LES DRAPEAUX SACRÉS DE LA FRANCE
Autour du drapeau du Sacré-Cœur sont rangés, en tête : à gauche et à droite, les deux ori- Hammes de Charlemagne; au dessous : à gauche, l’oriHamme de Saint-Denys; à droite, l'étendard de Jeanne d’Arc.
Charlemagne, patrice de Rome, portait l’oriflamme verte; couronné empereur d’Occident, l’an 800, il reçut du pape Léon III l’oriflamme rouge ornée de six roses. Par sa couleur pourpre et par la croix, cet étendard se rattache au labarum de Constantin, et l’on voit dans la liturgie que la rose est l’emblème de la royauté du Christ. Il y a entre l’oriflamme de Charlemagne et celle de Saint-Denys une parenté évidente. (G. Desjardins, Recherches sur les drapeaux français. )
Depuis les temps les plus reculés, la France avait toujours eu un étendard sacré; un étendard qui reposait dans le sanctuaire de Saint-Denys, que l’on allait chercher solennellement à l’heure des périls suprêmes. Il représentait l’âme de la France, et il flottait au milieu des bannières nationales comme une prière. C’est un étendard de ce genre que Dieu avait donné à Jeanne d’Arc. Il en avait prescrit la forme et les emblèmes, et il lui avait communiqué je ne sais quelle vertu secrète qui conduisait la France épuisée à des victoires inespérées. En 1689, le Sacré Cœur demandait au roi et à la France, par la bouche de la vierge de Paray, quelque chose de semblable : un étendard sacré qui fût un acte de foi... Jésus-Christ voulait régner dans le palais du roi, être peint dans ses étendards et gravé dans ses armes, pour les rendre victorieuses de tous ses ennemis. (V. l’abbé Bougaud, Vie de la B. Marguerite- Marie, p. 373-374.) . •
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« Grand Dieu! qui avez fait à notre pays la grâce de lui montrer dans le général de Sonis le type accompli du héros chrétien, continuez votre oeuvre de miséricorde en multipliant sous nos yeux de si beaux exemples. Donnez à la France, pour l’aider à reprendre sa noble mission, donnez-lui des hommes d’intelligence, des hommes de cœur, des hommes de caractère; mais surtout donnez-lui des saints, qui, par leurs vertus, raniment autour d’eux l’esprit de sacrifice, relèvent le moral de la nation, inspirent l’amour du devoir, et deviennent une force, la plus souveraine de toutes, en apparaissant au milieu de nous comme des modèles de foi, d’abnégation, de dévouement à la religion et à la patrie...
« Loigny ! Loigny! terre des braves, qui as bu le sang le meilleur et le plus généreux de la France, reçois ces dépouilles glorieuses qui n’auraient pu trouver nulle part ailleurs de place plus digne d’elles, en attendant le jour de la résurrection. C’est bien ici, sous l’égide du Sacré Cœur, que devait être la demeure dernière du vaillant soldat, au milieu de ses compagnons d’armes qui lui formeront une garde d’honneur jusqu’au sein de la mort. Désormais, quand on voudra chercher les leçons les plus sublimes du patriotisme, on viendra les recueillir à Loigny auprès de cette tombe, mémorial unique de la bravoure française et de la piété chrétienne... »