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DU SACRÉ CŒUR

C’était en décembre 1871. L’heure était grave et les cœurs étaient encore tout frémissants des récentes émotions qui les avaient ébranlés. Or, il y avait alors dans l’état-major du général de Ladmirault, gouverneur de Paris, deux officiers chrétiens1 unis par les liens d’une étroite amitié, formée sur les champs de bataille de Metz et dans les douloureux loisirs d’une longue captivité, où l’honneur et les lois de

1. Le comte (depuis marquis) de la Tour du Pin-Chambly et le comte Albert de Mun.

la guerre les avaient retenus pendant que la France agonisait dans des combats sans espérance. L’épreuve avait mûri ccs deux hommes, et lorsque tout s’était brisé, les rangs, les armes, et les drapeaux, lorsqu’ils avaient vu périr toutes les gloires de la patrie et, pour comble de malheur, quelques audacieux se faire un piédestal de leurs débris, ils s’étaient mis à chercher, dans les méditations de l’exil, la cause et le remède des maux qui les accablaient.

La définition de l’infaillibilité pontificale qu’ils avaient peu remarquée jusque-là, et l’encyclique du 8 décembre 1864 avec le Sj'llabus qui l’accompagne, finirent par frapper fortement leurs esprits. Ils ne tardèrent pas à reconnaître que la Révolution, en substituant à la société chrétienne un ordre nouveau basé sur des principes purement humains, a été la cause et l’origine de tous les maux dont la France et l’Europe sont depuis les victimes. Alors ils se mirent à étudier avec passion les enseignements de l’Église sur les erreurs du temps présent, y trouvant à chaque pas, non sans admiration, la condamnation de toutes les fautes commises et le jugement de toutes les hontes qu’ils pleuraient avec des larmes silencieuses. Leurs yeux s’ouvrirent, et leur foi fut fixée. Un vénérable religieux d’Aixla-Chapelle, où ils étaient internés, le R. P. Eck, de la Compagnie de Jésus, dirigeait leurs études, et consolait leur patriotisme par l’espoir de relèvements prochains...

Un peu plus tard les deux amis rentraient dans leur patrie, avec cette seule pensée de consacrer à son salut le reste de leurs jours et de le chercher exclusivement dans les voies du catholicisme. Mais déjà, l’horrible guerre civile, allumée par le crime des uns, favorisée par l’inertie des autres, ajoutait le meurtre et le sacrilège à tant d’autres sujets de deuil et d’humiliation ! Vers la fin de cette bataille de huit jours qui termina l’insurrection, conduits par le hasard du combat sur la colline de Bel leville, ils apprenaient avec un frisson d’horreur le massacre qui, la veille, l’avait ensanglantée. Le sol était couvert de cadavres épars, et les victimes tombées pendant l’action se mêlaient à celles qu’entassait à chaque minute une légitime, mais terrible expiation. Rangés en longues files, ceux qu’on réservait à une justice plus lente attendaient dans une rue voisine, tandis que les prin-

cipaux de leurs chefs avaient soin de s’évader à l’heure même. L’expression de tous ces visages était affreuse. Les morts avaient encore les traits contractés par un dernier blasphème, et les vivants promenaient autour d’eux des regards où se mêlaient l’hébétement et la frayeur. Les vainqueurs eux-mêmes semblaient consternés de leur triomphe. La révolution était là toute nue avec ses crimes et ses impuissances; et chacun se demandait quel était le plus triste, de ce peuple en révolte et maudissant la société, ou de cette société condamnée à de telles fureurs et n’ayant à leur opposer qu’une sanglante répression. Certes, ces spectacles étaient bien faits pour fortifier les résolutions suggérées par d’autres épreuves.

Tels étaient les hommes vers lesquels une inspiration providentielle conduisit un jour le vénérable directeur du Cercle de jeunes ouvriers du Montparnasse dont l’œuvre traversait en ce moment une crise. Il les trouva tout occupés de leur devoir militaire, et ce fut dans un salon du Louvre, où les retenait leur service, qu’eut lieu cette décisive entrevue.

L’homme de Dieu était là debout entre ces soldats, qui l’écoutaient tout émus. Le visage enflammé d’espérance et de foi, il leur disait « que la patrie n’était pas perdue, et que pour la sauver il n’y avait qu’à la rendre chrétienne; que le peuple était bon, plus égaré que coupable, et plus facile jà convertir qu’on ne le pensait; qu’il ne fallait pour cela qu’aller à lui et lui parler à cœur ouvert; mais ceux qui avaient charge de son âme et de son corps se détournaient de lui avec terreur... Il disait encore que le passé de ces ouvriers répondait de leur avenir; que la Révolution les avait réduits en esclavage en détruisant leurs vieilles coutumes et en les détournant de leurs antiques traditions. » Et alors sa voix devenait plus pressante : on eût dit, tandis qu’il racontait la vieille gloire des artisans français, qu’il en passait un reflet dans ses yeux... Puis il parlait de son Cercle, humble fondement, disait-il, d’une œuvre gigantesque qui serait l’œuvre du salut; et enfin, levant les mains au ciel, il s’écriait dans un sublime accent : « Mais je suis seul! et que puis-je faire?... Ah! si vous veniez avec moi, si nous trouvions encore quelques hommes, nous

J. M. Maurice Maignen, des Frères de Saint-Vincent de Paul.

3i8 JÉSUS-CHRIST ET LE DON SPÉCIAL DE SON CŒUR

ferions la conquête de la France, et nous la jetterions aux pieds de notre Dieu ! »

Comment de nobles cœurs, déjà si bien préparés, auraient-ils pu résister à cet émouvant appel? De la salle où l’entretien se passait, les yeux avaient pour tout horizon les ruines amoncelées du palais des Tuileries. Dieu avait permis que ces lamentables restes des grandeurs du siècle, renversées en un jour par la barbarie populaire, servissent de cadre à ce plaidoyer fait en faveur du peuple au nom du devoir social des classes élevées1.

Ainsi commença à se former ce groupe de chrétiens dévoués que Pie IX saluera plus tard du beau titre « d’Armée de Dieu ». Ainsi naquit cette œuvre des Cercles catholiques d’ouvriers, destinée à grandir en dépit de toutes les contradictions, et que Léon XIII, en lui prodiguant les encouragements et les conseils, ne craindra pas de déclarer « digne de toute louange ». Dès la première heure, ses fondateurs lancèrent un Appel aux hommes de bonne volonté , véritable manifeste qui les engageait irrévocablement pour l’avenir. Leur but y était clairement indiqué : une contre-révolution faite au nom du Syllabus par le dévouement des autorités sociales. Leur moyen d’action n’y était pas moins nettement exprimé : c’était « l’association catholique ». Enfin, leur drapeau s’y déployait fièrement : c’était la croix avec sa glorieuse devise : In hoc signo vinces , mais la croix attendrie en quelque sorte et rendue plus aimable par le Cœur de Jésus placé entre ses bras.

C’est qu'en effet le Cœur de Jésus était le vrai foyer de cette flamme, qui allait devenir un bienfaisant incendie. L’œuvre comptait à peine quelques mois d’existence quand on résolut d’appeler sur elle de nouvelles bénédictions en la consacrant au Sacré Cœur. Les promesses faites à la bienheureuse Marguerite-Marie étaient présentes à tous les esprits, et les malheurs de la patrie leur donnaient un caractère d’actualité particulièrement solennel. C’était un besoin universel de chercher un refuge dans ce Cœur adorable, et de réparer, par un redoublement de ferveur, les ingratitudes dont il était abreuvé dans

i. Récit textuellement emprunté, sauf quelques coupures, à M. de Mun lui-même. Voir Discours du comte Albert de Mun, t. Ier, p. x et suiv.

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notre pauvre pays. L’Œuvre était trop chrétienne et trop française pour rester en arrière d’un mouvement si général.

La simple et touchante cérémonie de la consécration eut lieu le 14 juillet 1872, dans une chapelle que la Révolution avait profanée et qu’un heureux concours de circonstances permettait de rendre au culte : sous le vocable de Jésus ouvrier, elle est et demeure le sanctuaire de l’Œuvre h Là, prosternés devant le Saint Sacrement, les premiers associés acceptèrent pour eux, pour leurs frères les ouvriers, pour tous ceux qui entreraient dans leurs rangs cette consécration, que l’un des confrères lisait au pied de l’autel. En dehors, des malheureux livrés à l’impiété s’efforcaient de les troubler par le bruit de leurs chants et de leurs instruments de travail; au dedans, Notre-Seigneur Jésus-Christ bénissait la petite phalange de ceux qui s’enrôlaient à son service, et il entendait l’humble prière qui s’élevait de leurs cœurs pour le salut des égarés !

La formule de cette consécration mérite d’être conservée; elle est le digne pendant de celle par laquelle, comme on l’a vu, les zouaves de M. de Charette se vouèrent au Sacré Cœur :

Seigneur Je'sus, divin ouvrier de Nazareth, nous venons consacrer à votre Cœur adorable l'Œuvre des Cercles catholiques d’ouvriers, dont nous sommes les serviteurs indignes et dont vous êtes le maître.

Laissez-nous puiser dans les trésors infinis de ce Cœur si plein de tendresse pour la classe ouvrière, au milieu de laquelle vous avez voulu vivre, et que vous aimez d’autant plus que vous avez connu ses misères et ressenti ses peines.

Vous lui réservez, vous lui promettez encore de belles destinées ! L’atelier, s’il était chrétien, goûterait une paix profonde et serait revêtu d’une splendeur céleste : le passé, sur ce point, répond de l’avenir, et les gloires antiques du travail appellent de nouvelles gloires. . . Mais quand donc luira ce jour ? Quand donc le type défiguré retrouvera-t-il son intégrité première ?

Ah ! Seigneur, aidez-nous à reproduire cet idéal effacé, à restaurer cette grandeur détruite, à rendre aux ouvriers nos frères le véritable honneur, qui est la pratique des vertus chrétiennes, et la vraie liberté, qui est celle des enfants de Dieu.

Humblement prosternés à vos pieds, pénétrés de reconnaissance pour tous les

1. Rue des Carmes, i5 (quartier Sainte-Geneviève). Une plaque de marbre, récemment placée dans la chapelle de Jésus-Ouvrier, rappelle le souvenir de l’admirable comte Robert de Mun, qui avait puissamment contribué à cette pieuse reprise de possession, et qui est mort, le 17 février 1887, on peut le dire, au service de l’Œuvre des Cercles.

bienfaits dont vous avez comblé notre œuvre, nous nous consacrons tous à Votre divin Cœur, et avec nous ces chers ouvriers dont l’amitié nous rend au centuple le peu que nous pouvons leur donner.

Elargissez, mon Dieu, le champ de nos entreprises et consolidez en même temps les bases des cercles déjà fondés. Accordez-nous d’unir à l’enthousiasme qui enflamme la prudence qui modère, la volonté qui mûrit et la persévérance qui achève; ou plutôt, Seigneur, faites que nous soyons entre vos mainsdes instruments dociles pour la sanctification de la classe ouvrière et pour le salut de la France.

Ainsi soit-il !

Depuis ce jour, la pratique de renouveler cette consécration de l’Œuvre au Cœur de Jésus s’est religieusement observée chaque année, lors du pèlerinage au sanctuaire national de Montmartre, qui couronne les travaux de l’assemblée générale. N’est-ce pas encore un prélude à la consécration solennelle de la France entière, que Dieu demande et qui semble enfin approcher ?

Mais il y a plus : nul n’est admis parmi les membres de l’œuvre sans avoir préalablement signé un acte d’adhésion conçu en ces termes : « Je déclare faire adhésion, sans réserve, aux bases de l’Œuvre des Cercles catholiques d’ouvriers, accepter pleinement son lien religieux et sa consécration au Sacré Cœur de Jésus; et je suis prêt, en demandant la qualité de membre de l’Œuvre, à mettre à son service mon dévouement et mon travail, dans les limites compatibles avec mes autres devoirs. »

De ces divines « sources du Sauveur » sont nés ces cercles catholiques d’ouvriers , ces corporations d’arts et métiers, ces syndicats agricoles , ces associations de dames patronnesses avec leurs congrégations de Sainte-Anne, ces retraites en solitude où se retrempe l’esprit de dévouement, et cette belle Association catholique de la Jeunesse française, espoir de la France chrétienne; de là est parti ce magnifique mouvement de sentiments et d’idées qui ramène peu à peu la classe dirigeante à l’accomplissement de son devoir social, à l'intelligence pratique de cette grande parole de saint Thomas d’Aquin : « Toute supériorité de l’homme sur l’homme lui est conférée de Dieu pour en faire bénéficier les autres i. »

i. Illud in quo excellit homo, homini a Deo datur, ut ex eo alliis prosit. [Simm. Théol., 2* 2®, q. 137, a. i.)

LE B. JEAN-BAPTISTE DE LA SALLE FAISANT L’ÉCOLE Tableau de Mariani. à Rome. xixc siècle. — Au dix-septième siècle, la charité reçoit une impulsion nouvelle. Louis XIII impose par lettres patentes, en 1639, des octrois pour subvenir aux besoins des pauvres. Une déclaration de Louis XIV, en i65i>, porte que ces droits sont imposés « par forme d’aumône universelle et contribution publique, pieuse et charitable». Saint Vincent de Paul forme les Filles de la Charité; le B. J. -B de la Salle institue les Frères des Écoles chrétiennes; l’œuvre des Retraites spirituelles s'organise partout ; les missions prennent un immense développement à l'extérieur et à l’intérieur : c’est vraiment lu charité chrétienne dans toute son expansion et sous toutes les formes.

M. Henri Martin, dans sa pauvre Histoire de France , a c'crit une parole dont il n’a probablement pas saisi toute la portée. Il nous dit qu’au dernier siècle, « en face du Sacré Cœur s’organisait la franc-maçonnerie ». En effet, tandis que la dévotion au Sacré Cœur est la suprême manifestation du divin amour, la francmaçonnerie est le suprême effort de la haine satanique. M. Henri Martin nous a donc indiqué tout à la fois l’adversaire contre lequel nous devons combattre et le drapeau sous lequel nous devons nous ranger. Mais, si nous ne voulons pas être vaincus, il ne faut pas laisser à nos ennemis l’avantage exclusif de l’organisation. A l’organisation ténébreuse de la haine et des révolutions, c’est à nous d’opposer I’organisation a ciel ouvert de la prière, des bonnes œuvres et de l’action sociale *. »

Insigne de l’Œuvre des Cercles catholiques d’ouvriers.

L’Œuvre des Cercles catholiques d’ouvriers est peut-être le signe le plus éclatant du réveil religieux et national de la France à la suite de nos désastres; mais il est loin d’être le seul.

Les conférences de Saint-Vincent de Paul, si malheureusement entravées dans leur essor depuis l’arrêté de 1860, reprenaient leurs œuvres, réorganisaient leurs cadres, et s’appliquaient particulièrement à multiplier leurs patronages de jeunes ouvriers, où se préparent les meilleures recrues pour les futures corporations professionnelles. Cette société bénie méritait bien l’honneur que Dieu lui avait réservé, de voir naître dans son sein la première pensée du Vœu national. M. Le Gentil et M. Rohault de Fleury, qui, on se le rappelle, en furent les providentiels initiateurs, se font gloire d’appartenir à la famille charitable de saint Vincent.

En même temps grandissait une autre branche de la même

1. Voir {'Association catholique, revue des questions sociales et ouvrières, t. Ier, p. 874. (Art. du P. Ramiére : « la Question sociale et la dévotion au S. Cœur de Jésus ».)

tige, la Congrégation des Frères de Saint-Vincent de Paul, dont le but est de s’employer à la direction des oeuvres ouvrières, patronages, orphelinats, etc. L’avenir n’oubliera pas que cette congrégation, si à propos suscitée par l’Esprit de Dieu, a déterminé par un de ses membres la fondation de l’Œuvre des Cercles, et lui a fourni, dans son Cercle du Montparnasse, un modèle vivant à reproduire.

Les Frères des Écoles chrétiennes, cesvraisinstituteurs des enfants du peuple, travaillent de toutes leurs forces, avec un remarquable succès, à couronner leur enseignement scolaire par des oeuvres de jeunesse, qui en prolongent le bienfait. Plus de cinquante patronages seulement dans Paris, l’admirable Association de Saint- Labre, qui relie en vigoureux faisceau l’élite de leurs membres, par-dessus tout l’Œuvre des Retraites, réunissant chaque année sous les ombrages d’Athis, dans la maison du Sacré-Cœur, plusieurs centaines de jeunes solitaires, ouvriers, apprentis, employés, qui viennent y retremper leur foi et leur vertu : voilà déjà de magnifiques résultats, et ce n’est qu’un début. Là est encore un des grands ressorts du relèvement de la patrie. Les dignes fils du bienheureux de la Salle ont déjà reçu une précieuse récompense de leur infatigable dévouement dans la glorification de leur saint Fondateur, cet héroïque ami de Jésus-Christ, cet adversaire déclaré du jansénisme. Ils aiment à faire remonter toutes les bénédictions que Dieu leur a prodiguées dans ces derniers temps au Cœur même de Jésus, dont leur Institut s’est fait, à titre spécial, le client, l’apôtre et la victime réparatrice, par la consécration solennelle du 2 juillet 1873, que toutes ses maisons sont heureuses de renouveler chaque année.

En même temps, des comités, cette fois purement et hautement catholiques, s’étaient constitués dans toutes nos villes importantes, et, par leurs réunions locales non moins que par leurs congrès généraux, imprimaient, impriment encore au mouvement religieux un plus vif élan. On a vu, on voit toujours, bien que dans de moindres proportions, des foules immenses se précipiter vers

les sanctuaires vénérés de la Salette, de Pontmain, de Lourdes, du Mont-Saint-Michel, de Chartres, de Paray-le-Monial ; et je ne parle pas de cent autres pèlerinages particuliers, que chaque province fait renaître de l’oubli et entoure d’hommages inaccoutumés. Rien ne peut retenir la piété des peuples, ni la distance et les fatigues de la route, ni les clameurs d’une presse éhontée, ni les insultes et les coups d’une populace à la solde des plus mauvaises passions. En vérité, ces pérégrinations « sont si bien rentrées dans nos mœurs », qu’on se demande si les meilleurs temps du moyen âge offrirent jamais le spectacle d’un concours plus spontané et plus universel.

La Victime couronnée.

La dévotion au Sacré Cœur, c’est la dévotion à l’amour souffrant et méconnu. Tiré du Spéculum amoris... de Ginther. Anvers, 1752.

Les quatre états de la vie de Jésus-Christ :

Vie cachée, vie agissante, vie souffrante et vie triomphante. — Hist. sainte du P. N. Talon. 1659.

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