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concerne le fonctionnement futur de leur compagnie, et après avoir visité les différentes parties du pays, ils s'en vont en exprimant leur vive satisfaction.
La vieille France a appris aussi, hier soir, que les Français en Amérique ont été bien traités, qu’ils jouissent de la plus grande liberté. La Grande-Bretagne s’est montrée pour eux une bonne belle-mère, et, bien que la langue française et l'affection pour la vieille mère-patrie se soient conservées, la loyauté à la couronne britannique restera comme un trait caractéristique des Franco-Canadiens. Mais sur ce continent de l’Amérique septentrionale, il n’y a pas de conflits sanglants entre les races et les peuples. Il n’y a qu’une rivalité pacifique dans le champ clos du commerce et de l’industrie, et sous ce rapport la France peut javec profit pour elle-même aider matériellement les Canadiens-Français en leur prêtant de l'argent pour l’exécution de leurs légitimes entreprises,
(Du « Mail ” de Toronto.)
Les discours prononcés au banquet donné, l’autre soir, à Montréal, au représentant du Crédit Foncier de Québec, et à l’éminent journaliste qui l'accompagne, ont été extrêmement remarquables au point de vue du Canada. La France prend un intérêt extraordinaire à notre sœur-province, et le résultat ne peut manquer d’être avantageux pour toute la Confédération. La presse française y a contribué en faisant connaître le Canada par ses écrits, et ies messieurs qui ont représenté la France à la grande fête de la Saint Jean-Baptiste, le 24 juin dernier, par les rapports favorables qu’ils ont faits sur les ressources du pays.
Pour la première fois depuis la conquête, l’ancienne mèrepatrie s'intéresse comme une mère au bien-être de son enfant qu’elle avait abandonné, et le mot cynique de Voltaire que ‘le Canada n'était que quelques arpents de neige”, n’est plus accepté comme vrai. Le Crédit Foncier, l'Union sucrière et les capitalistes qui vont exploiter les mines de phosphate, envoient dans leur pays, sur la richesse agricole et minérale de
la province de Québec, des rapports fort étonnatns pour les lecteurs parisiens, qui se demandent quel mauvais génie s'était emparé du Roi quand il abandonna à son sort, en 1759-1760, la petite colonie de la Nouvelle-France.
L'établissement d’une ligne de vapeurs entre Québec et le Hâvre tendra à rapprocher plus intimement encore les deux pays, et à développer une nouvelle branche du commerce canadien au profit des deux.
Québec s’est littéralement imposée à l'attention de la France. Pendant un demi-siècle et davantage, tout ce qu'on y savait du Saint-Laurent et de la population échelonnée sur ses rives était pris des écrits de Châteaubriand, dont la description du Canada ressemblait plutôt à une caricature qu’à une peinture réelle, et dans les relations d’autres voyageurs français. Peu à peu, cependant, la littérature canadienne-française, dont Garneau, Ferland, Crémazie, Casgraïin, Taché, Parent, De- Gaspé, furent les apôtres, commença à pénétrer dans Paris, et la presse canidienne française put montrer à la presse française qu’elle comptait des journalistes distingués.
M. Rameau et d’autres bons amis du Canada firent des conférences sur le pays devant la Société d'économie sociale et d’autres corps; et des Français instruits visitèrent Québec en faisant leurs voyages aux Etats-Unis. La connaissance commencée ainsi devint bientôt une chaude amitié. M. Fréchette a été couronné par l’Académie. Les écrits de MM. Fabre, Sulte, Marmette, Faucher de Saint-Maurice, Gagnon- LeMoine et d’autres écrivains canadiens-français sont bien connus À Paris. Les grandes institutions monétaires de la mère-pa rie non seulement ouvrent des agences ici, mais vont prendre ; 2rt à la construction du chemin de fer du Pacifique ; et tout tead à établir des relations commerciales et sociales plus intimes entre les deux pays. Les journaux français cominmencent à parler avec orgueil des Canadiens-Français, et à se vanter de la vitalité merveilleuse de la race, démontrée par leur histoire.
Cet orgueil est justifié par les faits, En 1760, il y avait
66,000 colons canadiens-français, les descendants de 10,000 émigrés qui s'étaient établis sur le Saint-Laurent ; en 1831, ils comptaient 380,000 âmes et 570,000 en 1851 ; aujourd'hui la population canadienne-française dépasse un million, sans compter la population acadienne,dans les provinces maritimes, et les métisdans le Nord-Ouest. Quand on se pénètre de l'idée que cette population n’a rien reçu par l'immigration, mais qu’elle a en outre envoyé des milliers de jeunes gens dans la Nouvelle-Angleterre, et que pendant toute cette période d’années elle a été entourée par des établissements anglais riches et florissants, on admettra qu’elle s’est développée avec rapidité. L'affluence du capital français qui, sans aucun doute, sera suivie, avant longtemps, par une immigration de la France, ne peut manquer de stimuler l'industrie de tous les genres; et il va sans dire que la prospérité du Bas-Canada contribuera puissamment à l'avancement et au progrès de toute la Confédération.
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Aux Cuitivateurs ét autres qui désirent vendre des terres eñ état de culture dans la Province de Québec.
Le Département de l'Agriculture et des Travaux Publics de la Province de Québec engage toutes les personnes désireuses de vendre des fermes en culture, à faire part de leurs intentions à monsieur W. S. Desbarats, agent d’immigration de la province de Québec, boîte 175, bureau de poste de Québec. Elles devront, en même temps, donner des détails complets sur les ressources et les dimensions de ces fermes ainsi que sur les localités où elles sont situées, la proximité d’une église ou d’une école, les prix de vente et les conditions de paiement.
Aux Immigrants et aux Cultivateurs qui désirent acheter des Férmes en culture
Le Département de l'Agriculture et des Travaux Publics, dans le but de donner un plus grand encouragement aux colons, engage les immigrants et les cu/fivateurs canadiens qui désirent acheter des terres à s'adresser à monsieur W.S. Desbarats,: agent de l'immigration de la province de Québec, boîte 175, bureau de poste de Québec, de qui ils recevront toutes les informations dont ils auront besoin.
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Les Immigrants en arrivant à Lévis (vis-à-vis Québec) seront reçus par M. Desbarats lui-même, et pourront se renseigner auprès de lui sur la valeur des propriétés foncières de la province. Les agriculteurs européens pourraient trouver facilement une terre en partie défrichée, avec un nombre suffisant de bâtiments, pour une somme variant de cinq cents à mille piastres (de 2.500 francs à 5000 francs). On pourrait, pour environ six cents piastres (3000 francs}, acheter une
lerre de cinquante arpents, dont dix arpenis en culture ; et avec du travail et de l'économie, une famille pourrait y vivre à l'aise avant longtemps. Les terres du gouvernement se donnent presque gratuitement, mais les travaux du défrichements en pleine forêt sont trop durs pour les cultivateurs européens. En revanche, ceux-ci, en apportant au Canada un système amélioré de culture, pourraient y acquérir COnsidération et fortune à l'avantage de leurs familles comme à celui de leur pays d'adoption.