit le 2 octobre, au sujet des dividendes abaissés ou disparus dans la plupart des Sociétés :

Une statistique récente indique que, sur 852 établissements financiers existant actuellement dans l'Allemagne du Sud, 250 ont clos l'exercice 1901 sans distribuer de dividende. La Chambre de commerce de Siegen, pour établir le recul des affaires en ces deux dernières années, donne le bilan des Sociétés anonymes dans l'Empire.

En 1901, sur 2 931 sociétés, un tiers environ — 902 sociétés exactement — n'a donné aucun dividende et, parmi celles-ci, un sixième a travaillé à perte. Dans la réunion des actionnaires de la grande Société électrique Lahmeyer et C'"^, le directeur général a reconnu que les cinq ou six grandes maisons pour dynamos ont diminué de 50 à 60 p. 100 leur capacité de travail. La grande Société Schuckert, de Nuremberg, avoue de son côté un déficit de 15 millions de marcs : au cours du dernier exercice, les frais, provisions et intérêts à verser aux banquiers ont atteint un million et demi.

En dernière analyse, si Ton voulait des chilTres plus sûrs et plus significatifs encore, il faudrait recourir, je crois, aux statistiques houillère et, surtout, métallurgique. La production et la consommation de la fonte dans le Zollvercin, depuis quarante ans, nous donneraient l'exacte mesure de la prospérité passée et de la crise présente :

Production et consommation de la fonte *.

TOTAL PAU TIITE d'haBITANT

(en millions de tonnes) (en kiloL'rainmos)

Production. Consommation. Production. Consommation.

ISGl-lSGi.

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