‹ La France et l'étrangerChapitre 104 sur 177 · I. Pats d'Europe · texte numérisé non relu

I. Pats d'Europe

Angleterre (Roy.-Uni). — Le tableau ci-après résume , par périodes , la valeur moyenne annuelle des monnaies fabriquées dans ce pays (en millions de francs).

piUODKS. OB.

L'accroissement de plus du double, dans la troisième période, est évidemment dû aux énormes importations de métaux précieux provenant des giles aurifères californiens, australiens ou colombiens, et témoigne des progrès rapides, dans cette période, de leur exploitation. La nécessité de solder en numéraire les forces militaires que l'Angleterre a entretenues pendant près de deux années en Crimée , n'est pas étrangère à l'extension de la fabrication monétaire. On en trouverait, au besoin, la preuve dans la rapide diminution de cette fabrication à partir de la fin de la guerre. On remarque le développement parallèle de l'émteion de la monnaie d'argent, émission qui s'accroît alors même que celle de la monnaie d'or faiblit de près de moitié. Ce fait s'explique probablement par les fortes exportations de l'argent dans Textrême Orient. L'accroissement très-sensible de la fabrication de la monnaie de cuivre dans les deux dernières périodes, est motivé par une refonte partielle des anciens pence et demi-pence. Par suite de cette refonte, il a été mis en circulation, en 1861, pour 6,865,600 fr. de.pièces nouvelles.

Les années de la plus et de la moins forte fabrication de l'or, dans chacune des trois périodes , ont été les suivantes (valeurs en millions de francs) :

AKirÉBB DU

Première période . . . 1847 7128.9 1850? 37.3 Deuxième période. . . 1853 : 298.8 1854 : 103.8 Troisième période. . . 1861 : 204.7 1858 : 30.7

On voit que, dans la même période quinquennale, les variations d'une année à l'autre sont énormes. H serait de la plus grande utilité qu^elles trouvassent leur explication dans les documents officiels. Cette explication fournirait de précieux matériaux pour l'histoire, économique du pays intéressé.

La proportion p. 1 00 des trois métaux a varié ainsi qu'il suit dans les trois périodes :

os. ABOSST. CVTVRR,

Première période . .

Deuxième période. .

Troisième période. .

On sait que l'Angleterre n'a qu'une seule monnaie légale , la monnaie d'or. La monnaie d'argent n'est employée que comme appoint, et nul n'est obligé de la recevoir pour one somme supérieure à 50 scbellings (60 fr.) ; c'est ce qui explique la part considérable faite à l'or dans la production monétaire.

Autriche. — L'étude du mouvement du monnayage présente un certain intérêt dans un pays où la circulation se fait presque exclusivement en papier (papier de Ijanque, papier-monnaie) et où la monnaie métallique est ou enfouie ou exportée peu de temps après sa mite en etrcalation. Suivant les ehiffires officiels de 1789 A 1859 (valeurs en roilKons de Temcs). Les cbiffires affiérents aux périodes 1798«'1847 et 1821-1847 expriment des années moyennes.

mATrosT p. 100.

pAbIODII BT AHHÉM. os. AMamWT, TOTAL. '*^ ^

^ Or. Ar^cBL

L'action de l'afOuence du métal d'or en Europe, à partir de 1850, est ici très-manifeste, et il n'est pas douteux que nous en retrouverions l'effet dans les années 1854 à 1857, si nous avions les chiffres afférents à cette période. Toutefois, les eflbris delà banque pour reprendre ses paiements en espèces, et Timmense pénurie des pièces d'appoint , déterminent, dès 1853 , une recrudescence marquée de l'émission de la monnaie d'ai^^ent. Le chiffre exceptionnellement élevé de cette émission, eu 1858 et 1859, est le résultat des engagements pris par TAutriche dans la conveQtion monétaire de 1857. On sait que l'Autriche est un pays producteur de mélaux précieux; or, ce& métaux sont presque tous convertis en monnaies; une très-faible quantité seulement est envoyée sous forme de lingots à Tétranger, en paiement de soldes commerciaux.

Bade (gr.-d.). — L'étude des émissions métalliques n'est pas moins intéressante dans les petits que dans les grands États, les faits généraux qui en déterminent le mouvement se manifestant également dans les uns et les autres et se dessinant quelquefois avec une plus grande netteté chez les premiers , par suite d'une situation économique moins compliquée. Nous avons donc cru devoir résumer, dans le tableau ci-après, les oscillations de la fabrication monétaire dans le grand-ducbé de Bade , en déduisant une moyenne amnuelie d'un certain nombre de périodes.

18Q8-18S8. ISSS^ISSO. iSSa^lSSS. 186».

Cuivre 137335 23,789 25,286 33,570

Argent 338,419 1,756,142 1,294,368 1,098,846

Or 16,258 83,037 235,236 >

Le rapport entre les trois métaux s'établit, pour chaque période, ainsi qu'il suit:

Cuivre 3.62 1.32 1.62 2.92

Argent 91.97 97.46 83.26 97.08

Or 4.41 1.22 15.12 »

Le grand-ducbé de Bade a cessé de frapper de l'or dans ces dernières années, sans démonétiser toutefois les pièces de ce métal en circcrialion. C'est un terme moyen entre les mesures extrêmes proposées par les partisans dun étalon unique Si l'on fait la somme des monnaies frappées de 1803 a 1859, on trouve une valeur totale de 44,061,917 fr., soit, par année moye&oe^ 786^820 fn On remarque FaccroissemeiU continu et rapide de l'émission de la monnaie d'or, jusqu'au monieûi où sa fabrication est suspendue.

Bdgique. — Le tableau ci-après, communiqué par la Monnaie de Bruxdles, io* dique les mouvements divers de la .fabrication monétaire dans le ro jaunie, de 18^ à 1861. Nous allons le compléter, en ce qui concerne la monnaie de nickel etdor. Il a été frappé, en 1861 , pour 1,681,712 fr. de petites pièces d'appoint avec lepre

tnier de ces deux métaux. C'est un essai dont le gouvernement belge aura plus tard i apprécier les résultats. La fabrication de la monnaie d'or, longtemps suspendue el d'ailleurs complètement inutile , lorsque la Belgique recevait au pair la monnaie française du même métal ^ a été reprise^en 1848 , à la suite de l'afflux de l'or californien , pour s'arrêter en 1850 , année de la démonétisation des pièces d'or. Il en a é(é mis en circulation pour 8,037,495 fr. en 1848, pour 4,131,455 fr. en 1849 et pour 2,487,1 45 fr. en 1850. Voici maintenant les chiffres afférents aux autres métaux : <

AXliCi.

TAX.BOE Mïï ntAvci ]>■ LA iconum PI

Cuivre.

Arfcnl.

tàiadb aa isuot D. i^ Montua DS

CaiTra.

Aryaot

IWl 169,954 64

Si nous examinons, aa point de vue du nombre, de la nature et de la valeur des

pièces, la monétisation belge de 1832 à 1861 , nous arrivons aux résultats ci-après:

Pièces de cuivre

De i centime 496,176'09«

De 2 centimes 2,659,378 70

De 5 centimes 2,644,829 05'

De 10 centimes 308,913 30'

Total 6,109,297 14

Pièces de nickel :

De 5 centimes . . .

De 10 centimes. . .

De 30 centimes . . .

Pièces d'argent :

De 20 centimes : 626,189'20"

De 25 centimes 616,760 75*

De 50 cmtimes. ..... 2,748,373 50

De 1 franc 4^8,566 >

De 2 francs 4,511,114 >

De 2 francs 50 centimes . 6,803,532 50

De 5 francs 140,648,690 »

Total 160,508,225 95

Pièces d'or :

De 10 francs 1,005,150 > '

De 25 francs 13,640,875 >'

Total 1,681,711 70 Total 14,646,025 »

Total général 182,945,259 '79«

La proportion entre les quatre métaux s'établit ainsi qu'il suit :

Cain*. Hickal. Argmt. Or. touu

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