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II. Dépenses

Le budget des dépenses comprend : i° les frais de perception des impôts (ces frais n'y figurent que depuis 1855) ; 2° la dette publique; 3" le gouvernement civil; 4" la justice; 5" les dépens^ diplomatiques et consulaires; 6° l'armée et la flotte; 7" les travaux publics; 8" l'instruction publique; 9" les colonies; 10° les dépenses diverses.

Frais de perception des impôts.

Ces frais ont été, à la recette brute, dans le rapport p. 100 ci-après:

HS5 I85« 1857 tgSS 185»

677 6~5 672 6!^7 678 Voici quelques renseignements détaillés pour chacune des trois années 1855, 1856 et 1857:

TAX«irTR.VBn;,. *"»*"•««»". ..L-na. '"^"J.»».'»^^" p. 100

liv. «1. lion comprU). d« irrem».

Douanes 1856 23,213,797 1,112,158 4.8

Accise 1856 17,632,139 716,449 4.0

fl857 18,294,166 702,455 3.8

Timbre 1856 7,063,610 181,717 2.5

Impôtsurlerevenu, 11855 14,147,388 363,210 2.5

taxes somptuaires 1856 18,295,535 422,618 2.3

et foncier . . . .Il857- 19,165,115 477,493 2.4

Forêts et autres re-4 1855 383,758 145,173 37.8

venus fonciers do- 1856 421,715 156,073 37.0

maniaux (l857 443,478 196,850 44.4

Postes 1856 2,767,201 1,554,799 56.2

Il857 2,909,131 1,610,326 55.3

Dette publique.

La dette anglaise se compose de trois éléments : la dette permanente, la dette viagère, et la dette flottante. L'intérêt de la première s'élevait, à la fin de 1859, au même chiffre qu'à la fin de 1845, c'est-à-dire à 595 millions de francs. On peui en dire autant de la dette viagère, dont le service exigeait, aux denx époques. une somme de près de 100 millions. Quant à la dette flottante, elle a eu des oscillations plus considérables, puisque la somme de ses intérêts a varié entre 25 millions en 1856, année de guerre, et 10.5 millions en 1845. En réunissant les trois dettes, on trouve que le service des intérêts a absorbé une somme A^ 7 il. 5 millions (maximum) en 1857, et de 688 millions (minimum) en 1855. O'W"' au capital, après avoir oscillé, de 1845 à 1853, entre 19.8 milliards (maximum) en

1848, et 191/4 milliards (minimum) en 1853, il a obéi, à partir de cette dernière année, à un mouvement de progression marqué, dont le maximum tombe en 1856 (îO milliards 1/4), pour n'être plus ensuite que de 20.2 milliards en 1857, de 20.1 milliards en 1858, et de 20 milliards en 1859. Voici, au surplus, les chiffres oi&ciels en millions sterling :

istébAt

DK LA DBTTK

viagère, flottante.

TOTAL

CAPITAL t>»'l.A DTTIt

ntu. -

TOTAL

On sait que les intérêts de la dette sont payés par la Banque d'Angleterre, qui a reçu jusqu'à ce jour, à titre d'indemnité, une somme de 340 I. st. par miUion sterl. en capital, jusqu'à concurrence de 600 mill. sterl., et de 300 I. st. par million pour un autre capital de 180,363,5291. st. De cette indemnité il y a lieu de déduire toutefois 188,078 l.st. que la Banque paie à l'Étrfl pour le maintien de son privilège. Ces conditions viennent d'être modifiées par un acte récent du Parlement dans le sens d'une assez forte réduction de l'indemnité accordée à la Banque. (200,000 1. st. pour le service complet de la dette, au lieu de 250,000.)

En 1859, le nombre des rentiers de l'État s'élevait à 266,719. Ce nombre se réparlissait ainsi qu'il suit d'après la quotité de la rente qu'ils touchaient :

N'excédant pas

Gonvemement civil.

Il comprend: — a, la liste civile proprement dite, les dotations des divers membres de la famille royale, et les revenus des duchés de Cornwall et de Lancastre (15 millions de francs environ, somme exclusive des frais d'entretien des résidences royales qui sont à la charge de l'État); — 6, les dépenses des deux Chambres et des administrations publiques, ainsi que des gouvernements civils de l'Irlande et de l'Ue deMan (35,104,550 fr. en 1859). Cette catégorie de dépenses a suivi une progression très -marquée, qui paraît devoir s'expliquer en partie par la formation de nouveaux services administratifs à Londres, et le développement des anciens, résultat du progrès très -sensible de la centralisation administrative en

I. Non compris une somme de 2 millions st. pour remboursement de bons de réchiquier.

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