‹ La France et l'étrangerChapitre 75 sur 177 · Le premier ceasus de Tlrlande a été fait en · texte numérisé non relu

Le premier ceasus de Tlrlande a été fait en

2. Si Ton réunit à la population du Royaume-Uni celle de ses colonies, on obtient, pour 1861 . le» chiffres suivants :

Royaume-Uni 29,980,508

Amérique du Nord 3,785,000

Groupe australien 1,275,000

Indes occidentales 870,000

Ceyian 1.754,000

Maurice, Hongkong, etc.,etc 280,000

Possessions en Europe 305,000

Indes anglaises 135,000,000

Total 173,249,508

3. C'est ainsi, par exemple, qu'en comparant le nombre des détenus dans les établissements pénitentiaires de l'Angleterre et d'autres pays, il ne faut pas oublier que l^Angleterre pratique larçemeni. dans un but d'économie, le système dos libérations provisoires (ticket of feave).

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NOliBKK. 1^1 — .11^ TOTAL. poor I indindu

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ïaûoiu de trarall {workhouêeg)^ v compris les écoien

ponr les enfants pauvres .....* 719 61,881 63,131 124,968 161.B

Hdpiteu(généraazet8pécUiaz] 180 8,930 4,526 13,456 1,503.0

Asiles d'aliéné* 144 11,35« 12,854 24,207 835.4

Priâons (écoles de réforme comprises) 180 21,440 4,955 26,395 766.2

Casernes 191 63,840 > 63,840 316.8

AMles d'orphelins et antres institutions charitables ... 282 12,145 11,453 25,598 790.0

Nous ne terminerons pas sans dire un mot des conditions dans lesquelles la population de Londres s'est développée.

Comme nous Favons déjà vu, cette capitale n'a pas grandi dans la même mesure que les autres grandes villes manufacturières de l'Angleterre, par la raison trèsprobable qu'elle n'est le siège d'aucune grande industrie. Mais elle a marché plus rapidement que le reste de l'Angleterre, puisque, de 1801 à 1861 , le nombre de .ses habitants s'est élevé de 958,86â à 3,803,034 Les proportions de cet accroissement, qui est de 192 p. 100, ont varié sensiblement d'une période à l'autre. Il a été de 1.41 par an de 1801 à 1811 ; de 1.64 de 1811 à 1821 : de 1.54 de 1821 à 1831 ; de1.41 de 1831 à 1841; de 1.25 de 1841 à 1851, et de 1.94 de 1851 à 1861. Très-sensible, comme dans le reste de l'Angleterre, de 1801 h 1831, le mouvement s'était graduellement ralenti jusqu'en 1851, lorsque, de 1851 à 1861, il a repris une nouvelle intensité. Un fait analogue s'est produit pour Paris. Sa population, quoique constamment progressive, avait eu des oscillations diverses de 1801 à 1851, lorsque tout à coup, sous l'influence probable des mêmes faits économiques, elle a pri%, de 1851 à 1861, un nouvel et remarquable- élan.

Malgré le ralentissement constaté, depuis 1831, dans ce que nous appellerons sa force d'expansion, la race anglaise se reproduit encore plus rapidement que toutes les autres. Le double phénomène de fécondité et de dur^e qu'elle offre au plus haut degré et qui semble contredire les lois physiologiques les mieux établies, trouve son explication dans des causes très-diverses ; causes économiques, sociales et morales. La durée, c'est-à-dire l'abaissement graduel flu chiffre mortuaire, avec une population croissante, s'explique par le progrès accéléré de la fortune publique, dont la conséquence nécessaire est l'allongement de la vie moyenne. Quant à la fécondité, ses causes les plus actives sont, a nos yeux, les suivantes: 1^ un sentiment d'imprévoyance marqué dans les classes laborieuses, qui s'en reposent sur la taxe des pauvres l'L les ressources inépuisables de l'émigration du salut de leurs enfants; 2^ le droit d'aînesse, dont la conséquence inévitable est une sorte d'insouciance pour l'avenir des puînés; 3"* dans une certaine mesure, le sentiment religieux encore très-vif dans toutes les classes de la société anglaise; 4P peut-être aussi une qualité de race.

Toutefois, quelle que soit encore aujourd'hui la force de ces influences, l'Angleterre n'échappe pas à la loi commune à tous les pays qui s'enrichissent, à tous les peuples qui s'améliorent intellectuellement et matériellement. Chez elle aussi l'esprit d'ordre et de prévision, l'esprit de conservation du bien-être acquis tend à triompher des faits ou des institutions qui favorisent l'imprévoyance. Les classes ouvrières ne tarderont pas à prendre en main les soins de leur propre bonheur et ne voudront plus s'en remettre, pour l'assurer, aux ressources de la charité publique ou de l'expatriation. De là, un jour, des familles moins nombreuses, mais aussi une plus grande longévité due à une plus grande source de bien-être.

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QUIRZIËIE ÉTUDE.

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