IV. Comparaison avec la frange
Il n'est peut-être pas sans intérêt de comparer les recettes et les dépenses des deux pays et de montrer leurs analogies et leurs différences. Pour rendre ce rapprochement le moins inexact possible, nous remonterons jusqu'à l'année 1853, année que l'on peut considérer comme ordinaire, l'Europe ayant joui à cette époque d'une paix profonde, qui ne paraissait pas devoir être troublée de longtemps.
En 1853, les taxes indirectes (douanes, accise et timbre) ont produit net en Angleterre un peu plus de 1 milliard de fr. ou environ 79*0/0 du total des recettes. Cette somme se décompose ainsi qu'il suit en monnaie française: .
MILLIOM. P. 100.
Douanes 522.5 38.40
Accise 383.4 28.18
Timbre t 174.4 12.82
Les taxes directes, comprenant les taxes sompluaires, l'impôt sur le revenu el là
taxe sur la propriété foncière, ont donné les produits nets suivants :
MILLIOKB. P. 100.
Taxes sompluaires 78.8 5.79
Taxes sur la terre et le revenu 139.7 10.27
Les recettes diverses dénommées ci-après ont donné, net« les ressources dont h'
chiffre suit :
Poste 27.6 2.03
Produits domaniaux 10.5 0.77
Recettes éventuelles diverses 23.7 1.74
Totaux 1,360.6 100.00
' Ainsi, tandis que, sur une recette totale de 1,361 mill., les taxes indirectes ont rap-
porté plus de 1 milliard ou 79 0/0, le montant des taxes directes *n'a pas dépassé 218 mill. 1/2 ou 16 0/0.
En France, les recettes ordinaires, autant que possible de même nature, se classent ainsi qu'il suit, par ordre d'importance, en 1853, déduction faite des droits de perception et d'exploitation :
iaLI.IONB. p. 100.
CofUribuHons indirectes : — —
Douanes 124.2 10.00
Revenus indirects proprement dits 311.0 25.05
Timbre et enregistrement 274.6 22.12